IMPACT POSITIF - les solutions existent

LCI - Sylvia Amicone

Le podcast de celles et ceux qui ont un impact positif sur la société et sur le monde. Devant l’urgence climatique, la crise démocratique, une société aux inégalités croissantes, certains ont décidé de ne pas rester les bras croisés, ils ont un coup d’avance, l’audace de croire qu’ils peuvent apporter leur pierre à l’édifice. Ils sont ce que l’on appelle des Changemakers. « Impact positif», c’est le podcast porte-voix de ces acteurs du changement. Entrepreneurs, citoyens, grands groupes, étudiants, associations, ils ont un point commun : leur impact positif sur la société ou l’environnement.Le podcast parle de leurs réussites, des solutions qu'ils proposent, de leurs motivations, des difficultés qu'ils ont rencontrées pour monter leur projet mais aussi de ce qu’ils veulent transmettre à celles et ceux qui les écoutent. Une conversation simple,sans détour et sans timing pour se laisser inspirer, et agir peut-être à son tour.

Lucie Lucas est comédienne, et vous la voyez en ce moment dans la série « Clem » sur TF1 en prime time. Un personnage qui a propulsé la jeune actrice sur le devant de la scène en la faisant pénétrer dans le salon des Français. Elle aurait pu ne rien partager de ce qui l’anime et essayer de vivre discrètement sa propre transition vers un mode de vie plus vertueux, et surtout plus proche de la nature. Mais c’est tout le contraire. Au risque de perdre des fans, de s’attirer des critiques de tous bords – celles et ceux qui pensent qu’elle ferait mieux de se taire, qui lui reprochent de ne pas assez « savoir » pour parler -elle assume de ne pas être une spécialiste et met surtout en avant son alignement avec ses convictions. Elle partage aussi ses craintes sans filtre et essaie d’agir de là où elle est : à la fois à travers son personnage de « Clem » et donc sur le scénario, sur les conditions de tournage et puis tout simplement dans sa vie. Voilà plusieurs années qu’elle vit à la campagne dans une ferme en permaculture avec mari et enfants. Un endroit qu’elle veut développer en tiers lieu expérimental et ouvrir au public afin de le sensibiliser à la terre et aux cycles du vivant. Un lieu où elle court se réfugier entre deux tournages. La comédienne le dit sans détour, le contact avec la nature l’a définitivement aidée à être plus apaisée. Enfin et c’est tout nouveau, Lucie Lucas est également devenue porte-parole du mouvement citoyen « On est Prêt ». On la verra donc de plus en plus s’exprimer sur ces sujets, notamment sur les réseaux sociaux puisque le mouvement organise des campagnes ciblées pour avoir un maximum d’impact, notamment sur les jeunes. En attendant, Lucie Lucas nous raconte sa prise de conscience, sa décision de quitter Paris, ses objectifs, et puis tout simplement la vie, les bonheurs du quotidien, et ce que son expérience au contact avec la nature lui a déjà appris. Sans oublier la question surprise d’un ancien invité et l’interview du « monde d’après ». Bonne Ecoute avec Impact Positif.
Quand on demande à Christian Vanizette s’il est content de son parcours, il répondrait presque… non ! Et pourtant ! Quand on regarde derrière lui, il y a de quoi être fier. L’entreprise qu’il a co-fondée il y a plus de 10 ans « MakeSense » est toujours là, elle a réussi à mobiliser plus de 200 000 citoyens dans le monde, elle est présente dans plus de 100 villes et 45 pays, et emploie 110 personnes. Quant à lui, son parcours est brillant. Il a par exemple été classé par Forbes parmi les entrepreneurs de moins de 30 ans les plus influents, il est fellow Ashoka, cette fédération internationale d’entrepreneurs sociaux, il a aussi été boursier de la Fondation OBAMA pendant un an à l’Université de Columbia à New York. Il y a 10 ans, Christian Vanizette pensait qu’il aurait fait dix fois plus ! Il pensait qu’il aurait frappé encore plus fort. Mais il avait cette impatience des 24 ans sans jamais avoir piloté lui-même d’entreprise ni dirigé son développement. « L’entreprenariat social, dit-il, ce n’est pas juste une histoire de super héros. C’est encore plus dur que de monter une boîte normale ! ». Le résultat reste impressionnant. Aujourd’hui, « MakeSense » s’est fixé un objectif pour la prochaine décennie : mobiliser 10% des jeunes de la planète autour des Objectifs du Développement Durable de l’ONU. Soit 180 millions de personnes. Le chiffre peut paraître énorme, mais lorsqu’il s’agit de mobiliser des communautés, « MakeSense » est un maître de l’art. Ils ont été les premiers à miser sur les communautés pour faire éclore des projets. Ils l’ont encore prouvé lors des deux derniers confinements en mobilisant rapidement plusieurs milliers de personnes. Lors de cette conversation, Christian reviendra bien sûr sur cet ambitieux objectif autour des ODD, mais aussi sur son parcours, ses conseils, comment ses convictions se sont forgées en Polynésie Française où il est né. Il nous parlera également de cette année à Columbia, chamboulée par la pandémie. Il en est reparti avec la certitude que sa conviction était la bonne au début : « Le changement démarre toujours à l’échelle du citoyen ». Bonne écoute avec Impact Positif !
« Rien n’est impossible ! » a clamé Alexia Barrier à son arrivée du Vendée Globe aux Sables d’Olonne. La navigatrice fait partie des six femmes qui ont réussi à aligner un bateau pour cette course en novembre dernier. En soi, c’est déjà une victoire, vu les budgets qui sont nécessaires pour participer ! Le Vendée Globe, c’est la course la plus spectaculaire, la plus difficile, en solitaire, sans escale et sans assistance autour du monde. Avec son bateau, dit « Le Pingouin », elle savait qu’elle ne pourrait jamais gagner cette course : trop vieux, pas assez élaboré pour challenger les machines de guerre qui étaient alignées. Malgré les nombreux obstacles sur son passage, malgré une mauvaise chute qui a entraîné une fracture au dos, Alexia Barrier n’a rien lâché, toujours souriante, toujours la pêche, elle a franchi la ligne d’arrivée le 28 février. Elle est la 10ème femme à avoir bouclé le Vendée Globe, même si pour elle : « il n’y a pas d’histoire de genre, c’est une histoire de détermination et de travail ! ». Alexia Barrier courait aussi aux couleurs de son association 4MyPlanet, pour la préservation des Océans. Sur son bateau, elle a embarqué des capteurs, des bouées, tout un tas d’outils qui lui ont permis de rapporter des données capitales pour les scientifiques qui étudient les conséquences du changement climatique sur les Océans. Qui va aussi loin dans les mers du Sud ? Personne. Le Vendée Globe est une occasion formidable pour mieux connaître ces recoins de la Terre. Quitte à s’alourdir donc, car tout cela pèse. Avec son association, Alexia Barrier travaille aussi et surtout avec de nombreuses classes partout en France. Grâce à elle, des centaines d’enfants ont pu la suivre dans ses aventures via les enregistrements audio et vidéos qu’elles postaient pour eux. L’axe éducatif est capital pour la navigatrice, pour parvenir à éveiller les consciences le plus tôt possible face au changement climatique et son impact. Elle dit d’ailleurs que les enfants sont bien plus intelligents et faciles à convaincre que les adultes quand il s’agit de préservation de la planète. Dès qu’elle sera de nouveau sur pied, reposée et d’attaque, elle entamera en train un Tour de France des écoles qui ont travaillé avec elle. A travers ce podcast, vous écouterez aussi la détermination et la persévérance d’Alexia Barrier. Elle incarne le dépassement de soi, la preuve qu’à force de travail et de volonté, tout peut arriver. « On ne connaît pas un quart de ses possibilités », dit-elle ! Vous avez lu ? Très bonne écoute avec Impact Positif !
Depuis qu’elle est glaciologue et qu’elle se consacre à ses recherches, une question taraude Heidi Sevestre : qui va lire ce qu'elle est en train d’écrire ? Quelle influence sur la vie de ses parents par exemple ? Le monde de la recherche est inaccessible, il est tellement difficile de savoir ce qu’il s’y passe pour le commun des citoyens. Pour elle, une ligne conductrice se dessine alors : il faut absolument sortir des laboratoires pour rendre ses résultats accessibles au plus grand nombre. Médiatiser ses recherches et ses expéditions pour sensibiliser sur le changement climatique, au cœur de ses observations. En parallèle avec sa carrière brillante qui l’emmène dans de nombreux pays, Heidi Sevestre démarre sa mission de vulgarisation et participe à des séries documentaires pour FranceTélévisions mais aussi Ushuaïa TV. Le dernier documentaire a été diffusé il y a quelques semaines sur TF1 : « Il Faut sauver les Alpes » avec un autre scientifique et parapentiste, Nicolas Plain. Le pitch : partir à la rencontre des solutions qui ont été élaborées dans les vallées pour contrer les effets du changement climatique. Montrer également, images à l’appui, tournées depuis un parapente, que le changement climatique ne concerne pas que les pôles. « Il ne faut pas penser que l’impact du changement climatique est lointain, dit-elle, il est aussi chez nous. » Heidi Sevestre ne s’arrête pas là, elle travaille aussi avec des collégiens, des lycéens, et aujourd’hui avec la crise sanitaire et tout ce que le « distanciel » nous a appris, il est tellement facile d’entre en contact avec des élèves partout dans le monde ! Dans quelques jours, elle partira pour une nouvelle expédition au Spitzberg appelée « Climate Sentinels », une expédition carbone neutre, la toute première ! Pendant un mois, sans émettre la moindre émission, son équipe récoltera des échantillons et mesurera la pollution de la neige et de la glace dans cette région qui se réchauffe sept fois plus qu’ailleurs. Optimiste, bienveillante, toujours souriante, Heidi Sevestre est persuadée qu’il est encore possible d’agir : « le meilleure remède face à l’anxiété, c’est l’action », lance-t-elle. Une particularité de cette expédition : elle sera 100% féminine, parce qu’il était aussi important de montrer que c’est possible ! Si elle ne semble pas avoir souffert d’être souvent la seule femme dans ce domaine, elle veut aujourd’hui montrer l’exemple et inspirer. Bref, tout ce qu’on aime dans Impact Positif. Bonne écoute.
Elle n’a pas encore 30 ans, mais elle part déjà la conquête du monde. Il y a quatre ans à peine, elle créait l’application TOO GOOD TO GO. Pourtant, elle n’était pas la première à se lancer sur ce créneau. Aujourd’hui, 60 millions de repas ont été sauvés à travers le monde. L’application est présente dans 15 pays avec 31 millions d’utilisateurs et 60 000 commerçants partenaires. Elle vient de lever plus de 25 millions d’euros pour poursuivre ce développement. Grâce à ces fonds, les Etats-Unis lui ouvrent grand les bras. En pleine crise pandémique, l’application se développe à toute vitesse. Dans un pays où 40% de la nourriture est jetée; dans un pays où, bizarrement, elle n’a presque aucun concurrent ! Plus que tout, Lucie représente cette nouvelle génération d’entrepreneurs. Avec ses collaborateurs, ils sont littéralement portés par une mission : avoir un impact mondial sur ce gaspillage insoutenable, qui a également sa part de responsabilité dans le réchauffement climatique. D’ailleurs, chez eux, pas question de parler de bénéfices quand on aborde la mesure de l’impact, c’est en nombre de repas sauvés que tout s’évalue. La jeune entrepreneure ne s’en tient pas là car elle a aussi publié un « Guide Anti-gaspi » aux éditions Leduc.s, et lancé des campagnes ainsi qu’un Pacte sur les dates de consommation, responsables de 20% du gaspillage. Elle se concentre aussi sur l’éducation aux enfants. Bref, un cercle vertueux, où elle partage les valeurs de Too Good To Go, tout en continuant en faisant parler d’eux. Petite nouveauté dans le podcast : un invité surprise posera une question. Cette semaine, l’entrepreneur philanthrope Alexandre Mars se prête au jeu. Normal, c’est lui qui a accepté d’investir récemment dans l’application via son fond. Lucie est une femme pressée, un œil constamment rivé sur son téléphone, peu de temps pour elle, mais une vie à cent à l’heure où elle s’épanouit pleinement dans son travail-passion. Le tout avec le sourire. Bienvenue dans le monde de Lucie Basch. Bonne écoute avec Impact Positif.
Elle n’a que 22 ans, elle est activiste pour le climat, porte-parole du mouvement « On est Prêt ». Camille Etienne a mis ses études sur pause cette année à Sciences Po Paris pour se consacrer à ses engagements. L’école lui fait confiance, il faut dire qu’elle a l’engagement dans la peau. Les années sont comptées, et il n’y a pas de temps à perdre pour la jeune femme. Elle le dit et elle le répète, elle fait partie de cette génération qui peut encore agir pour changer les choses, mobiliser, pousser les pouvoirs publics à agir et prendre des décisions. Alors, il faut y aller. Après avoir tourné un court-métrage « Réveillons-nous » pendant le confinement qui a été vu plus de 15 millions de fois, après avoir tenu tête face aux ricanements et aux moqueries d’une salle à l’Université d’Eté du Medef suite à ses propositions, Camille Etienne continue de répondre aux invitations et surtout, elle construit. Objectifs de cette année ? Travailler le fond des sujets, apprendre toujours plus, faire du lobbying auprès des décideurs, des membres de gouvernement, des PDG et des médias. Porter la voix de la jeunesse partout où c’est possible, partout où on lui donne la parole. Tenter de construire un nouveau récit autour du climat et des enjeux de notre époque. Avec d’autres jeunes femmes en Europe - dont Greta Thunberg est le fer de lance- elle fait partie de ces visages qui se mettent en avant, imaginant des campagnes et mobilisant sans arrêt sur les réseaux sociaux pour avoir un impact. Et quand on lui demande si elle souhaite s’engager en politique, voici ce qu’elle répond : « Je fais de la politique sur Instagram ! ». Alors, si elle est l’objet de moqueries, de jalousies ou encore d’insultes sur les réseaux sociaux, peu importe car la cause est bien plus grande qu’elle. « Des gens meurent du réchauffement climatique, proportionnellement, je peux bien faire cet effort de supporter ces insultes», conclut-elle d’une incroyable sagesse. Qu’est-ce qui la pousse à faire tout cela ? Comment le fait-elle et pour quels impacts ? Comment parvient-elle à garder le sourire et la tête froide face aux attaques ? C’est tout cela que nous évoquons dans ce podcast. Bonne écoute avec Impact Positif.
Voilà plusieurs années que nous suivons sur Impact Positif Bertrand Piccard. Après son tour du monde inédit avec Solar Impulse, son avion ne fonctionnant qu’à l’énergie solaire, l’explorateur a décidé de lancer sa Fondation. Son objectif ? Fonder une Alliance Mondiale et récolter 1000 solutions pour entreprendre sans détruire la planète. Son maître mot : l’efficience. Ses solutions, développées par des start-up ou des grands groupes, ont un modèle économique qui fonctionne, elles sont rentables et créatrices d’emploi. Car Bertrand Piccard veut que ces solutions essaiment et qu’elles soient répliquées dans le monde entier. Très impliqué dans toutes les COP, spécialement à Paris en 2015, il est le chantre d’une croissance verte et raisonnée. D’une économique qualitative et pas quantitative. A ses détracteurs qui lui reprochent de ne pas promouvoir la sobriété dans un monde aux ressources finies, voici ce qu’il répond : «Je ne suis pas pour une décroissance économique, mais pour une décroissance du gaspillage, de la déraison et de la concurrence acharnée qui pousse la qualité et les prix vers le bas». Pour l’explorateur, il faut surtout « décroître la bêtise, l’égoïsme et le court-termisme ». Quatre ans après avoir lancé son alliance lors de la COP22 de Marrakech, plus de 800 solutions ont été recensées et surtout labellisées par un jury d’experts. La pandémie a bouleversé quelque peu ses projets, lui qui voulait partir porte-folio sous le bras avec ses solutions convaincre des dirigeants et des patrons dans le monde entier. Cela ne l’a pas empêché de convaincre douze grands patrons d’assurer une relance propre de l’économie mondiale après le premier confinement. Mais le tour du monde n’est que partie remise. En attendant, faisons le point sur ses projets, ses 1000 solutions et revenons aussi sur les cinq ans de l’Accord de Paris lors de la COP 21. Ecouter Bertrand Piccard, c’est aller de l’avant et plonger dans un grand bain d’énergie. Exactement ce qu’il nous faut en ce début d’année 2021. Bonne écoute avec Impact Positif.
Cinq ans après la sortie de son livre « Comment tout peut s’effondrer », Pablo Servigne se justifie encore : « L’objectif n’a jamais été de faire peur à tout le monde ou de prouver que tout est foutu, bien au contraire », écrit-il dans son dernier opus, publié aux Liens qui Libèrent avec la revue Imagine Demain Le Monde. Il a également répondu aux reproches qui lui avaient été faits, dont celui de ne pas parler des causes des effondrements. Son dernier ouvrage « Aux origines de la catastrophe, pourquoi en sommes-nous arrivés là ? » est donc entièrement consacré à ce sujet. Avec Raphaël Stevens, ils ont invité 25 auteurs à raconter 25 causes, même s’il y en a certainement encore d’autres à trouver. L’idée est de sortir d’une réflexion monothématique, binaire et d’essayer de comprendre en ayant une approche pluridisciplinaire. Les lecteurs pourront donc découvrir aussi bien Nancy Huston sur les mythes que Corinne Maier sur la surpopulation ou encore le patron du Shift Project Mathieu Auzanneau sur les énergies fossiles. On parle aussi bien de la finance débridée que de l’invention de l’agriculture. Objectif : tisser des liens, de lancer des ponts pour montrer finalement que tout est lié. Au-delà de ce nouveau livre, l’idée était d’interroger Pablo Servigne sur l’actualité, ces deux confinements, cette crise planétaire encore en cours, et regarder en arrière. Qu’a-t-il appris de sa rencontre avec le grand public ? Que s’est-il passé depuis ces 5 dernières années pour celui qui est devenu le fondateur de la collaspsologie ? Il le dit volontiers, la collapsologie est devenue un monstre médiatique qu’il ne maîtrise plus. Si bien qu’il n’y pas qu’une collapsologie, mais des collapsologies : c’est devenu un mouvement multicolore. La sienne est clairement mobilisatrice. On lui a souvent reproché d’effrayer son auditoire et ses lecteurs. A tort. « Il ne faut pas attendre l’espoir, dit-il, il faut se mettre en mouvement et c’est en se mettant en mouvement que l’espoir revient ». C’est un peu aussi la philosophie de ce podcast. Bonne écoute avec Impact Positif.
Pascal Demurger le dit lui-même : il s’est transformé au fil des années à la tête de la MAIF. Ses débuts n’ont pas été tendres : un droit d’alerte avait été actionné par le comité d’entreprise lorsqu’il est arrivé. Un échec qui l’a aidé à grandir. Aujourd’hui, le patron est parfaitement aligné, et affiche ses convictions : la nécessité pour une entreprise d’assumer un rôle politique. C’est d’ailleurs le titre de son livre aux éditions de l’Aube : « L’entreprise du XXIème siècle sera politique ou ne sera plus ». Il y décrit tout ce qui a été fait au sein de la MAIF pour pivoter et se tourner vers une « nouvelle manière d’entreprendre, plus inclusive, plus respectueuse, mais aussi plus efficace et résiliente ». Il y décrit aussi la prise de conscience qui a été la sienne et l’urgence à changer le monde par l’entreprise. Une entreprise qui doit répondre à une attente sociale forte en contribuant positivement à la résolution d’un certain nombre de problèmes sociétaux. Ne pas en tenir compte exposerait l’entreprise à un risque à long terme. Mais le patron a aussi pris une autre dimension après le premier confinement. La MAIF s’est alors largement démarquée des autres entreprises en faisant cette annonce : rendre 30 euros de cotisation par véhicule à ses assurés auto. La mesure n’est pas passée inaperçue, faisant grincer des dents les concurrents. Et si la MAIF a « perdu » 100 millions d’euros - soit 80% des bénéfices annuels - elle a gagné au centuple en image, impact sur ses clients et collaborateurs, cela s’est traduit très rapidement dans les résultats commerciaux quelques mois plus tard. Dans ce podcast, nous revenons aussi sur le parcours atypique de Pascal Demurger. De lycéen insouciant et léger, il est devenu énarque. Rien ne le prédestinait à ce destin, lui qui a décroché un bac technologique et qui vient d’une petite ville de province. Il le dit d’ailleurs, il est devenu énarque par effraction ! Et s’il regrette l’image de ces hauts fonctionnaires dans l’opinion, c’est bien de là que lui vient son intérêt pour la chose publique. Il délivre également ses conseils à celles et ceux qui veulent se lancer dans cette période si particulière : avoir beaucoup de sincérité, sinon impossible de mener ce type de projet, mais aussi une certaine forme de « radicalité » pour aller jusqu’au bout. Bonne écoute avec Impact Positif.
Matthieu Dardaillon s’est interrogé très tôt sur sa carrière et sur le sens qu’il voulait lui donner : que souhaitait-il précisément ? Etre salarié ou entrepreneur ? Au service de quoi ? Continuer dans l’enseignement ? Faire de la pédagogie ? Ou créer sa propre boîte pour avoir de l’impact ? Et comment ? Dès ses études à l’ESCP, il expérimente et fait des choix. Il décide de faire deux années de césure afin d’aller au bout de la démarche : rencontrer des entrepreneurs sociaux en Europe, aux Philippines, en Inde, au Sénégal et voir comment ils fonctionnent, comment ils travaillent. Matthieu enchaîne les expériences et puis en Inde, il monte dans un train, le Yagriti Yatra. Ce train permet à 450 jeunes Indiens de partir dans tout le pays à la rencontre de ces entrepreneurs qui – par les solutions qu’ils proposent et l’impact qu’ils ont- changent la vie de millions de personnes. Personne ne sort intact de ce voyage énergisant qui montre à tous ces jeunes à la fois la réalité du pays mais aussi la preuve qu’ils ont le pouvoir d’agir. Ce voyage sera aussi son déclic pour sa propre carrière. Pourquoi ne pas également susciter l’action en France en inspirant des jeunes qui veulent se lancer ? L’idée de « Ticket for Change » est née, et elle sera mise en route quelques mois plus tard en 2014. De cette aventure, de ces rencontres jaillira également un premier livre coécrit avec Jonas Guyot : « A la rencontre des entrepreneurs qui changent le monde » aux Editions Rue de l’Echiquier. Au fil des pages : le portrait des ces personnes ordinaires qui font des choses extraordinaires. Aujourd’hui, Ticket for Change démarre sa 7ème année, a sensibilisé 70 000 personnes et contribué à créer 1400 entreprises sociales. Au départ, un tour de France pour 50 futurs entrepreneurs à la rencontre de personnes inspirantes, la start-up a développé de multiples programmes qui conviennent à tous les stades : celui de l’idée ou simplement de l’éveil au changement, l’entrepreneur aguerri ou débutant, les personnes en reconversion ou encore les salariés qui veulent faire bouger leur entreprise de l’intérieur. « Ticket for Change » est devenue une « école » où une pédagogie originale peut se déployer, une école qui fera tout pour éviter le gâchis de talent, et qui fera en sorte d’occuper au mieux les 80 000 heures que nous passons à travailler dans nos vies. Cette pédagogie de « Ticket for Change », elle a été éprouvée pendant toutes ces années au contact de ces futurs acteurs de changement. Elle a aussi évolué au fil du temps. Elle se retrouve aujourd’hui dans un deuxième livre, prétexte pour inviter Matthieu Dardaillon sur Impact Positif. « Activez vos talents, ils peuvent changer le monde », c’est aux éditions Alisio. Une bible pour faire le point et se réaligner. En effet, qu’est-ce qu’on attend ? Bonne écoute avec Impact Positif.
Il dit qu’il n’est plus si jeune que cela et qu’il a un coup de vieux en regardant en arrière… Mais tout de même, Paul Duan n’a que 27 ans et son parcours est précoce et fulgurant. Je lui dis qu’il a eu de l’intuition, lui me répond plutôt : « instinct de survie ». Mais j’insiste, il y a un peu de génie dans ce garçon et surtout un grand sens de l’humilité et de l’engagement. Paul Duan vient d’un foyer modeste, mais il a réussi à prendre l’ascenseur en marche, celui qui fonctionne toujours en France mais qui n’est réservé qu’aux élèves brillants. Grâce à ses parents, à ses rencontres, il réalise un très beau parcours scolaire : après Sciences Po et la Faculté, Paul Duan part à l’Université de Berkeley aux Etats-Unis, il devient l’un des premiers data scientist chez EventBrite, il a 19 ans. Loin de s’installer dans le poste, il est tenté par la création d’entreprise et fonde son ONG Bayes Impact. Dans la Silicon Valley, et dans ce monde de start-ups ou tout tourne autour de l’argent, Paul détonne. Lui, l’argent ne l’intéresse pas trop, c’est l’impact qu’il recherche, à travers les solutions digitales qu’il va déployer : par exemple une plateforme pour faire la transparence sur les violences policières, débat très prégnant aux Etats-Unis. Le concept est très novateur, personne à l’époque ne parle de Tech for Good, Paul, lui, ne pense qu’à cela. Les challenges le titillent et il décide de s’attaquer au fléau de ces dernières décennies : le chômage. Comment être plus efficace ? Comment accompagner les chercheurs d’emploi en parallèle de leurs démarches officielles ? Et toujours cette question du sens, de l’utilité de son travail. Aux Etats-Unis, son entourage trouve sa démarche étrange, pourquoi s’attaquer au chômage ? A l’époque, il n’y en a pas vraiment et puis si quelqu’un est au chômage, c’est parce qu’il n’est pas assez autonome, entend-t-il ! Le jeune entrepreneur décide de rentrer en France, c’est ici qu’il développera Bob avec Pôle Emploi, une intelligence artificielle qui a réussi à accompagner plus de 250 000 personnes et qui a montré son utilité au plus fort de la crise du coronavirus. Plus globalement, c’est ici aussi qu’il va aussi théoriser son grand projet, le coucher sur papier et le faire connaître : créer un service public citoyen. Très bonne écoute avec Impact Positif !
Ce sont les crises qui ont forgé sa carrière. Eva Sadoun obtient son bac en 2008 en pleine crise financière, et crée après ses études la première plateforme d’investissement citoyen. Aujourd’hui à 30 ans, toujours à la tête de son entreprise, à peine élue co-présidente du Mouvement des Entrepreneurs Sociaux (le Mouves), la voilà en pleine crise post-Covid. Mais avec un immense challenge : saisir l’occasion de cette secousse mondiale pour emmener le plus d’entreprises possible dans la transition écologique et sociale afin de les accompagner dans ce tournant. C’est un des objectifs d’Eva Sadoun à la tête du Mouves avec Jean MOREAU, l’autre co-président (que nous avons eu le plaisir d’accueillir dans la 1ère saison d’Impact Positif). Et tous ces objectifs seront égrenés lors des Universités d’Eté de l’économie de demain, ce sera la 27 et 28 août prochain à la Cité Internationale Universitaire de Paris.Pour elle, plus aucun doute, les entreprises sociales et écologiques ont démontré qu’elles étaient plus résilientes lors de cette crise, et surtout, ce sont les citoyens qui vont faire ce « monde d’après » dont on parle tant. Ce sont eux qui ont pris conscience des enjeux sociétaux, et qui vont pousser le changement jusqu’au pouvoir. Dans le podcast, Eva nous parle de son parcours et de ses origines, de cette force qu’il faut avoir quand on est une femme entrepreneure, de son envie de changer le monde par la finance avec 1001 Pact puis Lita.co. Dès cet automne, son équipe lancera le « Yuka de la finance », une application mobile qui vous renseignera sur votre épargne, avec dans l’idée de développer une communauté d’activistes financiers. Surtout, elle évoque pour nous son envie viscérale de se battre par tous les moyens pour un monde plus équitable, plus respectueux de l’homme et de l’environnement. Jamais à court d’idées et de temps, elle publiera à la rentrée un livre sur l’éco (no)-féminisme et nous incite fortement à nous engager, toutes nos actions sont politiques, dit-elle, et elles ont un impact, c’est selon elle un moyen fort de se « booster » au quotidien. Bonne écoute avec Impact Positif !
Il est surnommé le gladiateur des mers, vous le connaissez pour ses exploits, ses récits d’aventuriers, mais Yvan Bourgnon est aussi un homme profondément engagé.Engagé car intimement lié à la nature qu’il côtoie depuis l’enfance. Il l’a vue peu à peu se détériorer sous ses yeux. Aujourd’hui, près de 9 millions de tonnes de déchets plastiques terminent dans les mers chaque année, provoquant la mort d’un million d’oiseaux et quelque 100 000 mammifères marins par an. Et si rien n’est fait, d’ici à 2050, 2 à 3 fois plus de plastiques pollueront les océans, jusqu’à atteindre le ratio d’une tonne de plastiques dans l’eau pour une tonne de poissons. Face à ces chiffres alarmants, Yvan Bourgnon a décidé d’agir. Il y a 3 ans, il a créé son association « The Seacleaners ». Avec elle, il porte un projet ambitieux, le projet MANTA. Son objectif : mettre à l’eau dans 2 ans un super-bateau qui permettra de collecter en mer des déchets tout en les stockant. Un projet qui prend beaucoup de temps à se développer car il faut convaincre et récolter des fonds. Un vrai parcours du combattant qu’il a saisi à bras le corps en multipliant les rendez-vous avec les PME et les multinationales. C’est de ce travail dont nous parlons dans ce podcast, de l’impact que le projet MANTA pourrait avoir avant que l’on parvienne en amont à ne plus déverser autant de déchets dans la mer. Se débarrasser du plastique en mer, Yvan Bourgnon n’est pas le seul à avoir eu cette idée, nous parlerons de ceux qui sont sur le même créneau comme le très médiatique Boyan Slat.On verra en quoi les projets sont complémentaires. Nous évoquerons aussi ses détracteurs qui pensent qu’il perd son temps et son argent. Enfin, nous aborderons ses propres expériences de navigateur de l’extrême, comment elles l’ont changé et ce que la nature, la faune et la flore lui ont apporté depuis toujours. Un épisode à cœur ouvert où puiser beaucoup de force et bien sûr, de l’inspiration.
Emery Jacquillat est l’entrepreneur du monde d’après par excellence. Entrepreneur à mission avant l’heure et ce, bien avant la loi PACTE. Avec la CAMIF, dont il est le PDG, il porte depuis plus de 10 ans un modèle de transformation qu’il n’a cessé de promouvoir. Pourquoi ? Parce qu’il porte ses fruits. La CAMIF, labellisée BCorp depuis 5 ans, affiche aujourd’hui une croissance à deux chiffres et veut d’ici 2040 détrôner IKEA, rien que ça ! Dès la reprise de cette entreprise, il a compris que la seule façon d’y arriver était de mettre de l’impact positif au cœur de son projet : avec des produits made in France, durables, des relations équilibrées avec les fournisseurs et une grande implication de ses salariés.Pour lui, la crise du coronavirus est un facteur accélérateur de la transformation des entreprises. Si avant, il avait l’impression de prêcher dans le désert, aujourd’hui, les conséquences concrètes de cette crise, la multiplication des tribunes lui donnent raison. La crise a mis en lumière les fragilités de nos sociétés, et ce qu’il faut reconstruire de toute urgence. Dans son secteur, 20 000 emplois ont disparu de façon silencieuse en 20 ans. L’entreprise, selon lui, est aux avant-postes. Elle est le levier le plus puissant pour agir face aux prochains défis qui s’annoncent. Si nous ne sommes pas au rendez-vous, l’humanité pourrait retomber dans une autre crise dont elle ne se remettrait pas. Pour Emery Jacquillat, également Président de la Communauté des Entreprises à Mission, si une entreprise est capable de montrer son utilité pour la société, demain, ce sera la condition pour faire du profit. Le levier de performance économique, il sera social et environnemental. Très bonne écoute avec Impact Positif !
Pour cet épisode, place aux travaux de la Convention Citoyenne pour le Climat. Ils se sont achevés fin juin et les 150 propositions ont été rendues. Surtout, voici un exercice inédit de démocratie qui a été réalisé. Impact Positif vous propose d’écouter Mathilde Imer, experte en démocratie participative et membre du comité de gouvernance de la Convention, ainsi que Mélanie, une des 150 citoyennes tirées au sort. La vie de Mélanie a drastiquement changé depuis qu’elle a reçu un appel l’informant avoir été tirée a sort. Elle nous raconte comment elle a vécu cette expérience incroyable, ce qu’elle en retire et ce qu’elle espère des propositions sur lesquelles elle a planché pendant 9 mois. A peine publiées, les 150 propositions ont aussitôt déclenché une salve de critiques avec une polarisation sur quelques mesures, comme la réduction de la vitesse sur les autoroutes à 110 km/h. Avec Mathilde et Mélanie, nous parcourons cet ensemble de mesures car pour les 150, il s’agit bien d’un ensemble cohérent à prendre tel quel et « sans filtre » comme l’a assuré le président : pas question de piocher une mesure ici et là. Et en attendant les réponses apportées par le gouvernement et le Président, nous nous penchons sur le fonctionnement de cette Convention. Comment les travaux ont-ils été menés pendant ces 9 mois ? A quel rythme ? Et comment ces 150 ont-ils travaillé ensemble, eux qui sont représentatifs de toute la diversité du pays ? Mathilde Imer nous parlera également du bond gigantesque effectué par cette Convention en terme de démocratie. Jamais on a autant parlé du tirage au sort ! Une méthode éprouvée à l’étranger, et qui permet d’avoir une meilleure représentation de toute la population. Dans le cas français, et sur cette question de l’urgence climatique, cette Convention a surtout montré que les Français n’avaient jamais été aussi prêts à aller vite et fort pour faire face aux défis. Les autorités politiques l'ont bien compris. Après cette expérience unique dans l'Hexagone sur le climat, d’autres initiatives vont être lancées à l’étranger. Très bonne écoute avec Impact positif.
« Ose ! », c’est le dernier livre d’Alexandre Mars publié chez Flammarion, soit 21 chapitres qui sont autant de conseils pour tous ceux qui veulent lancer leur entreprise, mais qui ne se sentent pas un entrepreneur dans l’âme. L’homme d’affaire à succès est allé chercher une multitude de témoignages auprès d’entrepreneurs emblématiques partout dans le monde pour essayer d’en extraire quelques règles et conseils essentiels. Ne pas attendre l’idée la plus originale pour se lancer, écoutez les signaux faibles, travailler énormément, être une éponge, écouter et ne pas s’enfermer, mais encore bien d’autres. Après cette crise du coronavirus, peut-on toujours autant oser qu’avant ? Oui, nous répond Alexandre Mars car chaque crise amène son lot d’opportunités. Et s’il n’y aura pas forcément un monde d’après, il y a avec certitude un avant et un après, et des leçons à tirer : la solidarité n’a jamais été aussi nécessaire et essentielle. Il n’y a pas de voie de sortie sans solidarité. Pour le prouver, Alexandre Mars a lancé une plateforme « Tous pour Tous » qui centralise toutes les initiatives de solidarité qui ont été initiées pour combattre le coronavirus, celles des entreprises et celles des citoyens. Objectif : inspirer d’autres entreprises et impliquer le citoyen, au centre de tout. Avec sa carte bleue, il vote finalement tous les jours et peut directement influer sur son écosystème. C’est lui qui a désormais le pouvoir.Avec Alexandre mars, nous nous interrogeons aussi sur la signification du succès de nos jours, quel est-il ? Aujourd’hui, il n’est pas forcément le succès qu’on imaginait il y a 5, 10 ou 20 ans lorsqu’il se mesurait au nombre de zéro dans les profits. Aujourd’hui, on peut avoir du succès en partageant des valeurs avec le plus grand nombre. Le succès peut être défini différemment, notamment dans son impact positif social et environnemental, et c’est cela qui rend notre époque intéressante. Bonne écoute avec Impact positif ! 
C’est un fait, la crise du coronavirus a bousculé les entreprises. Plus d’un patron sur 5 va procéder à des licenciements dans les prochaines semaines. L’entrepreneuriat au féminin a été aussi durement éprouvé durant ce confinement. En un mois, 40% des cheffes d’entreprise ont perdu plus de 70% de leur chiffre d’affaires et 54% considèrent que leur société est menacée de dépôt de bilan. Comment sortir de cette spirale ? Si rien n’est fait, on risque un recul sans précédent de l’entrepreneuriat au féminin en septembre.Pour beaucoup de femmes à la tête de TPE, de PME -c’est à dire la plupart des entreprises françaises -les tâches du quotidien, les écoles fermées ont compliqué leur vie professionnelle. Une réalité qu’il ne faut pas nier et à laquelle il faut faire face.Comment faire en sorte de soutenir ces femmes cheffes d’entreprises ? Marie Eloy a créé et fondé la start-up « Bouge Ta Boîte » il y a 3 ans. Présente dans 80 villes, il s’agit du premier réseau « business » féminin en France, le plus actif du pays. Quelle est la différence avec les autres réseaux ? Au-delà de l’entraide et du networking, voilà enfin une possibilité de faire évoluer son entreprise, de parler marge, chiffres. De parler de sens, mais aussi de croissance. Plusieurs centaines d’événements en ligne ont été créés pendant ce confinement pour aller de l’avant ensemble car pour Marie Eloy, il n’y a que le collectif qui va permettre à ces femmes de corriger ce déséquilibre et devenir plus fortes, de balayer les présomptions d’incompétence, et de leur donner tous les outils pour tenir la barre. Loin de la victimisation, Marie Eloy en a assez de ne parler que des freins sur le chemin de ces entrepreneures. Au contraire, elle veut mettre en avant les nombreux exemples de femmes qu’elle rencontre partout en France : leur énergie, leur expertise. Un seul objectif pour les équipes de « Bouge Ta Boîte » : les rendre visibles !
Emery Jacquillat est l’entrepreneur du monde d’après par excellence. Entrepreneur à mission avant l’heure et ce, bien avant la loi PACTE. Avec la CAMIF, dont il est le PDG, il porte depuis plus de 10 ans un modèle de transformation qu’il n’a cessé de promouvoir. Pourquoi ? Parce qu’il porte ses fruits. La CAMIF, labellisée BCorp depuis 5 ans, affiche aujourd’hui une croissance à deux chiffres et veut d’ici 2040 détrôner IKEA, rien que ça ! Dès la reprise de cette entreprise, il a compris que la seule façon d’y arriver était de mettre de l’impact positif au cœur de son projet : avec des produits made in France, durables, des relations équilibrées avec les fournisseurs et une grande implication de ses salariés.Pour lui, la crise du coronavirus est un facteur accélérateur de la transformation des entreprises. Si avant, il avait l’impression de prêcher dans le désert, aujourd’hui, les conséquences concrètes de cette crise, la multiplication des tribunes lui donnent raison. La crise a mis en lumière les fragilités de nos sociétés, et ce qu’il faut reconstruire de toute urgence. Dans son secteur, 20 000 emplois ont disparu de façon silencieuse en 20 ans. L’entreprise, selon lui, est aux avant-postes. Elle est le levier le plus puissant pour agir face aux prochains défis qui s’annoncent. Si nous ne sommes pas au rendez-vous, l’humanité pourrait retomber dans une autre crise dont elle ne se remettrait pas. Pour Emery Jacquillat, également Président de la Communauté des Entreprises à Mission, si une entreprise est capable de montrer son utilité pour la société, demain, ce sera la condition pour faire du profit. Le levier de performance économique, il sera social et environnemental. Très bonne écoute avec Impact Positif !
C’est d’Isabelle Kocher, l’ancienne directrice générale d’Engie, que l’idée a émergé. Elle-même touchée dans sa famille par le coronavirus, l’initiative lui a été soufflée par un médecin, et elle a fait le reste. Mobiliser son carnet d’adresse ainsi que ceux des dirigeant-e-s qu’elle a l’habitude de côtoyer. Derrière ce hashtag GardonsLeLien qui a été lancé début avril : le Collectif d’entreprises pour une économie plus inclusive en France dont elle assure la coordination, la Simplon Foundation et “La France, Une chance : les entreprises s’engagent”. De nombreuses autres entreprises ont également prêté main forte. Le résultat est impressionnant : après quelques jours de lancement, 10 000 tablettes ont déjà été distribuées dans les hôpitaux et les Ehpad, 20 000 sont sécurisées. Le numérique peut aider à rompre l’isolement et c’est cela l’objectif de l’opération #GardonsLeLien, faire en sorte que les contacts ne soient pas coupés entre nos aînés à protéger et leur famille. Les soignants ne le cachent pas : l’isolement tue plus que le coronavirus. Dont acte. L’initiative est déployée par Simplon, une école du numérique qui forme gratuitement au code des publics éloignés de l’emploi. Dans ce podcast, c’est Frédéric Bardeau qui prend la parole, le co-créateur de Simplon, l’un des entrepreneurs sociaux les plus solides de sa génération. Pas question pour lui de rester les mains croisées pendant ce confinement, d’autant plus que lui aussi vit la crise par les yeux de sa femme médecin. Avec Isabelle Kocher, ils se sont mis en « mode commando » pour parvenir à leurs objectifs. Frédéric Bardeau nous raconte comment cette solution est en train de se déployer, et ce dont ils ont le plus besoin pour continuer. Le concept est déclinable et durable car au-delà de cette crise sanitaire inédite, l’isolement et la fracture numérique sont une réalité ancrée dans les territoires. Frédéric Bardeau nous livre également ses conseils et sa vision pour la construction de ce monde d’après. Bonne écoute avec Impact Positif.Si vous voulez aider #GardonsLeLien, regardez ici : https://gardonslelien.org/
« C’est une croissance exponentielle, mais au goût amer », nous confie Philippine Dolbeau, la vice-présidente de Klassroom. L’application permet de créer des classes virtuelles et de maintenir le lien entre élèves, professeurs et parents. Depuis le 12 mars, jour où le Président a annoncé la fermeture des écoles en pleine crise sanitaire, l’application a vu des centaines de milliers de personnes s’inscrire. A tel point que les serveurs ont lâché et Klassroom est en train de lever des fonds pour renforcer toutes ses infrastructures. Une toute nouvelle fonctionnalité a même été développée pour répondre à la demande depuis que la crise sanitaire a débuté dans l’Oise : la visioconférence. Pour Philippine Dolbeau, cette crise sera peut-être l’occasion d’un choc d’innovation pour l’Education Nationale. Elle nous raconte son parcours, très peu commun : elle a lancé son entreprise, Newschool, à l’âge de 16 ans ! Qualifiée de plus jeune entrepreneure de France, elle est propulsée dans les médias, coachée par Apple et multiplie les titres et les prix. Philippine nous raconte cette frénésie, cette détermination à mener à bien son entreprise malgré les obstacles, notamment sa difficulté à lever des fonds en tant que femme, de moins de 20 ans et sans diplôme encore. Dans le podcast, elle aborde aussi avec nous son envie de prendre du recul en allant étudier à Londres trois ans. Aujourd’hui, Newschool a été rachetée par Klassroom, une étape qu’elle évoquera ainsi que tous les défis qu’il reste à relever dans ce contexte inédit. Très bonne écoute avec Impact Positif.
Elisabeth Laville est à la tête du think tank et du cabinet UTOPIES. Un cabinet de conseil leader sur les stratégies de développement durable en France. Surtout, elle l’a créé il y a 27 ans quand personne ou presque ne parlait d’innovation sociale ou environnementale, quand personne ou presque ne se souciait de transformer son modèle en un modèle plus vertueux pour l’homme et la planète. Alors qu’aujourd’hui, les discours de grandes entreprises qui prônent le changement et affichent leur raison d’être se multiplient, à l’époque, personne ne savait de quoi parlait Elisabeth Laville. Bref elle avait plusieurs coups d’avance : elle a été la première entreprise classée B Corp en France, c’était en 2014 et c’est elle qui a importé ce fameux label (gratuit et accessible en ligne à tous) dans le pays. Discuter avec elle près d’une heure a donc été très instructif afin de faire le lien entre deux mondes : celui de l’entreprise d’il y a 25 ans et celui d’aujourd’hui, challengé sur ces enjeux de transformation. Elle vous décortique les soubresauts de notre société tiraillée entre son envie, son besoin de consommer et la réalité du dérèglement climatique. Avec elle, nous parlerons aussi de l’importance du récit collectif, du point de bascule que nous sommes sur le point d’atteindre et qui permettra justement le changement culturel à grande échelle. Si la RSE pour vous n’était qu’un concept vague et abstrait, voici le podcast qu’il vous faut pour tout comprendre : de la philanthropie à la naissance de la RSE d’il y a 15 jusqu’à celle d’aujourd’hui qu’Elisabeth Laville rebaptise la RSE 2.0. La fondatrice d’UTOPIES nous parle également de son livre qu’elle vient de publier aux éditions Pearson, « Les marques positives » avec 50 cas inspirants de marques qui « changent le monde en bien ». L’occasion de revenir sur certains leaders absolus comme « Patagonia », cité très souvent en exemple par l’auteur. Et quand on lui demande si aujourd’hui, il ne serait pas temps de changer le nom de son cabinet, elle nous répond avec cette citation d’Eduardo Galeano : « L’utopie est à l’horizon. Je fais deux pas en avant, elle s’éloigne de deux pas. Je fais dix pas de plus, elle s’éloigne de dix pas. Aussi loin que je puisse marcher, je ne l’atteindrais jamais. A quoi sert l’utopie ? A cela : elle sert à avancer ».Très bonne écoute avec Impact Positif !
Il est surnommé le gladiateur des mers, vous le connaissez pour ses exploits, ses récits d’aventuriers, mais Yvan Bourgnon est aussi un homme profondément engagé.Engagé car intimement lié à la nature qu’il côtoie depuis l’enfance. Il l’a vue peu à peu se détériorer sous ses yeux. Aujourd’hui, près de 9 millions de tonnes de déchets plastiques terminent dans les mers chaque année, provoquant la mort d’un million d’oiseaux et quelque 100 000 mammifères marins par an. Et si rien n’est fait, d’ici à 2050, 2 à 3 fois plus de plastiques pollueront les océans, jusqu’à atteindre le ratio d’une tonne de plastiques dans l’eau pour une tonne de poissons. Face à ces chiffres alarmants, Yvan Bourgnon a décidé d’agir. Il y a 3 ans, il a créé son association « The Seacleaners ». Avec elle, il porte un projet ambitieux, le projet MANTA. Son objectif : mettre à l’eau dans 2 ans un super-bateau qui permettra de collecter en mer des déchets tout en les stockant. Un projet qui prend beaucoup de temps à se développer car il faut convaincre et récolter des fonds. Un vrai parcours du combattant qu’il a saisi à bras le corps en multipliant les rendez-vous avec les PME et les multinationales. C’est de ce travail dont nous parlons dans ce podcast, de l’impact que le projet MANTA pourrait avoir avant que l’on parvienne en amont à ne plus déverser autant de déchets dans la mer. Se débarrasser du plastique en mer, Yvan Bourgnon n’est pas le seul à avoir eu cette idée, nous parlerons de ceux qui sont sur le même créneau comme le très médiatique Boyan Slat.On verra en quoi les projets sont complémentaires. Nous évoquerons aussi ses détracteurs qui pensent qu’il perd son temps et son argent. Enfin, nous aborderons ses propres expériences de navigateur de l’extrême, comment elles l’ont changé et ce que la nature, la faune et la flore lui ont apporté depuis toujours. Un épisode à cœur ouvert où puiser beaucoup de force et bien sûr, de l’inspiration.
Saviez-vous qu’en 2014, seuls 2% des maires avaient moins de 40 ans ? Et si beaucoup plus de jeunes s’engageaient en politique ? Et si ils se mêlaient à la vie de la Cité et se présentaient aux élections municipales ? Une association a décidé d’y croire : c’est « Tous Elus », née d’un brainstorming entre copains en 2017. Depuis, ils sont passés à l’action et ont monté des modules de formation, multiplié les « happennings » pour sensibiliser - dans le métro ou encore au Congrès des Maires. Ils ont aussi lancé avec succès une campagne : « Pourquoi pas toi ? ».Plusieurs milliers de jeunes ont déjà été formés gratuitement. Leur objectif ? Qu’au moins 500 de ces jeunes intègrent des listes. Il faut dire que tout a changé depuis 2014 : mobilisation pour le climat, pour le pouvoir d’achat, les citoyens se sont littéralement mis en mouvement mais ils continuent de bouder les urnes : selon l’INSEE, moins d'un électeur sur cinq âgé de moins de 29 ans avait voté à tous les tours des élections en 2017. Les Municipales seront un test important pour voir où en est réellement cette envie de prendre le pouvoir. A ces jeunes, ou moins jeunes qui pensent que c’est inaccessible pour eux, à ceux qui sont écartés depuis trop longtemps de la vie citoyenne, « Tous Elus » veut donner toutes les clés et dédramatiser la fonction. Impact Positif soutient cette initiative et pense que l’engagement à tous les niveaux est fondamental.La conversation avec Vianney Louvet est passionnante : ensemble, nous tentons d’explorer l’époque, et ce nouveau sursaut de la jeunesse. Vianney Louvet est l’un des fondateurs de « Tous Elus ».
Ca y est ! Les 10-18 ans vont à leur tour pouvoir se plonger dans un magazine qui va leur permettre de changer le monde (à leur échelle). We Demain 100% ado est né d’une collaboration entre « We Demain », le magazine qui décrypte les mutations de notre époque et deux titres phares de la jeunesse, « Phosphore » et « OKAPI ». Premier dossier de ce trimestriel : comment sauver la planète avant d’avoir 18 ans. Au programme : des initiatives venues des quatre coins du pays et d’ailleurs, des « activistes kit », des BD hilarantes et des rubriques concrètes : sauver la planète dans ta douche, dans ta chambre, sur ton portable, dans ton lycée, à la cantine, etc. Justement, pour cet épisode, nous sommes allés au lycée Hélène Boucher dans le 20ème arrondissement de Paris et nous y avons rencontré Corisande, une élève de Terminale. Avec ses amis, ils ont eu l’idée d’inviter des scientifiques qui travaillent sur les questions environnementales pour informer les élèves. Objectif : chasser les peurs et les fake news, avoir les BONNES informations. Ils ont donc lancé un cycle de conférences : Clim’action, qui inspire à son tour d’autres lycées. Mais ils ne comptent pas s’arrêter là : ils vont introduire des jeux autour des enjeux du climat, ils vont végétaliser leur lycée et organisent déjà des vide-dressings. Et c’est tout un lycée qui est en train de se transformer grâce à leur impulsion. Corisande nous explique ce que les éco-délégués mis en place depuis cette rentrée ont changé, comment Clim’action a vu le jour et pourquoi il est important de s’engager. David Groison est également avec nous, rédacteur en chef du magazine et directeur des magazines Phosphore et Okapi. Comment ont-ils fabriqué ce numéro ? Quel est le regard d’un professionnel de la presse jeunesse sur cette génération un peu à part ? Comment se renouveler sans cesse face à un public qui change tous les trois ans ? Voilà quelques-unes des questions posées. N’hésitez pas à aller voir l’actu de Clim’action sur Instagram @climaction_hb. Quant au magazine, vous le trouvez en kiosque au prix de 6,5 euros ou près de chez vous ici : www.trouverlapresse.com.  Bonne écoute !  
Difficile de qualifier Maxime de Rostolan. Il est à la fois entrepreneur, militant, auteur, lobbyiste-activiste. Sa passion, la terre et les paysans. C’est lui qui a fondé les Fermes d’Avenir, un projet expérimental au sein du domaine de la Bourdaisière. Il avait pour ambition de prouver en cinq ans que la permaculture pouvait être plus rentable que l’agriculture conventionnelle; il nous expliquera où en est ce projet et ce qu’il a permis de construire dans toute la France. Cette première partie de carrière l’a amené à porter la voix de cette agriculture partout en France et surtout dans les arcanes du pouvoir. Nicolas Hulot disait d’ailleurs de lui il y a quelques années qu’il serait son ministre de l’Agriculture s’il devenait président ! Une expérience qui l’a amené à comprendre et mettre le doigt sur les blocages aujourd’hui qui empêchent d’aller vers cette transition que les Français appellent de leur vœux.  Maxime est donc au croisement de tous les sujets d’actualité, accompagnement vers une agriculture plus durable, lutte contre le changement climatique, il était aux côtés des militants d’Extinction Rebellion en octobre sur la place du Châtelet. Mais aussi redynamisation de la démocratie. Ces derniers mois, il s’est consacré à la Bascule, un mouvement citoyen qui vient faciliter et amplifier les bonnes initiatives par toute une série de moyens : des événements, de la coopération, du lobbying citoyen. Une fois la Bascule lancée, il se consacre maintenant à la publication de son prochain livre au printemps. Et en attendant, il nous livre ses réflexions sur l’époque, la mobilisation de la jeunesse mais aussi les conflits dans la société, les menaces de radicalisation qui guettent, l’urgence intacte de toujours mobiliser ainsi que ses conseils et pistes pour demain. Conseils de lecture de Maxime de Rostolan (Pour les réseaux sociaux):  « Sauvons le climat », Gildas Véret, Rustica éditions. « Les mots sont des fenêtres », Marhall Rosenberg, La Découverte
Chiara Corazza est un sacré bout de femme !Pour Impact Positif, elle vous embarque dans ses combats, ses passions qu’elle mène depuis qu’elle est enfant. Tout a commencé très tôt : avec ses parents, ses sœurs, elle voulait déjà changer le monde. A la tête du Women’s Forum depuis presque trois ans, l’un des réseaux féminins les plus puissants au monde, Chiara Corazza n’a qu’un seul objectif : pousser les femmes dans tous les domaines, partout sur la planète.Selon McKinsey, 240 millions d’emplois (femmes et hommes compris) sont à la clé si plus de femmes étaient actives au niveau mondial. Et surtout, on y gagnerait un monde plus sain, plus équilibré.Son rôle ? Porter les arguments partout, susurrer à l'oreille des grands patrons. Dans sa besace également, une charte pour le climat signée par de nombreuses entreprises avec des engagements à l'horizon 2030 afin que les femmes prennent toute leur place face au défi climatique, elles sont les premières concernées par les conséquences du réchauffement !Nous parlons aussi du gouvernement qui vient de lui confier une tâche, celle d’améliorer la place des femmes dans les métiers d’avenir : finance, numérique, intelligence artificielle, les femmes sont trop peu présentes, seulement 28% de femmes scientifiques dans le monde ! Il y a urgence, car c’est tout un monde qui est en train de se construire sans les femmes. Chiara Corazza évoque les pistes qu'elle a dans la tête en vue du grand projet de loi qui sera porté par Marlène Schiappa en 2020.Enfin, et surtout, elle nous dévoile le programme du Women's FORUM qui se déroulera à PARIS du 20 au 22 novembre, Kristin Scott Thomas en est la présidente d'honneur.
La campagne « On est Prêts » a touché 47 millions de comptes l’an dernier. En novembre 2018, plus de 60 créateurs, des « Youtubers », des « influenceurs » se sont coordonnés pour chaque jour communiquer sur un geste à leur communauté. Un geste pour lutter à son échelle contre le réchauffement climatique, un geste pour s’engager davantage : devenir zéro déchet, s’engager dans une association, passer au vélo, changer de banque pour ne plus financer de projets fossiles, baisser le chauffage, etc. Norman, EnjoyPhenix, ou encore Max Bird se sont prêtés au jeu, et derrière cette campagne, un grand chef d’orchestre, Magali Payen, coordinatrice et productrice de contenus à impact. Pour ce 27ème épisode d’Impact Positif, Magali Payen a répondu à nos questions ainsi qu’Axel Lattuada, l’un des fondateurs de la chaîne Youtube à succès « Et tout le monde s’en fout », participant à « On est Prêts ». Comment cette campagne a—t-elle été mise sur pied, quelles difficultés ont été rencontrées sur la route, et surtout quels ont été les impacts ? Les créateurs expliquaient dans la bande-annonce que si 3,5 % de la population était touchée, soit 2 millions et demi de personnes, elles pouvaient faire basculer le système de façon non-violente. Qu’en est-il aujourd’hui ? Que faire de ces 47 millions de comptes sensibilisés ? Magali Payen nous explique le cheminement de la campagne et surtout les projets à venir : une autre campagne en préparation dont elle nous dit quelques mots et surtout, l’un des aboutissements d’On est Prêts : la Convention Citoyenne pour le Climat qui a démarré il y a quelques jours. De son côté Axel Lattuada, le Youtuber aux plus de 20 millions de vues, nous racontera comment cette campagne a changé sa vie, ce qu’elle lui a apporté au quotidien dans son métier et comme cela a été perçu dans sa communauté. Axel Lattuda qui publie un nouveau livre avec "Et tout le monde s'en fout" et qui monte sur scène à Paris, vous pouvez allez le voir et l'applaudir à la Comédie des Boulevards. Merci pour votre fidélité !
Mon invité pour ce nouvel épisode, c’est Yacine Ait KACI.Si son nom ne vous dit rien, vous connaissez sans doute ELYX, c’est lui qui l’a créé : un petit bonhomme qui se balade sur les réseaux sociaux, souriant et bienveillant, et qui est devenu le premier ambassadeur virtuel des Nations-UNIES. Avec Elyx, qui nous ressemble un peu tous, Yacine veut « décomplexifier » les enjeux de notre époque et surtout décomplexer les citoyens.Pour le SOMMET CLIMAT qui s’est tenu à New York le 23 septembre, il a mis à disposition en Open Source avec l’ADEME toute une documentation autour des thématiques abordées. Pour chacune d’entre elles : une fiche claire avec la situation actuelle, les défis à réaliser et l’ODD qui lui correspond. Les ODD, Objectifs de Développement Durable : ils sont 17 et seuls 9% des Français en ont entendu parler.Pourtant, le temps presse, ces objectifs doivent être atteints en 2030, autant dire : demain ! Mais le sursaut, le réveil, et l’action, ça commence par l’éducation et la sensibilisation. C’est de ce travail dont nous parlons avec Yacine Ait Kaci. Avec lui, on se plongera également dans cette année écoulée ponctuée des marches pour le climat dans lesquelles il a été impliqué, mais aussi dans cette nouvelle ère dans laquelle nous sommes entrés. Assez parlé du Développement Durable, cela fait 30 ans qu’on en parle avec les résultats que l’on connaît !Place à l’ère du « RE » pour régénérer, réparer. Place au sursaut citoyen face à une vie virtuelle qui prend de plus en plus d’espace. Yacine nous expliquera pourquoi nous devons aussi reprendre en main notre démocratie digitale. Retrouvez sur elyx.net toute la documentation en Open Source, tous ces gestes du quotidien qui nous mettent sur la trace des ODD et toutes les grandes thématiques déchiffrées du sommet CLIMAT de New York sans passer par les pavés indigestes des rapports d’experts mis en ligne.Et surtout partagez, partagez, partagez !
Emmanuelle Duez est notre première invitée de cette 2ème saison… Entrepreneure, passionnée, militante, débordante d’énergie, je vous invite pendant ce podcast à plonger dans son univers, dans l’univers des « Boson », comme elle les appelle, du nom des collaborateurs du cabinet de conseil ou plutôt du mouvement qu’elle a créé il y a plus de 6 ans : The Boson Project. Sa raison d’être : la transformation des entreprises en misant sur le capital humain, les femmes et les hommes de l’organisation. Avec Emmanuelle Duez, nous essaierons de répondre à ces quelques questions passionnantes : comment garder les talents dans les entreprises ? Et enrayer cette fuite de cerveaux, de potentiels qui ne se retrouvent plus dans l’entreprise d’aujourd’hui. Comment voient-ils leur avenir et où seront-il dans 5 à 10 ans ? Comment se transformer en tant qu’entreprise pour devenir « meilleure » et plus performante ? Le processus est long et parfois risqué. La performance étant un tout indissociable à la fois économique, social et sociétal, et environnemental. On verra que les entreprises les plus discrètes sont souvent celles qui vont le plus loin. Autre question : comment comprendre les (r)évolutions en cours ? The Boson Project est aussi un laboratoire de recherches, qui mise sur l’interdisciplinarité et qui multiplie les lunettes pour mieux lire la société. Emmanuelle Duez nous parlera de la dernière étude effectuée par The Boson Project et son enseignement, notamment sur la génération Y et sa vision du monde professionnel. Qu’est-ce qu’être un bon manager aligné avec son entreprise et ses collaborateurs ? Quelles sont les qualités essentielles d’un bon manager ? Vous serez surpris ! Elle-même a été classée parmi les 30 personnalités les plus iconoclastes à suivre dans le monde en management, leadership et business. Elle est la seule Française dans la liste. Voilà quelques-unes des questions auxquelles Emmanuelle Duez répondra sans oublier notre interview Déclic où elle délivrera ses conseils de vie et d’entrepreneure… Merci infiniment de nous suivre pour cette 2ème saison.
C’est le dernier podcast de la saison et il est un peu particulier. Pas d’invité dans cet épisode, mais plutôt un condensé de la saison. En écrivant ce podcast, j’ai réalisé la richesse et la diversité de tous ces intervenants. 24 épisodes, 24 univers parfois différents, qui se croisent et se complètent. Des parcours atypiques, de la détermination, de la gentillesse. Pour recevoir les nouveaux épisodes à la rentrée, abonnez vous ! sur instagram @impactpositif.podcast et Twitter @IPositifs---------------------------------Je l’avoue, j’ai été passionnée par les solutions proposées par ces projets, par ces initiatives fortes, et leurs impacts, leur capacité à changer le monde à leur échelle. Fascinée par l’énergie que ces invités m’ont communiquée. Ces entrepreneurs –artistes-étudiants-scientifiques ont tout donné pour leur projet, ils ont pris tous les risques pour certains. J’ai eu la chance de rencontrer de jeunes leaders émergents, je suis sûre qu’ils seront encore là dans 10 ans. Pour ce dernier épisode de la saison, j’ai donc eu envie de brosser l’année avec vous. Vous y découvrirez plusieurs catégories d’invités : il y a eu les grands inspirateurs, les jeunes leaders, les émissions délocalisées, les parcours atypiques, les grands thèmes d’actualité. Parmi les grands inspirateurs, je placerai évidemment celui qui a ouvert la saison : Navi Radjou qui a popularisé l’innovation frugale ; Cyril Dion qui veut nous embarquer dans un nouveau récit pour gagner la bataille du changement climatique. Comment ne pas parler de Nicolas Chabanne ? Le co-fondateur de C’est Qui le Patron, la marque des consommateurs devenue la marque au plus grand succès en grande distribution ces dernières décennies. Mais vous découvrirez aussi Alexandre Mars, l’ancien start-upper multi-millionnaire qui veut lutter contre les inégalités du premier jour avec EPIC. Sakina M’sa la styliste engagée, la belle réussite de « Phénix » avec Jean Moreau ou encore Arnaud Poissonnier, créateur de la plateforme de microcrédit « Babyloan », un entrepreneur social passionnant aux épaules solides et aux projets foisonnants.Nous vous emmènerons à Vivatech ou encore au Change Now Summit à Station F. Vous discuterez également avec des parcours atypiques comme PLANTU, ou encore Eric Salobir, le prêtre qui murmure à l’oreille des patrons de la Silicon Valley. Enfin, chez les jeunes leaders, Corentin de Chatelperron vous emmènera faire un tour du monde des « Low Tech ». Samuel Grzybowski vous ouvrira à la différence. Fanny Agostini vous expliquera pourquoi il faut retrouver la nature. De grands thèmes d’actualité traverseront également les épisodes : comment moins consommer en 2019 ? Comment les Civic Tech peuvent-elles faire la différence dans le contexte post-Gilets Jaunes ? Comment faire en sorte que les femmes prennent toute leur place dans le numérique ? Enfin Saïd Hamouche, le fondateur de MOZAIK RH, nous fera visiter  l’Ascenseur à Paris, un lieu unique en Europe dédié à l’égalité des chances.Sans oublier l’interview déclic, c’est la signature du podcast, et vous retrouverez celle de Thomas Huriez, le fondateur des jeans 1083.Très bel été à toutes et à tous ! Et merci pour cette belle saison.
Et si l’ « ascenseur social » n’était plus en panne en France ? C’est sans conteste l’objectif de ce lieu qui est né il y a quelques semaines à Paris. Dans cet épisode, nous vous proposons de visiter « L’Ascenseur », un espace unique en Europe dédié à l’égalité des chances près de la place de la Bastille. L’immeuble regroupe une 20taine d’associations et d’entreprises. Ensemble, elles créent des parcours enchevêtrés, complémentaires qui pourront accompagner le candidat tout au long de sa vie et dans tous les domaines. Ensemble, ils sont plus forts. Et si le premier « Ascenseur » a été créé à Paris, l’objectif est d’essaimer un peu partout en France. Dans cet épisode, nous vous proposons de vous balader dans les étages à la rencontre de ces associations et entreprises inventives, créatives et à l’impact social fort.  Un lieu qui est né sous l’impulsion de Mozaïk RH, Article 1 et BNP Paribas. Justement, nous vous proposons de découvrir l’un des instigateurs de l’Ascenseur, Saïd Hamouche. C’est un des entrepreneurs sociaux les plus costauds de notre époque. Un des plus brillants. Discret et humble, l’entrepreneur a pourtant de quoi être fier du chemin parcouru. En 2007, il a créé Mozaïk RH qui est devenu le premier cabinet de recrutement et de conseil spécialisé dans la promotion de la diversité. Depuis plus de 10 ans, 6000 personnes ont été recrutées et 80% des entreprises du CAC 40 accompagnées ! Oui, il a fait bouger les lignes dans les têtes et dans les entreprises, il a changé la vie de milliers de jeunes et moins jeunes aux origines sociales, économiques, culturelles diverses en leur ouvrant la voie. Mozaïk RH leur a permis de montrer l’étendue de leurs talents dans les bonnes conditions.  Impact Positif vous raconte tout : les débuts de Saïd Hamouche, les développements de son entreprise, le déclic pour créer l’Ascenseur ainsi que son concept. Avec lui, on a aussi essayé de comprendre où sont encore les blocages en France sur la diversité et comment les lever. Montez avec nous dans l’Ascenseur. 
On dit de lui qu’il a un profil unique, et c’est un peu vrai. Le personnage intrigue par son parcours peu commun. Après avoir travaillé dans la banque, Eric Salobir décide d’entrer dans les ordres chez les Dominicains. Passionné de technologie depuis toujours, il créé des sites internet, met ses compétences au service de la communauté dans le monde entier et devient rapidement responsable des médias de l’Ordre. Il s’installe à deux pas du Vatican et décide alors d’aller rencontrer les grands dirigeants de la Silicon Valley pour discuter avec eux. Quels sont les impacts de leur technologie sur la société ? Quelles traces vont-ils laisser sur la terre ? Quel sens donner à leur travail ? De ces rencontres vont naître des amitiés privilégiées avec les entrepreneurs les plus influents de notre époque.  Il faut dire que l’homme est également consulteur auprès du Saint Siège depuis 8 ans. Eric Salobir tisse alors tout un réseau mondial auquel s’ajoute des universitaires, des chercheurs, des experts de renom. Objectif : réfléchir ensemble aux moyens de remettre l’humain au centre ainsi que la protection de la planète, dans un monde où la technologie avance plus vite que la réflexion politique ou sociétale autour d’elle. Et pourtant, elle façonne profondément notre société et l’économie.Le Réseau Optic est né et avec lui, l’envie d’emmener ces leaders dans sa réflexion. Ainsi le Réseau produit des livres blancs sur l’état de ses recherches accessible à tous sur son site internet (www.optictechnology.org), il donne également des conférences de haut niveau chaque année. Enfin, Eric Salobir vient de lancer un laboratoire d’idées et un hub événementiel, le LAB.222 à Paris, pour offrir aux entreprises de nouveaux outils, pour les aider à mettre les innovations au service du bien commun. Comment Eric Salobir a-t-il fait pour murmurer à l’oreille des plus grands de la Silicon Valley ? Comment fait-il pour convaincre ces leaders à l’agenda surchargé, très discrets dans les médias, de venir s’exprimer lors des événements qu’il organise ? L’habit intrigue—t-il tout comme son côté résolument entrepreneurial ? Quels sont ses projets avec le LAB.222 ? C’est ce que je vous propose de découvrir dans ce nouveau numéro d’Impact Positif.
Note introductive - contrairement aux autres épisodes, cet épisode a été tourné en direct, au cœur d'un salon professionnel, et en public. Nous sommes conscients que la qualité du son n'est pas exactement celle que vous connaissez sur nos précédents épisodes, et nous en excusons. Nous espérons que l'épisode vous plaira, malgré ses défauts sonores inhérents à l'exercice. Bonne écoute !--Vivatech, ces 13 000 start-ups, ses têtes d’affiche de la Silicon Valley et d’ailleurs, ses ministres qui arpentent les allées, ses intervenants de haut-vol. Ca vrombit partout, les stands sont rutilants et l’énergie est omniprésente. L’innovation aussi. Mais quelle innovation ? Quelle technologie ? Pour aller où et pour faire quoi ? Cette année, on a senti un petit quelque chose en plus, une envie de sens, une envie d’aller au-delà de la technologie-gadget et de l’utiliser au service de l’homme et de la planète… Pour preuve, cette « Better Life Avenue » plantée en plein salon et qui était notamment bordée de quelques « green-tech », ces entreprises de l’économie circulaire.Pour la 4ème année consécutive, Sparknews a élaboré son parcours du « Positive Impact » dans les allées de Vivatech. Pendant trois jours, ils emmènent les entreprises à la découverte de ces start-ups qui ont un impact positif sur la société et l’environnement. On les a donc tout naturellement invité sur le podcast pour qu’ils nous parlent de cet engouement pour la « Tech for Good » et ce que cela sous-tend précisément. Aux côtés de Sparknews et de sa directrice générale, Sandra de Baillancourt, deux autres start-ups : Guiti News et Start-up for Kids.Guiti NEWS (voir le site) a été exposé sur le Média Lab de TF1. Il s’agit d’un média en ligne indépendant, créé notamment par un journaliste réfugié afghan, et qui fait travailler en binôme des journalistes français et réfugiés. Ils se définissent eux-mêmes comme un média « franco-réfugié ». Objectif : croiser les regards, parler de l’immigration différemment, lutter contre les préjugés et surtout ré-humaniser ces sujets. Quant à Start-up For Kids, le projet est porté par la flamboyante Sharon Sofer. Elle nous raconte que c’est sur un échec qu’elle a construit sa start-up aujourd’hui au succès grandissant. Elle organise des mini-Vivatech afin d’initier les enfants aux métiers de la technologie et de la science. Objectif : faire par soi-même, devenir acteur de son apprentissage, apprendre en s’amusant. Et ça marche, des dizaines de milliers d’enfants ont déjà mordu à l’hameçon, ainsi que leurs parents et enseignants.Des start-ups à impact comme celles-là, Vivatech en a recensé 200. D’accord, ce n’est pas grand chose par rapport au volume total des start-ups et grands groupes exposés mais c’est un beau début. Nous, chez Impact Positif, c’est d’elles qu’on a choisi de parler. Vous nous aidez en relayant le podcast ? 
Stéphane de Freitas est un auteur, réalisateur et entrepreneur social prolifique. Son brillant parcours prend naissance dans une blessure. Adolescent, repéré pour ses talents de basketteur et prédestiné à une carrière de sportif professionnel, il change d’école et débarque dans un collège huppé de la Porte d’Auteuil. Pour lui, le petit gosse d’Aubervilliers, le choc culturel est immense.Il se retrouve pointé du doigt parce qu’il n’est pas comme les autres, et surtout, parce qu’il ne S’EXPRIME pas comme les autres. Comme deux langages parallèles dans deux univers parallèles que séparent juste quelques kilomètres.Cet acte est fondateur pour lui car il commence à lire, se cultiver, puiser dans les classiques et corriger sa prise de parole en public. Il abandonne rapidement sa carrière de basketteur toute tracée et intègre des écoles prestigieuses. Mais un autre événement lui fera prendre un chemin de traverse. Après un accident de voiture, il décide de faire ce qui le passionne, ce qui lui tord le cœur depuis le début : apprendre la prise de parole en public au cœur du « 93 », et donner à tous ces jeunes des quartiers populaires la chance de réorienter leur destin, de l’embrasser, de le prendre en main grâce à la parole.En 2012, le concours d’éloquence et la formation Eloquentia nait à St Denis. Un concours qui essaimera vite dans toute la France, et fera l’objet d’un film diffusé à la télévision puis au cinéma. « A Voix Haute » marquera les esprits, qualifié de laboratoire du « vivre ensemble » car on y voit des jeunes, de tous horizons, de toutes origines, qui se parlent, qui apprennent ensemble. En se révélant aux autres, ils se révèlent à eux-mêmes. C’est cette aventure incroyable que raconte ce podcast, ainsi que tous les autres projets qui en ont découlé.Le podcast évoque aussi la difficulté de dialoguer, propre à notre époque. La difficulté de s’écouter, de se comprendre et de « faire-société ». Stéphane de Freitas fait bien sûr écho à l’actualité : de la crise des gilets jaunes aux résultats des Européennes, il nous rappelle l’urgence de réapprendre le dialogue dans un monde à voix multiple. Il nous décrit une époque transitoire aux grandes tensions mais qui peut trouver son chemin grâce à la pression de la société civile. Bonne écoute avec Impact Positif.Aujourd'hui Stéphane lance INDIGO. Un réseau social d'entraide solidaire, associé à une monnaie virtuelle, le DIGO. Dans un esprit zero déchet, et pour recréer du lien social, l'application est une plateforme d'échange de biens, et services. une nouvelle approche pour révolutionner l'accès de tous aux objets ou aux prestations, basée sur une approche 100% solidaire. Objectif : réduire les inégalités, favoriser la solidarité et le partage, et aider les associations.=> en savoir plus sur INDIGO, le projet de réseau social d'entraide => Télécharger l'application pour iPhone=> Télécharger l'application pour Android
Rencontre : Alors que les villes se végétalisent, que la mobilité douce envahit nos trottoirs, et que les consciences s’aiguisent, eux font le choix de partir s’installer à la campagne. La journaliste Fanny Agostini et son mari Henri Landes seront désormais basés en Haute-Loire, à la tête de leur propre ONG Landestini. Explications. Après 10 années de vie parisienne, ils ont décidé de retrouver la terre. De retrouver la nature et une vie plus simple en dehors de la ville. Fanny Agostini et Henri Landes ont mis le cap vers une ferme en Haute-Loire : elle est journaliste à la tête de Thalassa, ancienne présentatrice météo, lui est notamment auteur, enseignant et militant associatif. Ensemble, ils ont décidé de se lancer pour agir en accord avec ce qu’ils prônent : le ralentissement, la préservation de la biodiversité, une vie et une alimentation en harmonie avec la nature. Désormais, ils seront entourés par 3 hectares et demi de terrain et de forêt, avec potagers en permaculture, agroforesterie, sans oublier un petit élevage. Surtout, ils ont créé l’ONG « Landestini » qui a l’ambition d’agir sur 3 axes : l’éducation, l’emploi et le changement de comportement. L’éducation comme pilier central avec divers programmes en direction de la jeunesse parfois complètement déconnectée de ses racines au sens premier ; l’activité économique car la biodiversité est un gisement d’emploi insoupçonné. C’est de tous ces projets dont nous parlons dans ce podcast, mais aussi de ce changement de vie, de cette envie de passer à l’action, de retrouver du concret et des projets à l’échelle locale. Un choix qui n’est pas pour autant radical. Pas question pour le couple de s’isoler et de vivre en totale autonomie. Leur ferme sera avant tout un lieu de rencontre, un lieu de passage, de sensibilisation où les touristes pourront également venir se ressourcer. Fanny Agostini continuera de porter son message engagé dans les médias -dans d’autres projets que Thalassa- Henri Landes pilotera lui plus globalement ce projet d’ONG en Haute-Loire mais aussi en Corse, et aux Etats-Unis d’où il est originaire. Enfin, ce podcast parlera aussi et surtout du « pourquoi » nous avons perdu ce lien avec la nature et de l’urgence de le retrouver où que l’on soit. pour suivre cette aventure : sur le site de l'ONG : https://landestini.org/ sur Facebook : https://www.facebook.com/landestini/
Dans cet épisode, je vous propose de plonger dans l’univers de Thomas Huriez, le créateur des Jeans 1083. Ou comment un petit commerçant de Romans-sur-Isère dans la Drôme a réussi à se faire connaître dans toute la France en inventant un nouveau modèle économique autour d’un jean MADE in France presqu’entièrement relocalisé et éco-conçu.Il fourmille d’idées et de projets novateurs. Bientôt, il vous proposera un jean consigné qui vous rapportera 10 à 20 euros si vous le rendez pour qu’il soit recyclé… Il vient aussi d’ouvrir une boutique à Paris dans le Marais, en plus de ces trois autres magasins à Romans, Lyon et Grenoble.Plus qu’une boutique, il s’agira aussi d’un atelier pour réaliser des jeans sur-mesure, et une vitrine de ce nouveau savoir-faire. Un savoir-faire qu’il veut développer. Devant les difficultés pour recruter dans les métiers de la fabrication, et pour former des talents, Thomas Huriez a également créé son Ecole du Jean. Pour Impact Positif, il retrace toutes les étapes de son parcours : de l’informaticien en manque de sens qu’il était hier à l’entrepreneur d’aujourd’hui. Il vous raconte son déclic, son raisonnement face au déclin de l’industrie textile dans sa région, les surprises avec par exemple le superbe élan de sa communauté, les échecs formateurs, bref les différentes étapes, comme la levée de fonds qu’il a effectuée récemment, sa première. Comme dans tous les épisodes, Thomas Huriez vous transmettra aussi les conseils qu’il retire de son expérience, tout cela avec douceur et acharnement deux mots qui le caractérisent si bien et qu’il aime lui-même associer dans son quotidien.
Petite introduction pour vous encourager à suivre IMPACT POSITIF sur INSTAGRAM !@impactpositifpodcastEt vous encourager à me faire de retours sur votre plateforme de podcast préférée, à le noter, 5**** de préférence.Cela m'aide en permettant aux mécanismes notamment d'iTunes de proposer ce podcast à des gens ne le connaissant pas. MERCI POUR CA.Et maintenant....---------------------------------------------------------------------Alors que le monde est en pleine révolution numérique, où sont les femmes et quelles places occupent-elles ? Le constat est cinglant : les femmes ne représentent que 28% des effectifs dans le digital. Et seules 10% des start-ups sont créées par des femmes. Rencontre avec Delphine Remy-Boutang, co-fondatrice de la Journée de la Femme Digitale et avec Tatiana Jama, créatrice de plusieurs start-ups et de l’initiative « Sista ».Les algorithmes ne sont pas neutres, et c’est tout un nouveau monde qui est en train de se créer avec des stéréotypes. Pourquoi ? Parce que ce sont des hommes qui en sont à l’origine. Et pas assez de femmes. Dans cet épisode, nous allons nous penchons sur ce constat, voir comment on peut l’améliorer alors que les pratiques et les services sont en train de se transformer drastiquement via le numérique et l‘intelligence artificielle. Tatiana Jama, entrepreneur, a lancé il y a quelques mois l’initiative « Sista », pour essayer de faciliter l’accès des femmes entrepreneurs aux fonds d’investissement. Le saviez-vous ? Moins de 3% des fonds qui sont levés le sont par des entreprises co-fondées par des femmes. 97% par des hommes ! Un chiffre catastrophique dans une économique qui est en train de façonner les usages de demain. Pour Tatiana, c’est un danger sociétal et économique qu’il faut résorber au plus vite avec une démarche pédagogique et non de clivage. Avec « Sista », elle s’adresse donc à une catégorie toute particulière de femmes entrepreneurs, celles qui doivent lever des sommes d’argent importantes dans un secteur numérique en forte croissance.Delphine Remy-Boutang est aussi entrepreneur, à la tête de la Journée de la Femme Digitale qui organise cette année sa 7ème édition à Paris le 17 avril et le 13 juin à DAKAR. Une envie de s’étendre à un continent africain duquel on pourrait fortement s’inspirer : 30% des femmes y sont entrepreneurs ! La Journée de la Femme Digitale, c’est un forum pour mettre les femmes du numérique en avant, donner envie d’entreprendre aussi, et surtout chercher à rééquilibrer la situation dans laquelle on se trouve. C’est Delphine Remy-Boutang qui a lancé la riposte des chemises blanches à la double page de Capital sur la « Start-up Nation » : un panel de 11 hommes du même profil et pas une seule femme à l’horizon. Selon le Forum Davos, il faudrait attendre l’année 2186 pour atteindre l’égalité Femmes-Hommes. Et parce qu’elles n’ont pas envie d’attendre encore 167 ans, elles lancent chacune des initiatives, et tous les domaines sont couverts : formation, financement, confiance en soi. Ce sont ces initiatives que nous allons explorer ainsi que leur propre expérience de vie et de carrière.www.wearesista.comhttps://lajourneedelafemmedigitale.fr/17 avril PARIS et 13 juin à Dakar.
Rencontre : elle n’a que 31 ans, mais déjà jongle avec un concept assez peu connu : l’écologie digitale. A la fois une réponse à la pollution numérique mais aussi un courant de pensée, une nouvelle façon d’envisager le numérique. Inès Leonarduzzi a décidé de donner corps et forme à ce concept avec son entreprise « Digital for The Planet ». Explications.Tout ce que l’on fait sur internet a une empreinte écologique. Nous, les 4 milliards d’internautes, les entreprises, les institutions. Ecrire un e-mail, regarder une vidéo, ne pas vider sa messagerie, envoyer des pièces lourdes. L’écologie digitale vise notamment à canaliser cette pollution numérique. Et quand Inès Leornaduzzi a réalisé le potentiel de son idée, elle n’a plus pensé qu’à cela et a tout plaqué pour fonder « Digital For the Planet », c’était il y a deux ans. A la fois, ONG mais aussi entreprise et laboratoire technologique pointu. L’un de ses objectifs : apporter des outils aux entreprises pour qu’elles puissent freiner leur pollution digitale, qu’elles puissent s’emparer puissamment de ce sujet et de façon très pragmatique. Et cela fonctionne, elle travaille aujourd’hui avec une vingtaine d’entreprises, et des collectivités, et ouvre des bureaux à l’international.Avec Inès, vous comprendrez les différents aspects de cette pollution invisibles à nos yeux, à nos sens et contre laquelle les citoyens peuvent pourtant agir chaque jour. Car pour Inès, c’est sûr, ce sont eux qui ont le « lead » aujourd’hui, eux qui font remonter les problèmes, eux qui ont le pouvoir de faire bouger les lignes dans les entreprises et partout ailleurs. Ce qu’elle dit aussi, et surtout, c’est que le numérique n’est pas une fin en soi, mais un moyen de mieux vivre et qu’il existe encore des milliers de modèles économiques à trouver. Ainsi la discussion prendra parfois un tour philosophique sur cette époque que l’on vit, cette ère du digital qui ne vient pourtant que de commencer mais qui provoque déjà tant de bouleversements.Vous découvrirez aussi une femme curieuse et inspirante, qui promeut la sororité et l’empowerment des femmes via un réseau qu’elle a créé, les « Women Inspiring Talks ». Son parcours vous prouvera qu’il existe 1001 chemins possibles pour s’explorer, être à l’écoute des autres et trouver sa place aujourd’hui et demain.
Rencontre : Il est polytechnicien, elle est étudiante à la Sorbonne et à Sciences Po. Tous deux sont engagés pour alerter sur l’urgence climatique. Aujourd’hui plus que jamais. L’un a co-rédigé un manifeste, l’autre fait partie des Youth For Climate. Ensemble, ils représentent une jeunesse qui se met inexorablement en mouvement.Corentin Bisot est à l’origine avec d’autres étudiants de grandes écoles du « Manifeste pour un réveil écologique » publié cet automne. Il est interviewé dans ce podcast avec Claire Renauld, étudiante à la Sorbonne et à Sciences Po. Elle fait partie des « Youth For Climate », ces jeunes qui se mobilisent tous les vendredis dans le sillage de la suédoise Greta Thunberg… Lycéens, étudiants et professeurs sont appelés à défiler car à quoi bon aller en cours dans un monde qui sera détérioré plus tard, disent-ils. Un appel aussi à réfléchir aux savoirs enseignés aujourd’hui et qui doivent permettre de répondre aux crises futures.Le « Manifeste pour un réveil écologique » pose, lui, clairement les constats et cherche à mettre la pression sur les futurs employeurs de ces étudiants convoités… Un manifeste qui est un succès, il a été signé à ce jour par plus de 30 000 étudiants, sans doute plus à l’heure où vous écouterez ce podcast. Avec ses compères, depuis quelques semaines, Corentin rencontre des Grands Groupes, des entreprises du CAC40 pour discuter de ce manifeste et comprendre où sont les blocages. Des entreprises qui sont curieuses de ce texte, certaines ont fait elles-mêmes la démarche vers ces étudiants, sans doute aussi par peur d’être « blacklistées » par ces jeunes talents. Alors, ensemble, ils réfléchissent.Claire prépare elle la grande grève du climat du 15 mars, qui sera le summum selon elle de la mobilisation mondiale. 300 scientifiques dans le monde ont décidé d’arrêter le travail également. Avec les autres étudiants, elle prépare aussi tous les autres vendredis qui suivront et qui portent à chaque fois une revendication différente. Pour ces deux jeunes, que ce soit le manifeste ou les manifestations du vendredi, leur mobilisation a permis de libérer la parole sur le sujet, premier pas essentiel et crucial vers l’action. Voici une conversation croisée entre deux étudiants engagés, qui illustre cette mise en mouvement planétaire. Voici leurs convictions, leurs espoirs, leurs mains tendues, leurs solutions.
Après 12 ans d’une carrière dans la banque, c’est un voyage au Tadjikistan qui change sa vie. De gestionnaire de grande fortune, Arnaud Poissonnier devient créateur de start-up sociale en s’inspirant d’une idée qui existe déjà aux Etats-Unis. Pour lui, tout devient clair et ce projet est le moyen de trouver un alignement total entre ses aspirations profondes et sa carrière. Babyloan va bousculer les mentalités en proposant aux Français de financer en ligne des entrepreneurs dans des pays en voie de développement. L’idée est simple et géniale : un prêt à taux zéro avec un remboursement garanti à 99%.Le cercle est vertueux : l’entrepreneur trouve l’argent nécessaire pour monter son business en dehors des circuits bancaires classiques dont il est exclu et le donneur participe à la création d’une activité à coût zéro. Il peut prêter encore et encore et faire partie d’une communauté : les « Babyloaniens ». L’idée fonctionne, mais les blocages sont nombreux, les obstacles réguliers dans ce secteur de la micro-finance encore en friche. Grâce à son expérience de banquier mais aussi à sa ténacité, Arnaud Poissonnier a tenu la barre envers et contre-tout. Serial entrepreneur, il a monté d’autres projets, et continue de nourrir de nombreuses idées pour répondre à toute une série d’enjeux sociétaux. Fervent défenseur des start-ups sociales, prenant régulièrement la parole sur ce sujet, c’est son expérience et ses conseils qu’il nous livre dans ce podcast. Mais aussi sa vision passionnante et enrichissante du secteur de l’innovation sociale, les promesses qu’il contient et son avenir.
En préambule, merci à tous de votre soutien. Vous êtes des milliers à écouter ce podcast, et à en parler autour de vous. Continuez à me soutenir en partageant les épisodes, et en notant ce podcast 5***** sur iTunes notamment. Ça m'aide vraiment à le faire connaitre !J'attends aussi vos Feedback via les applications !Suivez le podcast aussi sur Twitter : @iPositifs-----------------------------------------Solution 14 :Rencontre : Mélanie Marcel, ingénieur en neurosciences, a choisi de casser les codes et de s’affranchir d’une carrière déjà toute tracée. Au lieu de faire sa thèse, elle choisit de monter sa boîte et de contribuer à faire naître des projets qui l’ont toujours fait rêver. Des projets qui mettent l’humain et la planète au centre de toute recherche. ExplicationsTout est parti d’une conviction forte chez Mélanie Marcel : et si la science réintégrait la question du pourquoi dans son processus de recherche ? Et si la recherche scientifique essayait de répondre aux grands enjeux sociaux et environnementaux ? Ne trouvant pas la possibilité de réaliser sa thèse en lien avec ses valeurs, la jeune chercheuse décide de bifurquer pour créer sa start-up. SoScience sera l’entreprise qui permettra de lancer des ponts entre recherche et impact social. La start-up mettra en lien des mondes qui ne se connaissent pas. Par des programmes concrets, elle fera aboutir des collaborations entre des scientifiques et des entrepreneurs sociaux. Résultat ? 250 chercheurs ont été formés à l’impact social et une quarantaine de projets sont nés. Cela fait 5 ans que SoScience cartonne et rafle des récompenses internationales. La jeune femme, elle, peut se targuer d’avoir inventé une 3ème voix à côté de la recherche fondamentale et de la recherche appliquée : celle de la recherche et de l’innovation responsable.Elle espère que son projet va faire des émules et que bientôt, les collaborations se mettront en place d’elles-mêmes dans les laboratoires et les universités. Elle pourra alors se consacrer à d’autres dossiers épineux, comme le financement par exemple. A moins de 30 ans, elle est devenue experte pour la commission européenne et a écrit son livre chez Diateino « Science et Impact social : vers une innovation responsable ». Aujourd’hui, elle rêve de prise de position forte de la part de la France, pays connu pour l’excellence de sa recherche et pour son savoir-faire unique en innovation sociale. Pour Mélanie Marcel, il faut porter cette voie, parce que c’est une voie d’avenir mais aussi une voie d’espoir. 
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Suivez moi sur le compte twitter du podcast @ipositifs 🐦🎧 Si vous aimez ce podcast, partagez le autour de vous. Ca m'aide beaucoup et m'encourage. Et n'hésitez pas à me faire un feedback, un commentaire, et à le noter 5***** de préférence sur votre plateforme d'écouteNouvel épisode : Rencontre : Les soldes sont là et vous êtes tentés de dépenser, d’acheter ? Pas de problème… mais avez-vous vraiment besoin de cet achat ?Savez-vous comment il a été fabriqué ? Comment est-il arrivé jusqu’à vous ? Et si vous vous absteniez ou utilisiez les objets déjà en circulation ? C’est le défi que vous propose Zéro Waste France. J'ai rencontré sa directrice, Flore Berlingen. Résister, échapper à la surconsommation, ou tout simplement mieux acheter ? Zéro Waste France, une association qui milite depuis plus de 20 ans pour une société zéro déchet, vous lance un challenge : #RiendeNeuf en 2019 !Objectif : réunir 100 000 participants pour commencer à avoir de l’impact. C’est simple, il suffit de s’inscrire sur riendeneuf.org et de se laisser guider. Pourquoi ne pas tenter le prêt, l’occasion, la mutualisation, ou encore la réparation ? Vous pourrez même mesurer votre impact en temps réel. Saviez-vous qu’un jean a nécessité plus de 7000 litres d’eau potable pour être fabriqué ? Un manteau 110 kg de ressources naturelles pour atterrir sur vos épaules ?Pas besoin de se « priver », mais l’idée est simplement d’avoir toutes les informations à portée de main pour pouvoir mieux guider ses achats. Plongez-vous dans cette conversation très instructive avec Flore Berlingen, militante de longue date. Avec elle, vous comprendrez quels sont nos impacts et quels sont les leviers d’action qui se présentent à nous. Il y a des petits pas qui peuvent peser lourd, et vous verrez qu’ils sont nombreux.De plus en plus de citoyens se reconnaissent dans cette démarche sans être forcément des militants ni des écolos, ces personnes souhaitent surtout reprendre la main sur leur consommation. Un mode de vie plus sain, plus durable, à partager avec ses proches et qui permet aussi de se réapproprier certains savoirs dont l’urbanité nous a parfois coupés.
CONTINUEZ A SOUTENIR CE PODCAST. Je vous remercie de tous vos messages de soutien et vos idées. Vous pouvez désormais me suivre sur Twitter (@IPositifs) N'hésitez pas à partager cet épisode autour de vous. A en parler, à en débattre. Faire connaitre ce podcast m'aide beaucoup. La meilleur façon reste de me faire un feedback sur Itunes / Apple podcast. MERCI A VOUS ! ------------------------- En pleine crise des gilets jaunes, rencontre avec deux acteurs majeurs de la Civic Tech française, Fluicity et Make.org. Alors qu’une concertation nationale doit s’ouvrir jusqu’au 1er mars, la Civic Tech peut jouer un rôle central pour porter certaines revendications sur le devant de la scène, mais plus globalement celles de tous les Français. Les Civic Tech sont nées d’une envie de redynamiser la démocratie, de lui redonner tout son poids. En France, les Civic Tech sont nombreuses, notre pays est l’un des plus dynamiques au monde dans ce secteur. La crise des gilets jaunes a bousculé notre pays, et alors que les revendications se sont élargies pour toucher à des questions plus larges de démocratie citoyenne, les Civic Tech ont des outils puissants et inédits pour se mettre au service de la parole des Français. Nous avons rencontré Julie de Pimodan (@Judepim), créatrice de Fluicity, une application qui, localement, aide à reconstruire les liens entre citoyens et élus. Dans cette crise, Fluicity est en première ligne et participe en ce moment à l’opération #MairieOuverte dans de nombreuses communes rurales. Nous avons également rencontré Axel Dauchez (@axeldauchez), fondateur de Make.org, plateforme citoyenne qui organise des consultations massives sur de grands thèmes de débat avec succès. Il nous explique en quoi la démocratie est en danger et comment on doit saisir cette perche tendue par le mouvement des gilets jaunes pour changer en profondeur la manière de gouverner. ------------------------- CONTINUEZ A SOUTENIR CE PODCAST. Je vous remercie de tous vos messages de soutien et vos idées. Vous pouvez désormais me suivre sur Twitter (@IPositifs) N'hésitez pas à partager cet épisode autour de vous. A en parler, à en débattre. Faire connaitre ce podcast m'aide beaucoup.
Pour ce 10ème épisode de IMPACTS POSITIFS, j'ai décidé de tendre le micro à Plantu. Pourquoi Plantu ? Parce qu'au delà de brandir sa plume acérée avec humour et empathie tous les jours dans les pages du MONDE et de l'EXPRESS, Plantu est un dessinateur engagé. Voilà plus de 12 ans qu'il parcourt la planète avec CARTOONING FOR PEACE, la fondation qu'il a créée avec Kofi Annan, et qui regroupe des dessinateurs du monde entier, juifs, musulmans, athés, chrétiens, parfois menacés de mort dans leur pays. Avec les dessins de ces artistes, il arpente également les écoles et les prisons pour éduquer à la liberté de la presse. Jusqu'où peut on aller ? Qu'est-ce qu'une image ? pourquoi la ressentons-nous différemment ? Pourquoi est-il important de ne jamais lâcher les fils du dialogue ? Une pédagogie qui porte ses fruits : 800 000 enfants touchés en 3 ans. Mais tellement, tellement encore de travail à accomplir. Plantu, le mec qui n'a jamais été insouciant et a toujours souffert du syndrôme de l'imposteur nous explique SA raison d'être et de continuer, tout en douceur, souvent indigné, jamais fâché, guidé par un certain espoir et la hargne de réussir qui le poursuit depuis le début de sa carrière. ---------------------------------- Si vous aimez ce podcast, parlez-en autour de vous, faites transiter les messages de mes invités. Faites vous passeur. Et n'hésitez pas si ce podcast vous inspire à le noter 5***** sur votre plateforme d'écoute, cela m'aide beaucoup à le faire découvrir. Bonne écoute.
RENCONTRE : en pleine gronde des « gilets jaunes », l’explorateur Bertrand Piccard nous offre une leçon de pédagogie pour les personnalités politiques, industriels et entrepreneurs qui ne savent pas comment se lancer dans la transition énergétique. Et pourtant, toutes les solutions existent déjà pour polluer moins ! Bertrand Piccard est notre 9ème invité pour #ImpactsPositifs. Echanger avec Bertrand Piccard, c’est penser que rien n’est impossible et que tout est entre nos mains. Pour ce 9ème épisode d’Impacts Positifs, je vous propose de plonger dans l’univers de l’explorateur pour lequel innovation et changement sont innés. Rompre avec les vieilles connaissances du passé, avoir le courage d’essayer quelque chose de nouveau, voilà ce qu’il prône depuis toujours pour vivre dans un monde plus respectueux de ses ressources naturelles. Aujourd’hui, après l’incroyable aventure de Solar Impulse, l’avion qui a fait le tour du monde, uniquement grâce à l’énergie du soleil, l’homme s’est lancé dans de nouveaux défis. Il sillonne le monde pour promouvoir un millier de solutions efficientes pour la Planète qu’il a récoltées avec sa Fondation. Grâce à son équipe, ces solutions seront même labellisées pour inspirer confiance et guider toutes les parties prenantes : autorités publiques, industriels, entrepreneurs. Ces solutions, elles sont technologiquement innovantes, rentables, et créatrices d’emploi. Enfin un discours qui peut peut-être faire évoluer les mentalités ! Devant toutes les idées qu’il a découvertes, Bertrand Piccard le confie lui-même, il a un grand sentiment d’admiration pour la créativité de toutes ces entreprises. Ensemble, nous faisons le point sur la situation en France, la mobilisation des gilets jaunes, il nous explique comment il faut parler du changement climatique aujourd’hui, et comment aider ceux qui en ont le plus besoin, ceux qui sont en colère aujourd’hui dans les rues de France. Toujours concret, dans le souci de la pédagogie, il détaille avec nous quelques-unes de ces solutions dénichées avant qu’il ne se lance dans un troisième tour du monde pour convaincre les décideurs, cette fois, porte-folio sous le bras.
« Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années »… Qui mieux que Samuel Grzybowki pour incarner cette célèbre réplique de Corneille ? Il y a 10 ans, il décide de fonder sa propre association, il n’a que 16 ans, de l’énergie à revendre, des convictions au cœur, et c’est le début d’une grande aventure. Celle de « Co-Exister » qui se bat pour que les différences soient une richesse, pour que les jeunes se parlent, se construisent ensemble quelque soit leur religion, leurs convictions spirituelles. Sa devise : diversité de convictions, unité dans l’action. 10 ans plus tard, 2500 membre plus tard, tout est encore bien là. L’association a non seulement grandi et touche toujours plus de jeunes partout sur le territoire mais elle organise aussi des « InterFaith Tour » autour de la planète, à la recherche de solutions interreligieuses à dupliquer en France. Samuel a également créé sa start-up sociale de conseil aux entreprises. Il a écrit 3 livres et reçu de nombreux prix. Il est devenu le plus jeune Fellow Ashoka de France pour le modèle qu’il a construit et son impact sur la société. Peut-être trop pour un seul homme, ou trop de vies pour un jeune homme de son âge.  Il y a deux ans, il tombe dans la rue, et découvre qu’il souffre d’un burn-out. Commence alors une année de césure pendant laquelle il va réfléchir à son avenir, et à son engagement, guidé par cette réflexion soufflée un jour à son oreille : « Toute recherche d’unité entre les hommes implique que l’on fasse d’abord l’unité en soi-même ». C’est cette quête, ce retour à soi qu’il nous raconte dans « Fraternité Radicale » aux éditions les Arènes, et dans Impacts Positifs.   Allez plus loin :  Son site : http://www.samuelgrzybowski.com/  Le livre "Fraternités radicales" : http://www.arenes.fr/livre/fraternite-radicale/  le suivre sur Twitter : https://twitter.com/samgrzybowski?lang=fr
Et si on prenait le temps de mieux comprendre notre époque ? Les transitions en cours, les mutations, les grands enjeux  sociaux et environnementaux qui se profilent ?  Certains ont décidé de ne pas rester les bras croisés, ils ont un coup d’avance, l’audace de croire qu’ils peuvent apporter leur pierre à l’édifice. Ils sont ce que l’on appelle des « Changemakers ». Corentin de Chatelperron n’est pas un homme comme les autres. Sa maison, c’est son bateau, le « Nomade des Mers ». Il n’a pas besoin de salaire, vit de ses passions, est son propre patron. Ingénieur de formation, il a largué les amarres il y a deux ans en Bretagne pour un tour du monde à la recherche d’idées ingénieuses  qui répondent à des problématiques locales. On appelle cela des solutions « low-tech » par opposition à « high tech » car elles sont frugales et ne requièrent pas beaucoup de moyens financiers. Elles contribuent à développer l’économie locale. Objectif : les faire circuler pour qu’elles se répliquent partout  où les besoins sont les mêmes. De cette aventure qui n’est pas encore terminée, il a tiré des documentaires pour Arte et un livre aux éditions du Chêne. Surtout, à mes yeux, il représente l’archétype du leader charismatique d’aujourd’hui : habité par la question du sens, sourire aux lèvres et le cœur généreux, avec de grandes ambitions pour son projet et son équipe.  Il avance déterminé sans avoir peur de l’échec. Dans notre interview « déclic », Corentin nous fait aussi part de ses espoirs pour les prochaines générations, et donne des conseils pour vivre en harmonie avec soi-même et ses passions. Vous pouvez retrouver et télécharger cet épisode, ainsi que tous les épisodes d’Impacts Positifs sur vos plateformes d'écoute préférées   N'hésitez pas à le noter 5*****, ca m'aide beaucoup, et à en parler autour de vous. Car propager les histoires de ces changeMakers est le premier geste pour que vous le soyez à votre tour.   « Impacts Positifs », c’est le podcast porte-voix de ces acteurs du changement, des personnes ordinaires qui font des choses extraordinaires. Entrepreneurs, citoyens, grands groupes, étudiants, associations, ils ont un point commun : leur impact positif sur la société ou l’environnement. Une conversation simple et sans détours, sans timing, pour se laisser inspirer, et agir peut-être à son tour.
Episode très spécial cette fois ci, tourné à Station F lors du ChangeNow summit.  Je me suis baladée dans les allées de cet événement, qui est LE rendez-vous des Start Ups à impact positif. J'y ai rencontré son fondateur, Santiago Lefebvre, et deux projets particulièrement intéressants. De formidables rencontres que je partage avec vous.   Partie 1 - Santiago Lefebvre - fonder le grand rendez vous international de l'impact positif, à station F Pour Santiago, il est trop tard pout parler des problèmes. Nous n'avons plus que 20 ans pour changer le cours des choses. Il est donc impératif de se tourner, de façon obsessionnelle, vers les solutions. Il se met donc en tête de créer un forum, un sommet, pour provoquer des rencontres, entre entreprises, Start ups, grands groupes, collectivités, pour mettre en commun les solutions et nouer des partenariats. Avec un seul objectif : avoir le MAXIMUM d'impact, tout en prouvant qu'on peut faire du business sur ce terrai. Le tout à Station F, le temple de l'innovation et des Start ups.  Partie 2 - Meet My Mama et TerraCycle Depuis les allées du ChangeNow Summit, Zoom sur 2 projets particulièrement inspirants. Deux pépites présentes au sommet :  - TerraCycle : le champion mondial du recyclage des déchets non recyclables - Meet My Mama : traiteur en ligne qui permet à des femmes issues de l'immigration, réfugiées, ou expatriées, de faire partager leur cuisine, leur talent et leur savoir faire.  Tous trois nous racontent leur joie de faire partie de ce ChangeNow Summit, et la sublime énergie qui circule à tous les étages. j'espère que cette énergie, vous la sentirez dans cet épisode.  Bonne écoute, en quasi direct du ChangeNow Summit, à Station F
Dans cet épisode, je vous embraque dans la vie de Jean Moreau, co-fondateur de Phénix, une start-up de la Tech For Good en pleine croissance. Après avoir travaillé dans la finance, il décide de tout plaquer pour se lancer dans une aventure entrepreneuriale, mais pas n’importe laquelle : il lancera une entreprise sociale et dédiera désormais tout son temps et son talent à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Pas facile quand votre carrière est un succès et que vous travaillez dans un milieu prestigieux ! Mais la question du sens l’emportera sur les considérations matérielles. Phénix assure la liaison entre les invendus en grande-surface et les associations. Son originalité : un outil technologique puissant allié à un maillage territorial très fort. A l’époque, il y a 4-5 ans, les citoyens commencent à peine à s’intéresser au sujet, mais l’intérêt ne fera que croître, soutenu par une législation avant-gardiste en Europe.  Car oui, la France est en avance dans le domaine ! Elle ambitionne même de diviser par deux le gaspillage alimentaire d’ici 2025. Et nous sommes sur de bons rails. Jean Moreau, lui, a tissé sa toile solidaire. Avec Phénix, il redistribue plus de 100 000 repas chaque jour, 40 millions en cumulé depuis les débuts. Il a aussi créé une centaine d’emplois et réalisera cette année plus de 8 millions de chiffres d’affaire. Enfin, il est en train de boucler une levée de fond de 10 millions d’euros pour développer Phénix.
Cyril Dion a passé deux années à parcourir le monde pour promouvoir le film « Demain », sorti en 2015 en pleine COP 21 à Paris et co-réalisé avec Mélanie Laurent. Un documentaire qui avait fait le pari de miser sur les solutions déployées par des citoyens, collectivités, agriculteurs ou entrepreneurs pour mieux consommer, mieux produire, mieux vivre dans le respect de l’environnement et des humains. Pas de façon utopique mais dans un modèle viable et reproductible. Résultat : un franc succès orchestré par le bouche à oreille avec 1,2 million de spectateurs dans une trentaine de pays.   « Demain » ne restera pas sans suite… Outre une grande soirée télévision prévue autour des projets citoyens nés grâce au film, Cyril Dion a des idées plein les poches et toujours un seul objectif :  créer pour être utile. L’auteur, militant écologique, et  réalisateur revient aussi avec un livre : le « Petit manuel de résistance contemporaine » publié chez Actes Sud. Attention, il ne s’agit pas d’un guide pratique, vous ne trouverez pas ici une série de propositions d’action alignées pour vous mettre en ordre de marche. Mais vous dénouerez tout d’abord les fils de la toile qui s’est tissé devant nous ces dernières décennies : celle d’un monde qui est peut-être en train de perdre la bataille contre le changement climatique. Aprés un rappel cinglant à la réalité, Cyril Dion nous somme d’inventer un nouveau récit pour embarquer le plus de monde possible, car il n’est pas trop tard pour résister. Dans notre podcast « Impacts Positifs », Cyril Dion nous raconte en détail comment organiser cette résistance par le récit. Comment le construire, avec qui et pour quels impacts ? Il nous invite également à repenser totalement nos existences : ne serait-il pas plus efficace pour la société que chacun vive de ses passions, de ses talents plutôt que de travailler pour rembourser un crédit ou payer un loyer ? Nous ne sommes pas sur cette planète pour être des consommateurs, rugit-il. Cyril Dion reviendra aussi sur l’épopée du film « Demain », sa genèse, et les leçons qu’il tire de cette aventure incroyable.  Il nous parlera de l’incubateur qu’il compte bientôt lancer pour faciliter l’éclosion de ces nouveaux récits. Et comme pour les précédents podcasts, Cyril Dion n’échappera pas à l’interview « déclic » : son plus bel échec, ses mentors, ses conseils à ceux qui veulent agir mais qui n’osent pas. Pour lui, aucun doute, la meilleure façon d’agir et d’avoir de l’impact, c’est de faire ce qui nous plaît et ne rien lâcher. Bonne écoute.   Pour écouter ce podcast quand vous le souhaitez sur votre smartphone, n’hésitez pas à vous abonner et à la noter ! Et à en parler !