Il y a, dans l’histoire de la musique populaire, deux grands chemins vers la légende.
Il y a d’abord ceux qui ont bâti leur mythe avec des albums devenus des monolithes : des disques qui redessinent un genre, qui installent une esthétique, qui s’imposent comme des références absolument incontournables.
Et puis il y a ceux dont la réputation s’est forgée sur scène, dans la fureur d’un concert, dans ces prestations qui marquent les époques et dont on ressort persuadé d’avoir vu quelque chose d’unique.
Et puis… il y a les groupes qui ont réussi les deux.
Les groupes dont les albums comptent, et dont les concerts comptent encore plus. The Cure fait partie de cette catégorie rarissime.
Parce qu’on peut appeler ça new wave, post-punk, gothique, cold wave… ou simplement The Cure, le groupe de Robert Smith a façonné un son, une atmosphère, un langage musical immédiatement identifiable. Des disques qui ont imprimé plusieurs générations, du minimalisme hanté de Seventeen Seconds aux cathédrales d’émotion de Disintegration en passant par le retour gagnant de Songs of a lost world.
Mais The Cure, c’est aussi un choc scénique. Des concerts immenses, généreux, éprouvants parfois avec des prestations qui dépassent les trois heures — où la setlist devient un territoire en mouvement, où les morceaux s’étirent, respirent, se métamorphosent. Des shows documentés par des albums live devenus cultes, et par des vidéos qui ont accompagné toute une vie de fans, de In Orange à Trilogy. The Cure est un groupe que l’on écoute… mais que l’on vit aussi.
Et au fil des décennies, sans jamais vraiment chercher à suivre les modes, The Cure a traversé les époques. C’est ce que mon invité du jour, Jeremy Wulc, raconte dans son ouvrage The Cure On Tour publié chez glénat
Mais The Cure est aussi un groupe totalement iconique, au point d’être entré dans la bande dessinée. Un groupe raconté, dessiné, transmis — comme dans le très beau The Cure en BD, publié chez l’éditeur Petit à Petit, qui revisite leur histoire à travers le regard d’illustrateurs et d’auteurs contemporains.
Scénarisé et documentés la encore par notre invité du jour.
