Ce matin dans "Le chiffre du jour", Stéphane Pedrazzi reçoit Elizabeth Tchoungui, présidente de l'association Capital Filles, qui lutte pour l'égalité des chances des jeunes filles issues de quartiers défavorisés ou de zones rurales. Ensembe, ils s'intéressent aux résultats scolaires et aux inégalités qui persistent au baccalauréat.
Les chiffres sont éloquents : en 2025, 59% des candidats au bac ont obtenu une mention, mais avec de fortes disparités selon l'origine sociale. Ainsi, 40% des bacheliers ayant obtenu une mention très bien sont issus de milieux très favorisés, tandis que les enfants d'ouvriers ou de parents sans emploi ne représentent que 3 à 4% de ces mentions.
Elizabeth Tchoungui explique comment son association parvient à obtenir de bien meilleurs résultats pour les jeunes filles qu'elle accompagne, avec 70% de mentions au bac, soit 11% de plus que la moyenne nationale. Le secret ? Un système de mentorat gagnant-gagnant, où des collaboratrices d'entreprises partenaires deviennent marraines de ces jeunes filles.
Ces marraines, issues de profils variés (ingénieures, RH, commerciales...), ont pour mission de donner confiance à leurs filleules, de les conseiller dans leurs choix d'orientation et de les accompagner, notamment dans la jungle de Parcoursup. Elles développent ainsi des compétences recherchées en entreprise, comme l'écoute, la gestion de projet ou la mise à la place de l'autre.
Au-delà du simple soutien scolaire, les marraines aident surtout les jeunes filles à briser l'auto-censure et à se projeter dans des métiers qu'elles ne connaissent pas, comme ceux du développement durable. Grâce à cette découverte de nouveaux horizons, elles s'investissent davantage dans leurs études.
Pour continuer à étendre son action sur tout le territoire, Capital Filles a besoin de toujours plus d'entreprises partenaires. Un appel lancé aux chefs d'entreprise qui souhaitent s'engager dans cette aventure gagnante pour tous.
