Aujourd'hui dans "Un monde de progrès", Nicolas Bouzou fait le point sur la consommation d'électricité lié à l'intelligence artificielle, alors que les chiffres sont tout simplement vertigineux. D'après les dernières données de l'Agence internationale de l'énergie, la demande mondiale en électricité des datacenters a progressé de plus de 15% en 2025, tandis que celle des datacenters dédiés à l'IA a quant à elle bondi de 50%.
Aux États-Unis, certains États atteignent même des seuils alarmants, avec plus de 10% de leur consommation électrique dédiée aux datacenters. Ainsi, alors que la transition énergétique vise à réduire drastiquement notre empreinte carbone, la révolution de l'IA semble tirer dans la direction opposée.
Pire encore, les experts prévoient que la demande des datacenters devrait plus que doubler d'ici 2030, représentant alors plus de 3% de l'électricité mondiale. Une tendance qui, malgré le développement des énergies renouvelables, nécessiterait encore de faire appel de manière significative au charbon pour couvrir ces besoins.
Face à ce constat inquiétant, les géants du numérique semblent avoir tiré leurs propres conclusions. De plus en plus d'accords sont conclus entre datacenters et petits réacteurs nucléaires modulaires, dans l'espoir de concilier les impératifs énergétiques et environnementaux.
Alors que l'IA pourrait être la clé pour résoudre les défis liés au réchauffement climatique, sa propre empreinte énergétique soulève de sérieuses interrogations. Serait-il possible que l'IA devienne finalement l'outil qui permettra de réconcilier sobriété énergétique et progrès technologique ?
