Jean-Pierre Laval de Païs Nostre lance l’alerte ! » Aujourd’hui, plus de 6 000 personnes ont déjà signé sa pétition contre le projet de rebaptiser ces joyaux médiévaux « Forteresses royales du Languedoc ».
Pour lui, ce n’est pas qu’une question de nom : c’est la mémoire des victimes cathares qui est en jeu. Alors que certains historiens relativisent l’existence du catharisme, Jean-Pierre Laval rappelle que l’identité occitane et la mémoire régionale doivent primer. Pourtant, pour de nombreux historiens, il ne s’agit ni d’un effacement de mémoire ni d’un révisionnisme. Ces sites ont été modifiés et certains construits par le pouvoir royal au XIIIᵉ siècle pour affirmer l’autorité du roi et contrôler un territoire marqué par la répression des dissidences religieuses. Pour d’autres Remettre en cause l’existence d’un catharisme structuré ne revient pas à nier les persécutions, ni les milliers de victimes de la croisade albigeoise et de l’Inquisition. Derrière ce débat de nom, une question centrale : comment faire de l’histoire sans céder aux mythes, tout en respectant la mémoire des drames du passé. Une mobilisation pacifique est prévue le 7 février devant le siège du conseil générale de l’Aude à Carcassonne à 11h.
