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« Quelles que soient les épreuves de la vie, il faut se montrer digne (...) l’horreur vécue est toujours pire que les romans ou les fictions. » Gabriel Bénichou
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« Quelles que soient les épreuves de la vie, il faut se montrer digne (...) l’horreur vécue est toujours pire que les romans ou les fictions. » Gabriel Bénichou                             
Déportés, leur ultime transmission • 20/04/2022 • 39 min

 Épisode 23 : Gabriel Bénichou, déporté à 16 ans.

Le 8 avril 1943, Gabriel Bénichou, lycéen âgé de 16 ans, est arrêté à Marseille et transféré à la prison Saint-Pierre avec sa sœur Rachel et son beau-frère Moïse. Tous trois sont déportés à Auschwitz II-Birkenau, en Pologne, par le convoi no 57 du 18 juillet 1943. Affecté entre octobre 1943 et août 1944 au nettoyage du ghetto détruit de Varsovie, Gabriel endure ensuite une
marche de la mort jusqu’à Kutno, puis un transfert à Dachau, en Allemagne,une seconde marche de la mort à l’approche de l’armée américaine vers la mi-avril 1945 vers Bad Tölz, en Bavière. Il est libéré le 2 mai 1945.

Auteure et photographe, Karine Sicard Bouvatier a organisé de 2018 à 2020 des rencontres entre les derniers témoins de la Shoah et des jeunes du même âge qu’eux à l’époque de leur déportation. Consciente que la transmission de la mémoire des rescapés des camps de concentration s’impose aujourd’hui plus que jamais, elle a fixé  leurs échanges bouleversants dans un ouvrage, Déportés, leur ultime transmission aux Éditions de la Martinière.

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Déportés, leur ultime transmission
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« Quelles que soient les épreuves de la vie, il faut se montrer digne (...) l’horreur vécue est toujours pire que les romans ou les fictions. » Gabriel Bénichou • 20/04/2022
« Quelles que soient les épreuves de la vie, il faut se montrer digne (...) l’horreur vécue est toujours pire que les romans ou les fictions. » Gabriel Bénichou                             
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« Nous avons chanté le Largo de Haendel. C’était une manière d’affirmer notre volonté de ne pas mourir. J’avais cette volonté. Je pense que, de moi-même, je n’aurais pas plongé dans le pessimisme car je savais que j’en mourrais. J’ai réagi. » Bertrand Herz
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« Quand on a été à Auschwitz, on a l’impression qu’on n’en est jamais sorti. » Esther Senot
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« Si l’on tient, c’est parce qu’on ne pense pas. Je n’étais pas capable de réfléchir. Et penser à quoi, de toutes les façons, dans un lieu comme celui-ci ? À vivre, sans savoir si le lendemain je serais en vie ou morte ? » Ginette Kolinka
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« Mes parents m’ont toujours donné beaucoup de force, avec l’idée qu’il faut toujours aider ceux qui sont dans le besoin. » Isabelle Choko
32 min
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« Quelquefois, je ne peux même pas en parler tellement je pleure, je suis toujours en larmes. » Julia Wallach
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« Comment peut-on penser à faire des fours crématoires, brûler des gens, construire une chambre à gaz ? Quel être humain peut penser à cela ? À détruire un peuple ? » Marcel Jungerman
23 min
« Garder les yeux ouverts. Être capable de dire non au mépris des êtres humains, oui à la dignité et au respect. » Marie-José Chombart de Lauwe
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« Nous gardions le moral. Nous nous disions : aujourd’hui, je suis vivant, je verrai demain. » Milo Adoner
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«On ne vit pas après Auschwitz, on vit avec Auschwitz, et jusqu’à notre mort.» Sarah Montard
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