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La Banque centrale européenne (BCE) s'apprête à maintenir son taux directeur à 2% malgré la forte augmentation des prix de l'énergie liée au conflit au Moyen-Orient. Pour en parler, Alexandre Stott, économiste chez Goldman Sachs, est l'invité du "Chiffre du jour".

Il revient sur la communication de la BCE, notamment par la voix de sa présidente Christine Lagarde, qui sera scrutée de près pour évaluer les risques d'une accélération de l'inflation et la possibilité de futures hausses de taux. Contrairement à la Réserve fédérale américaine (Fed) qui a un double mandat sur l'emploi et la stabilité des prix, la BCE se concentre uniquement sur la lutte contre l'inflation, ce qui pourrait la pousser à agir plus rapidement. Les investisseurs anticipent déjà une hausse de 40 points de base des taux de la BCE d'ici la fin de l'année, reflétant deux scénarios possibles : une désescalade du conflit permettant le statu quo, ou une persistance de la crise énergétique menant à une réaccélération de l'inflation.

Notre invité estime que le premier scénario, plus bénin, est pour l'instant le plus probable, en raison notamment d'une situation économique européenne moins tendue qu'en 2022.