Description

Les hommages à Missak Manouchian ont été nombreux, au moment de son entrée au Panthéon, y compris sur notre antenne. Mais sait-on exactement ce qu’il écrivait, ce que sont ses poèmes. Le recueil dont je souhaite vous parler, et qui s’intitule Ivre d’un grand rêve de poésie, est publié aux éditions Points, dans une petite collection « Points poésie » au format poche. 

Ce livre est fort bien fait car il est bilingue. Et même si vous ne parlez pas arménien couramment, vous apprécierez ces caractères étranges, poétiques eux aussi dans leur graphie, qui accompagnent en page de gauche chaque poème. La traduction a été faite par Stéphane Cermakian.  

La langue arménienne est considérée comme un rameau isolé de la famille de langues indo-européennes, dont l’existence est attestée depuis l’antiquité, et l’alphabet a été inventé en 405 par le moine Mesrop Machtots. C’est à travers cet alphabet que Missak Manouchian retrouvait un peu de son Arménie perdue. On le sent à travers ses poèmes.