Vlan!

Gregory Pouy

Vlan, c'est un podcast pour mieux comprendre notre société à travers le lien. Le lien à soi, aux autres et à la nature. Vlan, c'est une discussion entre Grégory Pouy et une personne éclairée et passionnée - Chercheur, anthropologue, journaliste. Tous les mardis, recevez un nouvel épisode court pour comprendre les grands mouvements du moment

Tariq Krim est un entrepreneur français à succès. En lançant Netvibes en 2005, il connaît un succès mondial, Mark Zuckerberg utilise son service ainsi que tout les personnes plus ou moins engagées dans le web social. Il partage dans ce long épisode comment tout cela s'est mis en place mais ensuite tous les problèmes qui sont liés en terme d'algorithme, de moderation, de modèles sur les réseaux sociaux qui ont pris une place majeure dans nos vies. Avez vous même réalisé qu'ils pilotaient vos rêves? Il n'existe pas de gouvernement mondial pouvant modérer le pouvoir des réseaux sociaux et si de formidables choses se sont faites sur les réseaux sociaux, malheureusement, ils génèrent aussi de nombreux problèmes: manipulation de masse par les partis extrêmes (les partis modérés sont mauvais à l'exercice), dépression chez les jeunes et immenses problèmes de confiance en soi des jeunes filles, quasi aucune modération et donc des problématiques de propos haineux. C'est précisément ce qu'a mis en lumière Frances Haugen en fin d'année. Ce qui peut être difficile à accepter pour la majorité d'entres nous, c'est que le fonctionnement de nos cerveaux n'a pas trop évolué sur les derniers milliers d'années par conséquent nous sommes tous très facilement manipulables. Aujourd'hui, les GAFA (Google Amazon, Facebook, Apple) nous connaissent mieux que nous même et en tous cas mieux que nos amis, nos maris/femmes, notre famille etc...Le micro ciblage pose un immense souci en réalité au niveau individuel mais aussi on niveau national ou Européen. Ce qui était décrit comme une dystopie dans les années 80 est arrivée et amène cette question cruciale, même si uniquement philosophique à ce stade, faut il démanteler les géants du web quand même eux ne maîtrisent plus très bien le monstre qu'ils ont créé
Thierry Janssen est un chirurgien devenu thérapeute, fondateur de l'école de la posture juste et auteur de plusieurs ouvrages dont le dernier "la Posture juste" m'a touché au coeur. Je vous le dis comme ça, c'est un livre que j'ai adoré et que je pense tout le monde devrait lire pour mieux se connaitre. Toutefois, pour débuter cette exploration, je vous propose de passer une petite heure avec Thierry pour mieux comprendre de quoi nous parlons. Et en l'occurence nous traitons des névroses et du lien avec le corps. Thierry s'est largement inspiré d'un des étudiants de Freud , moins connu de Jung, à savoir les recherches de Reich sur le lien entre la psyché et le corps. Dans cette période de covid, nous vivons de multiples crises individuelles, de couple, de relations en général mais aussi de société et avons besoin d'évoluer. Cette discussion comme l'ensemble de ce podcast essaie à son petit niveau de vous y accompagner. Il nous parle des 5 grandes familles de névroses, de notre relation à nous même, aux autres et à la nature forcément. On parle, bien sur, de l'éducation des enfants mais aussi des relations amoureuses en passant par les pervers narcissique (forcément puis qu'on en parle beaucoup en ce moment) mais aussi par l'amour sincère, véritable. Vous vous découvrirez peut être un peu psychopathe, masochiste ou rigide mais sachez que nous avons tous et toutes ces tendances en nous. Et encore une fois, le principe est de connaitre notre zones d'ombres pour mieux les aligner et les intégrer. J'espère de tout coeur que cette conversation vous touchera comme la lecture de l'ouvrage m'a touché.
Saison 5 - Épisode 200 - 14/12/2021
Stéphane Allix est un journaliste de guerre , radicalement cartésien dans le sens qu'il ne croit que ce qu'il voit. Pourtant, au moment du décès de son frère, presque devant lui, il se surprends à lui parler comme s'il était encore présent. Un trauma évidemment très important pour lui puisqu'il avait 32 ans et son frère 30. C'est alors qu'a débuté une quête infinie afin de comprendre ce qu'il se passe au moment de la mort ou après la mort. Pour ce faire, il a fini par se tourner vers des médecines hallucinogènes et en particulier les champignons. Mais au cours de ses recherches par l'intérieur, il a découvert un trauma encore plus profond qu'il avait totalement effacé de sa mémoire: son inceste quand il était encore un jeune enfant. Il raconte tout cela dans son dernier ouvrage: nos âmes oubliées L'inceste est encore très tabou dans notre société et pourtant il est légèrement en train de se briser pour libérer la parole. Evidemment si ce sujet, celui de la mort d'un proche ou des champignons vous touchent de trop, n'écoutez pas cet épisode. Avec Stéphane , nous parlons de spiritualité, de voyance, d'inceste (nécessairement), de la mort, de la vie après la mort. Je trouve son approche particulièrement intéressante car on accuse souvent les personnes qui sont dans cette démarche, d'être beaucoup trop "perchée" mais ce n'est pas le cas de Stéphane qui est un pur cartésien. Une discussion qui vous donnera peut être envie de creuser des discussions avec votre famille à l'occasion des fêtes qui arrivent.
Laurie Hawkes est psychologue clinicienne, psychothérapeute et autrice de plusieurs ouvrages sur les introvertis. Dans notre société du spectacle, on a tendance a privilégier la manière dont les personnes se mettent en scène et donc plutôt les extravertis ou, pour être plus exact, la partie extravertie que nous avons tous en nous même. Depuis quelques années, je m'intéresse vraiment aux introvertis car ils fonctionnent de manière différente de moi mais aussi parce que je réalise que je ne suis pas si extraverti que je ne le pensais. C'est vrai que j'ai toujours été porté par autrui, que les autres me donnent de l'énergie mais depuis 9 ans ou je suis indépendant, je réalise aussi que j'aime être seul, que j'introspecte beaucoup et finalement ce sont des caractéristiques plutôt d'introvertis. Et justement, ce qui est intéressant, c'est de comprendre que nous sommes tous un peu extraverti et introverti, le monde (encore une fois) n'est pas binaire mais nuancé et cette notion est importante pour moi évidemment. Oui oui, même quand on aime mettre rapidement les personnes que l'on rencontre dans des cases. Avec Laurie, on essaie d'expliquer la différence entre introverti et extraverti mais surtout nous décousons beaucoup des préjugés sur les introvertis, discutons de beaucoup de personnalités connues qui se trouvent être des introvertis - comme quoi cela ne s'oppose pas du tout. Voire l'inverse car pas mal de capitaines d'industrie se trouvent être plutôt introvertis. C'est intéressant de comprendre que de savoir être seul est en réalité essentiel, qu'il ne faut pas se confondre avec ses masques sociaux pour donner le change, juste savoir se respecter. Bonne écoute :)
Annick de Souzenelle a 99 ans, est anthropologue spirituelle. C'est une autrice très particulière qui s'est intéressée aux textes sacrés mais les a déshabillé des dogmes que les hommes (je ne mets pas de majuscule volontairement) ont créé. C'est ma thérapeute qui me l'a fait découvrir et a insisté pour que je puisse l'enregistrer afin de diffuser ses messages et grand bien l'en a pris. D'abord parce que j'adore avoir des conversations avec des personnes âgées et recueillir ce qu'elles ont appris de la vie et sur le chemin. Je ne suis pas baptisé et je n'ai jamais vraiment étudié les textes sacrés, j'étais donc très intéressé pour comprendre ce qu'elle en avait compris et comment ces textes pouvaient nous aider à mieux traverser cette période tumultueuse. Elle a écrit plus d'une vingtaine d'ouvrages mais 2 m'ont particulièrement marqué "le féminin de l'être" et le dernier, "le grand retournement". J'étais curieux de comprendre la place du féminin dans sa vision des choses mais aussi de saisir ce qu'elle nomme le "grand retournement". Nous parlons ensemble des crises à venir, de l'arbre de la connaissance, de courage, d'amour, de verticalité, d'horizontalité mais aussi de la peur de la mort et évidemment de spiritualité. Evidemment, nous verrons que tous les textes sacrés portent, finalement, les mêmes messages. Une discussion qui pourra en surprendre plusieurs bien sur mais qui vous amenera, je l'espère, sur un autre champs, peut être une compréhension différente de ce que nous traversons.
[Episode en Anglais]Marco Grob est un des plus grand photographes portraitistes des 20/30 dernières années - vous connaissez forcément son travail. Que ce soit la dernière photo de Steve Jobs pour la couverture du Times, les photos des différents présidents des U.S., des célébrités comme Léonardo DiCaprio, le film Black Panthers...Marco est autrichien est officie aux U.S., il a également beaucoup travaillé avec le National Geographic dans le cadre de documentaire principalement sur le continent africain. Nous nous sommes retrouvés avec Marco dans un appartement en vacances cet été et avons eu de longues conversation jusqu'à se poser cette question: quelle est la responsabilité de tenir l'appareil photo? Si cela peut vous paraitre neutre, vous êtes évidemment loin de la réalité car à travers les images que vous allez projeter des imaginaires et cela est d'autant plus vrai si, comme Marco, vos photos sont vues dans le monde entier. Marco a un regard passionnant sur son metier, sur l'impact que ses images peuvent avoir sur le monde, sur la manière dont les personnes qu'ils photographient essaie, à travers lui, de modifier la perception que le public va avoir de lui ou elle. Nous parlons également d'Instagram car ce qui est vrai pour lui l'est également pour nous tous dès que nous envoyons des images sur les réseaux sociaux. Ce sont autant d'imaginaires projetés évidemment et d'ailleurs la récente étude sur les Facebook papers prouvant l'impact délétère d'instagram sur la confiance en elle des jeunes filles prouvent bien que cela joue un rôle. Mais avez vous seulement déjà songé à votre impact en terme d'imaginaires? Dans la mesure où je crois que tous les challenges qui sont devant nous sont liés aux imaginaires que l'on a et que l'immense travail de nous concerne la déconstruction massive de croyances limitantes mais surtout qui détruisent la possibilité même de l'existence sur la planète. Cela me fait penser à l'épisode avec Mo Gawdat que je vous remets en lien.
Erik Madigan Heck is an artist that happens to be a photographer mostly known in the fashion industry. I don't do many episodes in english since it's a french podcast but when you come accross such a personnality, it would be silly not to record the conversation. It happens in a small Swiss town at the occasion of the International Photo Festival of Olten (IPFO). Erik is American, 37, father of 3 and is already awarded with a infinity Award by the prestigious ICP (International Center of Photography), named by Forbes in the 30 under 30. Beside being a worldwide known photographer, he also is the founding editor of art and fashion publication Nomenus Quarterly., He is often considered as the most innovative and exciting young artists in contemporary photography. Just simply as that. When I looked into Erik's work, I was amazed because I've never seen anything like it. I was deeply touched and trouble. It was pretty clear that Erik was very sensitive and had a unique sense of creativity. I love and practice photography myself and the first word that come to mind when looking at Erik's photos is painting. The second one is probably "romanticism". In this episode, we are discussing how Erik want to push beauty in the world full of daily bad news ; how he thinks that utopia can only happens if you chose to look on the bright side. It is a very insightful conversations, full of sensibility and vulnerability. Values that are so important to me and it feels good when it comes from a man perspective. And as a cherry on the cake, he has a beautiful voice. Hope you'll enjoy the conversation as much as I did.
Françoise Bourzat, psychologue et thérapeute, est sans doute l'une des expertes les plus respectée dans le monde occidental quand il s'agit de parler des substances psychédéliques et de la santé mentale. De manière assez étonnante, elle est totalement inconnue en France et pourtant aux U.S.A (où elle vit depuis 40 ans) et ailleurs, elle est invitée dans les plus grands médias ou conférences pour parler de ses connaissances. Je l'ai moi même découverte sur le célèbre podcast de l'américain Tim Ferris, auteur de la semaine de 4h. La France fait figure d'exception dès qu'il s'agit de psychédéliques, nous les associons systématiquement à de la drogue quand de très sérieuses université comme NYU ou l'Imperial College de Londres font des études poussées sur leurs usages thérapeutiques. Mais quel usage? Et comment les consommer? Cet épisode n'est certainement pas un appel à la consommation de ces produits (en particulier de manière festive) mais force est de constater que les psychédéliques naturels (psiloscybine, ayahuesca, mescaline majoritairement) ont toujours fait parti du développement de l'histoire humaine. Ils ont été nos premiers médicaments il y a des milliers d'années et sont toujours utilisés ainsi par des peuples racines. On prête même aux champignons l'apparition du langage . Avec Françoise nous discutons de la diabolisation de ces substances en France, de leur usage pour la santé mentale, en particulier pour les dépressions, pour l'assistance dans la mort, pour les addictions à des produits comme la cigarette par exemple (oui les psychédéliques peuvent aider à nous délivrer de nos addictions), pour le deuil d'un être cher. Françoise a créé des séminaires particulier pour accompagner la perte d'un enfant (sans doute l'expérience la plus difficile à vivre) à travers les champignons. Mais nous discutons aussi longuement des cérémonies, de l'avant, du pendant et de l'après car évidemment ces substances ne peuvent et ne doivent pas être prise sans un cadre strict et sacré, au risque d'avoir des problèmes comme cela peut être le cas avec d'autres substances totalement intégrés dans notre société comme le cacao, le café, l'alcool ou la cigarette. Nous nous posons également une question centrale: peut on transposer des cérémonies de peuples premiers avec une réalité différente de la notre dans notre société? Es-ce de l'appropriation culturelle? N'est-ce pas dangereux?
Olivier Sibony est professeur de stratégie à HEC, auteur de nombreux ouvrages et dernièrement de "Noise" (sortie en français cette semaine) qu'il a co-écrit avec le prix Nobel d'économie Daniel Kahneman, psychologue et Cass Rustein, sans doute l'un des juristes les plus connus des Etats-Unis. Il fallait bien ces 3 personnes, ces 3 disciplines pour couvrir un sujet aussi complexe que celui de la prise de décisions car nous sommes toutes la journée confrontés à prendre des décisions ou à l'inverse soumis à la décision d'autrui. Nous avons tous en tête les biais cognitifs bien sur, même si nous les conscientisons pas vraiment. Mais avez vous déjà réfléchi à l'impact du bruit dans vos décisions et celles des autres? Le bruit, c'est un élément qui peut être intérieur ou extérieur mais qui est souvent accidentel et qui impacte, de manière beaucoup plus importante qu'on ne pourrait le penser, les décisions. Comme l'indique le synopsis du livre, imaginez par exemple 2 médecins dans une même ville qui donne des diagnostics différents à des patients identiques. Bien sur, des biais peuvent être en jeux mais aussi une équipe de foot qui perd, une chaleur inhabituelle, une faim qui tiraille le ventre...tous ces éléments ont des impacts importants et sont des variables dans des jugements qui devraient être similaires. Mais alors qu'elle place pour l'intuition? Est-ce vrai pour tous les types de décisions? Heureusement, il existe des manières d'éviter ces biais et ce bruit et Olivier nous raconte comment nous nous trompons mais aussi comment prendre de meilleures décisions.
Louis-Noël Viviès est le Directeur Général de Energy Observer, un bateau complètement autonome qui utilise toute les sources d'énergies pour fonctionner mais qui ne produit aucune émission de gaz à effet de serre. Louis-Noël a eu le privilège de travailler avec des marins comme Olivier de Kersauson et de nombreux autres avant de se lancer dans ce projet incroyable qui nous apprend tellement. Je crois beaucoup dans l'analogie entre le bateau et la vie sur terre car je pense que nous allons au devant de nombreuses crises comme un bateau doit faire face à des tempêtes mais aussi je crois que nous pouvons apprendre beaucoup de l'usage de ce bateau pour nos modes de vie à venir Quand on est dans une tempête, on baisse les voiles et on lève l'ancre comme nous l'explique Louis-Noël. Ces conseils simples sont pourtant riches d'enseignement pour nous qui n'arrivons pas à faire ces choix sans vraiment comprendre comment faire. Mais c'est aussi ralentir tout en respectant une vitesse honorable, faire avec les éléments et ne pas se croire au dessus, utiliser un mix énergétique de la manière la plus efficiente possible. Dans la mesure ou l'hydrogène est largement utilisé sur le bateau, nous en parlons également beaucoup car les débats font rage et les lobbies associés envoient des informations contradictoires. Louis-Noël se fait le défenseur de ce vecteur énergétique qui est déjà utilisé sur voie terrestre mais dont certaines personnes se méfient beaucoup. C'est intéressant de voir que de nombreuses villes, pays comme le Japon font déjà le choix de l'hydrogène d'ailleurs. Vous entendrez pourquoi, selon Louis-Noël, les batteries Lithium sont un composant important mais pas la panacée, notamment en termes de sécurité. Mais plus que cela, il nous explique les logiques de fonctionnement du bateau et de son équipage et comment ces logiques pourraient être mises en place chez nous. A noter que nous avons construit des systèmes centralisés à l'époque ou nous ne savions pas faire autrement, ce qui était déjà une avancée très forte mais que désormais nous savons gérer au niveau local mais cela impliquerait de revoir tous nos systèmes d'énergie. Comme souvent la "legacy" (l'historique) d'un système pose problème est c'est tout à fait le cas pour notre création d'énergie.
David Djaiz est un philosophe politique (pas un candidat à la présidentielle), je précise car c'est important de comprendre que l'épisode n'est absolument pas une programme mais une proposition de réflexion pour faire face aux défis qui sont devant nous avec au premier plan l'écologie mais sans que David appartienne un parti écologiste. Il sort le 15 septembre un nouvel essai "le nouveau modèle français" dans lequel il revient sur ce qui a fait la France car on ne peut pas savoir où l'on va si on ne sait pas d'où l'on vient. En même temps, David est fatigué de ce discours sur le déclin français, sur un passé magnifié, sur une sécurité d'autrefois totalement illusoire mais dont certains candidats se servent pour faire peur. J'avoue être moi même fatigué par ces discours sur la sécurité, sur ces solutions analytiques qui n'en sont pas. En réalité, à mon sens, aucun candidat n'a la bonne manière d'aborder les sujets qui sont devant nous. Je ne dis pas avoir les solutions moi même mais clairement les discours que j'entends sont soit totalement à coté de la plaque soit pas assez ambitieux. Nous avons l'impression collectivement d'être pris au piège, d'être esclave d'un système qui nous entraine à notre propre extinction. Cela peut sembler dingue et pourtant, nous regardons tous faire en se demandant bien par quel bout prendre la problématique qui est bien plus large que nous tous. Alors avec David, nous avons une discussion sans fard et honnête et parlons de sa proposition autour de l'économie du bien être - et non ce n'est pas un concept sorti d'une séance de méditation ou de Yoga, c'est une proposition sérieuse et documentée d'un nouveau rapport au monde.
Mouloud Achour est une personne aux talents multiples: rédacteur en chef, journaliste (même s'il me dit ne jamais avoir eu sa carte), animateur de radio et TV. Il a dernièrement créé Clique TV , émission çà succès dans laquelle il donne la parole à des personnalités éclectiques. Comme il le dit lui même, il est un passeur. Il sort un film, les Méchants, dans lequel il critique vivement la société avec beaucoup de pertinence. Cette comédie s'attaque à notre époque: la course au buzz, la supposée réussite, le patriarcat, les préjugés, les jugements hâtifs, le mode de fonctionnement des médias et tellement de sujets. En réalité, quand j'ai vu le film, que j'ai adoré, j'ai eu la sensation qu'il avait la même mission que je me donne avec ce podcast: déconstruire et montrer comment les visions binaires du monde sont dangereuses. Nous traitons de tout cela avec Mouloud mais en allant plus loin car Mouloud est une personne très réfléchie avec des avis très clairs sur beaucoup de sujets comme l'intégration, la tolérance, le racisme. Il nous parle de son histoire avec beaucoup de dignité. Je me sens particulièrement chanceux car, s'il est un homme de média, il n'aime pas du tout en revanche donner des interviews lui même. C'est plutôt une personne qui aime mettre en avant les autres. Nous avons beaucoup de chance de l'avoir sur Vlan pour partager pendant 1h avec lui. A l'affiche de ce film, le casting est incroyable: Omar Sy, Roman Frayssinet, Djimo, Ludivine Sagnier, Kyan Khojandi, Mathieu Kassovitz ou encore Samy Naceri et Heuss l'enfoiré.
Inna Modja est une artiste originaire du Mali, une personne particulièrement engagée en particulier sur le droit des femmes mais ici nous allons parler d'un projet autour de l'écologie sur le continent africain "the great green wall" pour lequel elle est également ambassadrice et qui a donné lieu à un documentaire du même nom. Il s'agit sans doute du plus grand projet écologique au niveau mondial. Inna est une très bonne amie et nous vous invitons dans cette conversation intime. Avec elle nous parlons des détails de ce projet qui est engagé depuis de nombreuses années. Vous avez sans doute tous vu passer le rapport du GIEC et les catastrophes cet été: Russie, Grèce, Canada, Chine, Algérie, Allemagne, Belgique, France... mais vous n'avez peut être pas entendu parler de ce qui se passe sur le continent Africain et surtout la réponse à aborder. Car si une chose est particulièrement injuste, c'est que le continent africain est l'un des premiers impacté par les dérèglements climatiques dus à nos modes de vie en occident. Ce projet permet de reboiser une zone d'est en ouest de l'Afrique afin de limiter les catastrophes à venir. Cette grande barrière verte a beaucoup oeuvré de manière positive déjà mais il ne faut surtout pas baisser les bras. Avec Inna nous parlons de la situation sur cette zone du Sahel en entrant dans des histoires personnelles, profondes et poignantes que ce soit d'écologie, de terrorisme, de féminisme et comment tout cela est intimement lié. J'espère que vous apprécierez comme moi cette conversation.
Michel Maffesoli est un sociologue passionnant que j'ai déjà invité 2 fois sur mon podcast. Plus je le découvre plus j'adhère à ses thèses et comme beaucoup de chercheurs à la fin de leur carrière, il a décidé d'écrire à ce qui compte le plus finalement: le sacré, le magique, le spirituel, bref l'invisible. Il est connu (et décrié) pour s'être intéressé très tôt à ce sujet mais il nous explique comment nous passons d'une période moderne dans laquelle notre fil directeur et le fondement même du capitalisme était la rationalisation généralisée de l'existence. Ce qui aboutit au désenchantement voire une démagification du monde. Alors qu'on était dans une culture de séparation du corps et de l'esprit nous revenons aujourd'hui à une conception plus holistique (globalisante) du monde. Le corps dans son intégralité. Avec Michel nous abordons l'écosophie, l'écologie, la religion, le capitalisme, la politique, l'individualisme et comment nous sommes en réalité dans une crise civilisationnelle qui va voir advenir un nouveau paradigme plus proche de l'époque de la renaissance que de celle du modernisme dont le triptyque : individualisme, capitalisme, progressisme semble totalement dépassé et anachronique. Je suis vraiment ravi pour cette reprise de vous offrir cet épisode plein de sagesse, de bienveillance, du culture mais toujours sans se prendre trop au sérieux. Je crois, j'espère du moins que vous y trouverez beaucoup de ressources pour envisager le fameux (désormais) "monde de demain" auquel nous devons nous préparer car il advient bon gré mal gré.
Eric Julien, est un géographe, consultant et écrivain. Il est diplômé de sciences politiques. Grand voyageur, il découvre la Colombie en 1985. C'est à ce moment-là que sa vie prend un tout autre tournant. Lors d'une randonnée, Eric échappe de peu à la mort. Sauvé par les indiens Kogis, il consacre maintenant sa vie à cette civilisation particulière. Et il nous entraine avec les oiseaux qui l'entourent dans la manière de voir la vie et la civilisation à travers le regard des Kogis. Vous les connaissez peut être grâce à Frederic Lopez qui a avait fait une émission "RDV en terre Inconnue" avec Thomas Pesquet. Eric Julien n'est d'ailleurs pas pour rien dans cette rencontre. C'est un épisode spécial car très précieux en réalité dans la mesure ou il n'existe quasiment plus de société racine (nous les avons tous exterminé). L'idée n'est certainement pas de dire que tout est à revoir chez nous et que ces civilisations ont tout compris. Comme toujours il s'agit de questionner, de prendre le meilleur de 2 pour toujours aller de l'avant. Vous allez vous questionner sur le terme "d'environnement", sur le rôle de l'argent, sur le rôle de la guerre mais également sur le sens de la vie dans son ensemble. Eric Julien est un grand humaniste, il fonde en octobre 1997 l'association Tchendukua-Ici et Ailleurs afin d'aider les peuples autochtones colombiens, principalement les Kogis et les Wiwas. D'ailleurs si vous souhaitez faire un don (et ils en ont besoin) vous pouvez cliquer ici.
Albert Moukeihber est neuroscientifique et psychologue libanais, je l'ai déjà reçu sur ce podcast pour parler de la culpabilisation écologique. Et aujourd'hui nous parlons de nos peurs mais surtout notre incapacité très souvent à bien évaluer le risque. Est-ce que vous vous êtes déjà demandé comment votre cerveau fonctionnait et processait l'information pour nous indiquer ce qui est risqué ou ce qui ne l'est pas? Pourquoi les jeunes prennent plus de risques que les personnes plus âgées? En d'autres mots nous avons peur des "mauvaises choses". Notre cerveau ne mesure pas les choses de manière objective mais plutôt comparative mais de nombreux filtres viennent s'intégrer dans notre calcul du risque. Albert nous explique comment la neuroscience a réussi à prouver l'évolution de notre cerveau et notre aversion au risque mais aussi notre incapacité à traiter de la statistique, la mise à distance de l'information . Cela peut s'appliquer pour nos peurs du quotidien mais également sur le Covid et le vaccin ou encore sur la pollution, bref sur un peu près tous les sujets il est important de réaliser que notre cerveau nous joue des tours et que nous avons de nombreux biais qui viennent perturber notre jugement. Cela me fait naturellement pensé à l'épisode 87 avec le thérapeute Angelo Foley qui tient le compte "balance ta peur". Personnellement j'adore les épisodes qui permettent de mieux comprendre comment notre cerveau et notre psychologie fonctionne, d'ailleurs, j'ai eu l'idée de cet épisode en écoutant cet épisode du podcast Hidden Brain que je recommande souvent si vous parlez anglais
Thomas Gomart est historien (docteur en histoire des relations internationales) et directeur de l'IFRI (institut français des relations internationales). Il est également l'auteur de plusieurs livres mais dernièrement "guerres invisibles" et "l'affolement du monde" pour lequel il a gagné le prix du meilleur livre de géopolitique français. En résumé Thomas Gomart est l'une des têtes pensantes françaises de notre politique internationale et à ce titre connait parfaitement les enjeux entre les pays et entre les zones également. Nous avons enregistré l'épisode il y a quelques mois et donc nous ne faisons pas référence au conflit Israélo-palestinien ensemble mais par contre, nous parlons de très nombreux sujets et en particulier la manière très universaliste donc les Européens regardent le monde, la guerre de la données, de l'énergie, de la technologie entre les grandes puissances. Nous faisons énormément référence au vivant et à l'écologie car c'est une vraie question que je me pose: comment les pays s'organisent autour de cette problématique centrale et de l'impact du covid sur la politique internationale. J'ai conscience que cet épisode est un peu moins accessible que d'autres et en même temps nous traitons de questions totalement centrales pour notre vie quotidienne présente et future surtout à 1 an de l'élection présidentielle. C'est essentiel d'avoir une bonne compréhension de ces mouvements et même si je ne suis pas toujours d'accord avec la vision du monde que Thomas Gomart peut avoir, le moins que l'on puisse dire c'est que sa vision est particulièrement étayée. Cet épisode devrait par exemple vous aider à répondre aux questions suivante: quelle est la position de l'Europe aujourd'hui? De la France? Est-ce pertinent de sortir de la construction Européenne? L'Europe peut-elle devenir un modèle pour la vie demain? Comment les politiques au niveau mondial envisage la résolution de la crise climatique? Devrions nous nous méfier de la Chine? Et de très nombreuses autres questions. J'espère que cela vous plaira d'entrer dans les arcanes de ces guerres invisibles.
Hugo Clément est un journaliste engagé que vous connaissez sans doute. Il a, entre autre, écrit "Comment j'ai arrêté de manger les animaux" et nous allons aborder ensemble ce sujet épineux du végétarisme. Evidemment, nous ne l'abordons pas d'un point de vue idéologique car je suis encore omnivore moi même et l'idée n'est pas de donner de leçons mais simplement de faire face à la réalité de nos modes de consommation aujourd'hui. Vous n'en ressortirez pas nécessairement végétarien d'ailleurs mais peut être un peu plus en conscience avec votre nourriture du quotidien. En effet, tout est construit (en premier lieu le terme "viande") pour nous faire oublier qu'il s'agit de tuer des animaux malgré tout. Hugo a un père pécheur donc loin de l'univers des végétariens mais à force de faire des reportages, il a du faire face à la réalité de la production de notre alimentation et en particulier de l'élevage intensif. C'est comme cela qu'il est arrivé à réduire puis arrêter sa consommation de viande. Comme l'explique Hugo, cela ne sert à rien de dire aux personnes ce qu'ils doivent faire ou pas car il s'agit nécessairement d'une prise de conscience personnelle pour bouger. Une question centrale réside malgré tout : comment pouvons nous maintenir l'élevage intensif quand la majorité des personnes sont contre la maltraitance animale? Bien entendu cela ne peut pas se faire sans conséquence bien sur et nous en parlons dans le détail avec Hugo. Nous parlons aussi des barbecues sympas les amis, de la chasse de loisir, de l'intelligence des animaux et de très très nombreux sujets. Vous devriez apprendre beaucoup de choses en écoutant cet épisode sans jamais être caricatural. Il fait également référence au livre de Romain Espinoza "comment sauver les animaux.
Thierry Janssen est un chirurgien devenu thérapeute, fondateur de l'école de la posture juste et auteur de plusieurs ouvrages dont le dernier "la Posture juste" m'a touché au coeur. Je vous le dis comme ça, c'est un livre que j'ai adoré et que je pense tout le monde devrait lire pour mieux se connaitre. Toutefois, pour débuter cette exploration, je vous propose de passer une petite heure avec Thierry pour mieux comprendre de quoi nous parlons. Et en l'occurence nous traitons des névroses et du lien avec le corps. Thierry s'est largement inspiré d'un des étudiants de Freud , moins connu de Jung, à savoir les recherches de Reich sur le lien entre la psyché et le corps. Dans cette période de covid, nous vivons de multiples crises individuelles, de couple, de relations en général mais aussi de société et avons besoin d'évoluer. Cette discussion comme l'ensemble de ce podcast essaie à son petit niveau de vous y accompagner. Il nous parle des 5 grandes familles de névroses, de notre relation à nous même, aux autres et à la nature forcément. On parle, bien sur, de l'éducation des enfants mais aussi des relations amoureuses en passant par les pervers narcissique (forcément puis qu'on en parle beaucoup en ce moment) mais aussi par l'amour sincère, véritable. Vous vous découvrirez peut être un peu psychopathe, masochiste ou rigide mais sachez que nous avons tous et toutes ces tendances en nous. Et encore une fois, le principe est de connaitre notre zones d'ombres pour mieux les aligner et les intégrer. J'espère de tout coeur que cette conversation vous touchera comme la lecture de l'ouvrage m'a touché.
Hélène de Vestele est la fondatrice et porte parole d'Edeni, une structure qui permet de se former aux problématiques écologique et plus largement sociétale au niveau individuel mais également au niveau collectif pour les entreprises. Edeni s'appuie sur un conseil scientifique pour avoir une approche la plus juste possible. Hélène est passionnée et passionnante et par conséquent, on parle de nombreux sujets. D'ailleurs comme je l'explique dans l'introduction, la première fois ou nous nous sommes retrouvés pour enregistrer, nous étions tellement pris dans la conversation que la fin d'après midi est passée et 4h après nous avons réalisé qu'il était désormais trop tard. Hélène est très engagée mais surtout très informée sur toutes les problématiques liée aux changements systémiques auxquels nous assistons. On entre dans le détail ensemble des impacts primaires, secondaires, tertiaire, de ne pas vouloir mettre un curseur à 100 pour bien-pensance et oublier tous les impacts induits. On part dans de nombreux sujets qu'on essaie de creuser ensemble en particulier sur le rôle des entreprises et des individus, sur la déconstruction des pensées et des habitudes. En particulier, nous discutons pour savoir si les aspiration à vivre mieux avec moins est une aspiration de bobos citadins privilégiés ou au contraire un changement qui permettrait à chacun de vivre mieux. Elle qui a une expérience dans les bidonvilles en Argentine est particulièrement bien placée pour en parler mais je vous laisse découvrir l'épisode
Jacques Fredj est un historien, c'est également le directeur du mémorial de la Shoah qui se concentre à comprendre les phénomènes génocidaires qu'ils concernent les juifs mais aussi et plus largement l'ensemble des populations qui ont été, à un moment donné de l'histoire exterminées en grand nombre. Evidemment le sujet n'est pas joyeux, il est grave et en même temps, pour cette semaine de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, il me semblait important d'en parler. Je n'aurais pas voulu ignorer ce sujet dont on pourrait se dire qu'il ne se reproduira pas après la seconde guerre mondiale et qui pourtant c'est déjà reproduit voire se reproduit peut être même en ce moment même. Je pense particulièrement aux Ouighours dont l'extermination n'a pas, pour le moment, le nom de génocides mais qui pourrait bien se voire requalifier. Mais au fond c'est quoi un génocide? Comment le distingue-t-on d'un crime contre l'humanité? Comment ces phénomènes peuvent prendre naissance? Comment on arrive à une situation dans laquelle une population laisse un gouvernement exterminer une autre population? Est-ce que nous pourrions être des spectateurs de ces scènes encore aujourd'hui? Jacques Fredj nous explique parfaitement et par l'exemple comment tout cela arrive à se mettre en place, comment nous pouvons laisser faire. Il a d'ailleurs cette phrase terrible qui consiste à dire que l'objectif n'est pas de voire disparaitre ces phénomènes mais de les éviter partout ou cela est possible. Je ne sais pas s'il a raison mais au moins cet épisode participe à son micro niveau à éduquer autour de ces questions. N'hésitez pas à réagir en commentaire surtout
Eric Julien, est un géographe, consultant et écrivain. Il est diplômé de sciences politiques. Grand voyageur, il découvre la Colombie en 1985. C'est à ce moment-là que sa vie prend un tout autre tournant. Lors d'une randonnée, Eric échappe de peu à la mort. Sauvé par les indiens Kogis, il consacre maintenant sa vie à cette civilisation particulière. Et il nous entraine avec les oiseaux qui l'entourent dans la manière de voir la vie et la civilisation à travers le regard des Kogis. Vous les connaissez peut être grâce à Frederic Lopez qui a avait fait une émission "RDV en terre Inconnue" avec Thomas Pesquet. Eric Julien n'est d'ailleurs pas pour rien dans cette rencontre. C'est un épisode spécial car très précieux en réalité dans la mesure ou il n'existe quasiment plus de société racine (nous les avons tous exterminé). L'idée n'est certainement pas de dire que tout est à revoir chez nous et que ces civilisations ont tout compris. Comme toujours il s'agit de questionner, de prendre le meilleur de 2 pour toujours aller de l'avant. Vous allez vous questionner sur le terme "d'environnement", sur le rôle de l'argent, sur le rôle de la guerre mais également sur le sens de la vie dans son ensemble. Eric Julien est un grand humaniste, il fonde en octobre 1997 l'association Tchendukua-Ici et Ailleurs afin d'aider les peuples autochtones colombiens, principalement les Kogis et les Wiwas. D'ailleurs si vous souhaitez faire un don (et ils en ont besoin) vous pouvez cliquer ici.
Elise Huillery est professeur d'économie à Paris Dauphine, chercheuse affilée au laboratoire J-Pal (Abdul Latif Jameel Poverty Action Lab), au LIEPP (Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques), et à l’EUDN (European Development Network). Ses recherches portent sur les déterminants de la pauvreté et des inégalités notamment en Afrique et en France, et sur les politiques publiques permettant de les réduire. Et justement, c'est le sujet qui nous intéresse aujourd'hui: la pauvreté. C'est un sujet dont tout le monde s'empare sans trop savoir ce qu'il y a derrière les termes "pauvre" ou "extrêmement pauvre". En France et plus largement dans les pays dits "développés", la pauvreté est heureusement relative mais alors qu'en est-t'il du revenu universel? Peut on réussir à créer une société sans pauvreté? Est-ce que les pauvres profitent vraiment des aides auxquelles ils ont droit? Et puis dès qu'il s'agit d'écologie, on entend la ritournelle (souvent par des personnes qui ne sont pas pauvres d'ailleurs) que ces personnes ne peuvent pas se soucier de l'écologie et que par conséquent, il faudra résoudre la problématique de la pauvreté avant de s'attaquer à la problématique écologique. Bien sur, nous avons tous en tête le slogan "fin du monde Vs fin de mois" de l'épisode Gilets Jaunes de 2018-2019 alors qu'en est-il et comment pouvons nous allier les 2? Ce sont toutes ces questions que nous abordons avec Elise. Un épisode qui peut sembler difficile d'accès mais qui ne l'est pas du tout en réalité.
Alice Barbe est la co fondatrice de SInga, une association qui aide les migrants mais elle a également la particularité d'avoir été sélectionnée parmi les 12 personnes que la fondation Obama a considéré pouvoir un réel impact sur le monde. Elle a donc passé 1 an avec les ex- équipes de la maison Blanche, avec Barak Obama himself pur discuter et envisager les problématiques géopolitiques. Ce podcast n'a évidemment aucune ambition politique mais alors que les élections se profilent l'année prochaine il est essentiel de se poser les bonnes questions. Elle a réalisé que les personnes au pouvoir en France n'était pas nécessairement les bonnes, que la logique des partis politiques était totalement dépassé, que les personnes qui sont à la hauteur des défis pour la France ne sont pas intéressés ou ont peur de la politique et s'en éloignent. Vous verrez qu'elle porte un regard critique sur l'action d'Obama également et elle ouvre un nouveau champs en particulier à l'heure ou Marion Maréchal Le Pen (et le R.N pas loin) a créé son université. Elle pense que l'énergie créatrice est dans les mouvements citoyens car plus que des administrateurs formés à l'ENA qui s'arrogent le pouvoir pour l'éternité, la France a besoin de leaders, de personnes avec des convictions fortes et une intégrité intacte. Nous parlons en particulier des femmes et Pourtant aujourd'hui, la politique qu'elle soit de droite ou de gauche ne donne aucune crédibilité aux mouvements citoyens engagés, voire elle s'en moque et c'est bien le fond du problème. Pour reprendre la fameuse phrase d'Einstein, "on ne résout pas un problème avec les modes de pensées qui l'ont engendré". Alors quoi et comment faire? C'est exactement ce que nous abordons avec Alice qui souhaite créer un espace différent, moderne, collectif pour former les leaders politiques pour la France de demain. Je ne sais pas si son projet verra le jour mais l'ambition me semble utile et nécessaire.