Dans cet épisode du podcast 'Le chiffre du jour', la directrice générale de l'Association française de gestion d'actifs, Laure Delahousse, nous éclaire sur l'épargne salariale en France. Avec un volume de 230 milliards d'euros, en hausse de 14,7% par rapport à 2024, ce dispositif suscite un intérêt grandissant auprès des salariés.
Laure Delahousse commence par définir les deux principaux volets de l'épargne salariale : les plans d'épargne entreprise (PEE), bloqués 5 ans, et les plans d'épargne retraite collectifs (PERCO), qui permettent aux salariés de se constituer une épargne en vue de leur retraite. Elle explique que cette forme d'épargne, alimentée par l'intéressement, la participation et l'abondement de l'employeur, connaît une forte progression, notamment grâce à l'encouragement des pouvoirs publics et à son déploiement dans les PME.
Un point intéressant abordé dans cet épisode concerne les inquiétudes des Français vis-à-vis de leur future retraite. Selon une étude menée par Laure Delahousse, un Français sur deux serait favorable à une dose de capitalisation pour compléter le régime par répartition, jugé fragilisé par le vieillissement de la population. Cette tendance serait particulièrement marquée chez les jeunes générations, qui souhaitent explorer d'autres pistes que le système traditionnel.
L'invitée souligne toutefois qu'il ne s'agit pas de remplacer complètement la répartition par la capitalisation, mais plutôt de les combiner, à l'image de ce qui se pratique dans de nombreux autres pays européens. La France fait en effet figure d'exception, avec seulement 2% des ressources des retraités provenant de la capitalisation, contre la moitié en Suède ou au Danemark.
