Description

La Saint-Valentin, c’est samedi prochain, le 14 février. À cette occasion, une escapade urbaine et romantique s’impose à Paris, avec la réouverture du Musée de la Vie romantique.

Le musée rouvre précisément le 14 février, un clin d’œil évident. Bien plus qu’une date symbolique, c’est une manière de célébrer le romantisme et de mieux comprendre ce mouvement artistique. Niché au cœur du 9ᵉ arrondissement, non loin de Montmartre, le musée a retrouvé, après 17 mois de rénovation, toute l’élégance d’une maison de style néo-classique italien. Inscrit au patrimoine des Monuments historiques, le bâtiment a bénéficié d’une rénovation patrimoniale, notamment pour sa toiture en ardoises clouées et sa façade entièrement refaite à la chaux. Le musée a également retrouvé ses couleurs d’origine : jaune beurre et brun beige.

Quand on pense villa italienne, on pense aussi écrin de verdure.

Et c’est bien le cas ici, en plein Paris. Une allée bordée d’arbres conduit à la maison, avec sa cour verdoyante et sa serre, aujourd’hui transformée en salon de thé. Un écrin inspirant situé dans ce que l’on appelait le quartier de la Nouvelle Athènes, un quartier d’artistes. Le peintre Ary Scheffer y vécut et y installa ses ateliers autour de la cour : le grand atelier pour peindre, et l’atelier-salon pour recevoir. Chopin et Liszt autour d’un piano, Delacroix, George Sand, Ernest Renan… une véritable maison d’intellectuels et d’artistes.

Et alors, que découvre-t-on sur le romantisme dans ce musée ?

Les sources d’inspiration du mouvement romantique. L’exposition permanente est thématisée : la nature, avec notamment les aquarelles de George Sand ; le sentiment, au cœur même de la création, illustré par Paolo et Francesca inspiré de La Divine Comédie ; l’émerveillement, à travers les « orages sonores » de Liszt que l’on peut écouter ; l’extase, avec le renouveau de la peinture religieuse et les piétés ; enfin, la littérature et l’imaginaire fantastique.

Et si l’on n’a pas de doute sur son amour, où dormir ?

À l’Hôtel Particulier à Montmartre, ou dans la seule maison d’hôtes de Paris dotée d’un piano : le Sourire Boutique Hôtel Particulier.

Fiche Pratique :


La chouée des chouans : un plat de terroir venu de Vendée

Comme beaucoup de plats roboratifs, la chouée des chouans puise ses origines dans la cuisine paysanne, à une époque où il fallait se nourrir avec ce que l’on avait sous la main. C’était un plat de rassemblement, un moment de partage, préparé avec des ingrédients locaux et simples, reflet du terroir vendéen.

Cette potée, populaire durant la Révolution, tire son nom du chou : la « chouée » désigne ce moment autour du chou. Mais le mot a aussi une autre signification : c’était un cri nocturne permettant aux chouans, ces insurgés royalistes de Vendée, de se reconnaître entre eux.

Un plat traditionnel à préparer chez soi

  • Blanchir les feuilles d’un chou vert et les tailler en lanières.
  • Faire revenir dans une casserole 200 g de petit salé coupé en dés, deux carottes, deux oignons et une gousse d’ail, eux aussi finement taillés. Certains ajoutent également des pommes de terre.
  • Ajouter les feuilles de chou bien séchées et laisser mijoter 5 minutes en remuant.
  • Mouiller avec de l’eau à hauteur et enfourner à 180°C pendant une heure avec un bouquet garni.
  • Terminer avec un trait de vinaigre de vin avant de servir.

Simple, généreux et chargé d’histoire, ce plat raconte à la fois le terroir et l’épopée des chouans.