Vlan!

Gregory Pouy

Vlan, c'est un podcast pour mieux comprendre notre société à travers le lien. Le lien à soi, aux autres et à la nature. Vlan, c'est une discussion entre Grégory Pouy et une personne éclairée et passionnée - Chercheur, anthropologue, journaliste. Tous les mardis, recevez un nouvel épisode court pour comprendre les grands mouvements du moment

Louis-Noël Viviès est le Directeur Général de Energy Observer, un bateau complètement autonome qui utilise toute les sources d'énergies pour fonctionner mais qui ne produit aucune émission de gaz à effet de serre. Louis-Noël a eu le privilège de travailler avec des marins comme Olivier de Kersauson et de nombreux autres avant de se lancer dans ce projet incroyable qui nous apprend tellement. Je crois beaucoup dans l'analogie entre le bateau et la vie sur terre car je pense que nous allons au devant de nombreuses crises comme un bateau doit faire face à des tempêtes mais aussi je crois que nous pouvons apprendre beaucoup de l'usage de ce bateau pour nos modes de vie à venir Quand on est dans une tempête, on baisse les voiles et on lève l'ancre comme nous l'explique Louis-Noël. Ces conseils simples sont pourtant riches d'enseignement pour nous qui n'arrivons pas à faire ces choix sans vraiment comprendre comment faire. Mais c'est aussi ralentir tout en respectant une vitesse honorable, faire avec les éléments et ne pas se croire au dessus, utiliser un mix énergétique de la manière la plus efficiente possible. Dans la mesure ou l'hydrogène est largement utilisé sur le bateau, nous en parlons également beaucoup car les débats font rage et les lobbies associés envoient des informations contradictoires. Louis-Noël se fait le défenseur de ce vecteur énergétique qui est déjà utilisé sur voie terrestre mais dont certaines personnes se méfient beaucoup. C'est intéressant de voir que de nombreuses villes, pays comme le Japon font déjà le choix de l'hydrogène d'ailleurs. Vous entendrez pourquoi, selon Louis-Noël, les batteries Lithium sont un composant important mais pas la panacée, notamment en termes de sécurité. Mais plus que cela, il nous explique les logiques de fonctionnement du bateau et de son équipage et comment ces logiques pourraient être mises en place chez nous. A noter que nous avons construit des systèmes centralisés à l'époque ou nous ne savions pas faire autrement, ce qui était déjà une avancée très forte mais que désormais nous savons gérer au niveau local mais cela impliquerait de revoir tous nos systèmes d'énergie. Comme souvent la "legacy" (l'historique) d'un système pose problème est c'est tout à fait le cas pour notre création d'énergie.
David Djaiz est un philosophe politique (pas un candidat à la présidentielle), je précise car c'est important de comprendre que l'épisode n'est absolument pas une programme mais une proposition de réflexion pour faire face aux défis qui sont devant nous avec au premier plan l'écologie mais sans que David appartienne un parti écologiste. Il sort le 15 septembre un nouvel essai "le nouveau modèle français" dans lequel il revient sur ce qui a fait la France car on ne peut pas savoir où l'on va si on ne sait pas d'où l'on vient. En même temps, David est fatigué de ce discours sur le déclin français, sur un passé magnifié, sur une sécurité d'autrefois totalement illusoire mais dont certains candidats se servent pour faire peur. J'avoue être moi même fatigué par ces discours sur la sécurité, sur ces solutions analytiques qui n'en sont pas. En réalité, à mon sens, aucun candidat n'a la bonne manière d'aborder les sujets qui sont devant nous. Je ne dis pas avoir les solutions moi même mais clairement les discours que j'entends sont soit totalement à coté de la plaque soit pas assez ambitieux. Nous avons l'impression collectivement d'être pris au piège, d'être esclave d'un système qui nous entraine à notre propre extinction. Cela peut sembler dingue et pourtant, nous regardons tous faire en se demandant bien par quel bout prendre la problématique qui est bien plus large que nous tous. Alors avec David, nous avons une discussion sans fard et honnête et parlons de sa proposition autour de l'économie du bien être - et non ce n'est pas un concept sorti d'une séance de méditation ou de Yoga, c'est une proposition sérieuse et documentée d'un nouveau rapport au monde.
Mouloud Achour est une personne aux talents multiples: rédacteur en chef, journaliste (même s'il me dit ne jamais avoir eu sa carte), animateur de radio et TV. Il a dernièrement créé Clique TV , émission çà succès dans laquelle il donne la parole à des personnalités éclectiques. Comme il le dit lui même, il est un passeur. Il sort un film, les Méchants, dans lequel il critique vivement la société avec beaucoup de pertinence. Cette comédie s'attaque à notre époque: la course au buzz, la supposée réussite, le patriarcat, les préjugés, les jugements hâtifs, le mode de fonctionnement des médias et tellement de sujets. En réalité, quand j'ai vu le film, que j'ai adoré, j'ai eu la sensation qu'il avait la même mission que je me donne avec ce podcast: déconstruire et montrer comment les visions binaires du monde sont dangereuses. Nous traitons de tout cela avec Mouloud mais en allant plus loin car Mouloud est une personne très réfléchie avec des avis très clairs sur beaucoup de sujets comme l'intégration, la tolérance, le racisme. Il nous parle de son histoire avec beaucoup de dignité. Je me sens particulièrement chanceux car, s'il est un homme de média, il n'aime pas du tout en revanche donner des interviews lui même. C'est plutôt une personne qui aime mettre en avant les autres. Nous avons beaucoup de chance de l'avoir sur Vlan pour partager pendant 1h avec lui. A l'affiche de ce film, le casting est incroyable: Omar Sy, Roman Frayssinet, Djimo, Ludivine Sagnier, Kyan Khojandi, Mathieu Kassovitz ou encore Samy Naceri et Heuss l'enfoiré.
Inna Modja est une artiste originaire du Mali, une personne particulièrement engagée en particulier sur le droit des femmes mais ici nous allons parler d'un projet autour de l'écologie sur le continent africain "the great green wall" pour lequel elle est également ambassadrice et qui a donné lieu à un documentaire du même nom. Il s'agit sans doute du plus grand projet écologique au niveau mondial. Inna est une très bonne amie et nous vous invitons dans cette conversation intime. Avec elle nous parlons des détails de ce projet qui est engagé depuis de nombreuses années. Vous avez sans doute tous vu passer le rapport du GIEC et les catastrophes cet été: Russie, Grèce, Canada, Chine, Algérie, Allemagne, Belgique, France... mais vous n'avez peut être pas entendu parler de ce qui se passe sur le continent Africain et surtout la réponse à aborder. Car si une chose est particulièrement injuste, c'est que le continent africain est l'un des premiers impacté par les dérèglements climatiques dus à nos modes de vie en occident. Ce projet permet de reboiser une zone d'est en ouest de l'Afrique afin de limiter les catastrophes à venir. Cette grande barrière verte a beaucoup oeuvré de manière positive déjà mais il ne faut surtout pas baisser les bras. Avec Inna nous parlons de la situation sur cette zone du Sahel en entrant dans des histoires personnelles, profondes et poignantes que ce soit d'écologie, de terrorisme, de féminisme et comment tout cela est intimement lié. J'espère que vous apprécierez comme moi cette conversation.
Michel Maffesoli est un sociologue passionnant que j'ai déjà invité 2 fois sur mon podcast. Plus je le découvre plus j'adhère à ses thèses et comme beaucoup de chercheurs à la fin de leur carrière, il a décidé d'écrire à ce qui compte le plus finalement: le sacré, le magique, le spirituel, bref l'invisible. Il est connu (et décrié) pour s'être intéressé très tôt à ce sujet mais il nous explique comment nous passons d'une période moderne dans laquelle notre fil directeur et le fondement même du capitalisme était la rationalisation généralisée de l'existence. Ce qui aboutit au désenchantement voire une démagification du monde. Alors qu'on était dans une culture de séparation du corps et de l'esprit nous revenons aujourd'hui à une conception plus holistique (globalisante) du monde. Le corps dans son intégralité. Avec Michel nous abordons l'écosophie, l'écologie, la religion, le capitalisme, la politique, l'individualisme et comment nous sommes en réalité dans une crise civilisationnelle qui va voir advenir un nouveau paradigme plus proche de l'époque de la renaissance que de celle du modernisme dont le triptyque : individualisme, capitalisme, progressisme semble totalement dépassé et anachronique. Je suis vraiment ravi pour cette reprise de vous offrir cet épisode plein de sagesse, de bienveillance, du culture mais toujours sans se prendre trop au sérieux. Je crois, j'espère du moins que vous y trouverez beaucoup de ressources pour envisager le fameux (désormais) "monde de demain" auquel nous devons nous préparer car il advient bon gré mal gré.
Eric Julien, est un géographe, consultant et écrivain. Il est diplômé de sciences politiques. Grand voyageur, il découvre la Colombie en 1985. C'est à ce moment-là que sa vie prend un tout autre tournant. Lors d'une randonnée, Eric échappe de peu à la mort. Sauvé par les indiens Kogis, il consacre maintenant sa vie à cette civilisation particulière. Et il nous entraine avec les oiseaux qui l'entourent dans la manière de voir la vie et la civilisation à travers le regard des Kogis. Vous les connaissez peut être grâce à Frederic Lopez qui a avait fait une émission "RDV en terre Inconnue" avec Thomas Pesquet. Eric Julien n'est d'ailleurs pas pour rien dans cette rencontre. C'est un épisode spécial car très précieux en réalité dans la mesure ou il n'existe quasiment plus de société racine (nous les avons tous exterminé). L'idée n'est certainement pas de dire que tout est à revoir chez nous et que ces civilisations ont tout compris. Comme toujours il s'agit de questionner, de prendre le meilleur de 2 pour toujours aller de l'avant. Vous allez vous questionner sur le terme "d'environnement", sur le rôle de l'argent, sur le rôle de la guerre mais également sur le sens de la vie dans son ensemble. Eric Julien est un grand humaniste, il fonde en octobre 1997 l'association Tchendukua-Ici et Ailleurs afin d'aider les peuples autochtones colombiens, principalement les Kogis et les Wiwas. D'ailleurs si vous souhaitez faire un don (et ils en ont besoin) vous pouvez cliquer ici.
Albert Moukeihber est neuroscientifique et psychologue libanais, je l'ai déjà reçu sur ce podcast pour parler de la culpabilisation écologique. Et aujourd'hui nous parlons de nos peurs mais surtout notre incapacité très souvent à bien évaluer le risque. Est-ce que vous vous êtes déjà demandé comment votre cerveau fonctionnait et processait l'information pour nous indiquer ce qui est risqué ou ce qui ne l'est pas? Pourquoi les jeunes prennent plus de risques que les personnes plus âgées? En d'autres mots nous avons peur des "mauvaises choses". Notre cerveau ne mesure pas les choses de manière objective mais plutôt comparative mais de nombreux filtres viennent s'intégrer dans notre calcul du risque. Albert nous explique comment la neuroscience a réussi à prouver l'évolution de notre cerveau et notre aversion au risque mais aussi notre incapacité à traiter de la statistique, la mise à distance de l'information . Cela peut s'appliquer pour nos peurs du quotidien mais également sur le Covid et le vaccin ou encore sur la pollution, bref sur un peu près tous les sujets il est important de réaliser que notre cerveau nous joue des tours et que nous avons de nombreux biais qui viennent perturber notre jugement. Cela me fait naturellement pensé à l'épisode 87 avec le thérapeute Angelo Foley qui tient le compte "balance ta peur". Personnellement j'adore les épisodes qui permettent de mieux comprendre comment notre cerveau et notre psychologie fonctionne, d'ailleurs, j'ai eu l'idée de cet épisode en écoutant cet épisode du podcast Hidden Brain que je recommande souvent si vous parlez anglais
Thomas Gomart est historien (docteur en histoire des relations internationales) et directeur de l'IFRI (institut français des relations internationales). Il est également l'auteur de plusieurs livres mais dernièrement "guerres invisibles" et "l'affolement du monde" pour lequel il a gagné le prix du meilleur livre de géopolitique français. En résumé Thomas Gomart est l'une des têtes pensantes françaises de notre politique internationale et à ce titre connait parfaitement les enjeux entre les pays et entre les zones également. Nous avons enregistré l'épisode il y a quelques mois et donc nous ne faisons pas référence au conflit Israélo-palestinien ensemble mais par contre, nous parlons de très nombreux sujets et en particulier la manière très universaliste donc les Européens regardent le monde, la guerre de la données, de l'énergie, de la technologie entre les grandes puissances. Nous faisons énormément référence au vivant et à l'écologie car c'est une vraie question que je me pose: comment les pays s'organisent autour de cette problématique centrale et de l'impact du covid sur la politique internationale. J'ai conscience que cet épisode est un peu moins accessible que d'autres et en même temps nous traitons de questions totalement centrales pour notre vie quotidienne présente et future surtout à 1 an de l'élection présidentielle. C'est essentiel d'avoir une bonne compréhension de ces mouvements et même si je ne suis pas toujours d'accord avec la vision du monde que Thomas Gomart peut avoir, le moins que l'on puisse dire c'est que sa vision est particulièrement étayée. Cet épisode devrait par exemple vous aider à répondre aux questions suivante: quelle est la position de l'Europe aujourd'hui? De la France? Est-ce pertinent de sortir de la construction Européenne? L'Europe peut-elle devenir un modèle pour la vie demain? Comment les politiques au niveau mondial envisage la résolution de la crise climatique? Devrions nous nous méfier de la Chine? Et de très nombreuses autres questions. J'espère que cela vous plaira d'entrer dans les arcanes de ces guerres invisibles.
Hugo Clément est un journaliste engagé que vous connaissez sans doute. Il a, entre autre, écrit "Comment j'ai arrêté de manger les animaux" et nous allons aborder ensemble ce sujet épineux du végétarisme. Evidemment, nous ne l'abordons pas d'un point de vue idéologique car je suis encore omnivore moi même et l'idée n'est pas de donner de leçons mais simplement de faire face à la réalité de nos modes de consommation aujourd'hui. Vous n'en ressortirez pas nécessairement végétarien d'ailleurs mais peut être un peu plus en conscience avec votre nourriture du quotidien. En effet, tout est construit (en premier lieu le terme "viande") pour nous faire oublier qu'il s'agit de tuer des animaux malgré tout. Hugo a un père pécheur donc loin de l'univers des végétariens mais à force de faire des reportages, il a du faire face à la réalité de la production de notre alimentation et en particulier de l'élevage intensif. C'est comme cela qu'il est arrivé à réduire puis arrêter sa consommation de viande. Comme l'explique Hugo, cela ne sert à rien de dire aux personnes ce qu'ils doivent faire ou pas car il s'agit nécessairement d'une prise de conscience personnelle pour bouger. Une question centrale réside malgré tout : comment pouvons nous maintenir l'élevage intensif quand la majorité des personnes sont contre la maltraitance animale? Bien entendu cela ne peut pas se faire sans conséquence bien sur et nous en parlons dans le détail avec Hugo. Nous parlons aussi des barbecues sympas les amis, de la chasse de loisir, de l'intelligence des animaux et de très très nombreux sujets. Vous devriez apprendre beaucoup de choses en écoutant cet épisode sans jamais être caricatural. Il fait également référence au livre de Romain Espinoza "comment sauver les animaux.
Thierry Janssen est un chirurgien devenu thérapeute, fondateur de l'école de la posture juste et auteur de plusieurs ouvrages dont le dernier "la Posture juste" m'a touché au coeur. Je vous le dis comme ça, c'est un livre que j'ai adoré et que je pense tout le monde devrait lire pour mieux se connaitre. Toutefois, pour débuter cette exploration, je vous propose de passer une petite heure avec Thierry pour mieux comprendre de quoi nous parlons. Et en l'occurence nous traitons des névroses et du lien avec le corps. Thierry s'est largement inspiré d'un des étudiants de Freud , moins connu de Jung, à savoir les recherches de Reich sur le lien entre la psyché et le corps. Dans cette période de covid, nous vivons de multiples crises individuelles, de couple, de relations en général mais aussi de société et avons besoin d'évoluer. Cette discussion comme l'ensemble de ce podcast essaie à son petit niveau de vous y accompagner. Il nous parle des 5 grandes familles de névroses, de notre relation à nous même, aux autres et à la nature forcément. On parle, bien sur, de l'éducation des enfants mais aussi des relations amoureuses en passant par les pervers narcissique (forcément puis qu'on en parle beaucoup en ce moment) mais aussi par l'amour sincère, véritable. Vous vous découvrirez peut être un peu psychopathe, masochiste ou rigide mais sachez que nous avons tous et toutes ces tendances en nous. Et encore une fois, le principe est de connaitre notre zones d'ombres pour mieux les aligner et les intégrer. J'espère de tout coeur que cette conversation vous touchera comme la lecture de l'ouvrage m'a touché.
Hélène de Vestele est la fondatrice et porte parole d'Edeni, une structure qui permet de se former aux problématiques écologique et plus largement sociétale au niveau individuel mais également au niveau collectif pour les entreprises. Edeni s'appuie sur un conseil scientifique pour avoir une approche la plus juste possible. Hélène est passionnée et passionnante et par conséquent, on parle de nombreux sujets. D'ailleurs comme je l'explique dans l'introduction, la première fois ou nous nous sommes retrouvés pour enregistrer, nous étions tellement pris dans la conversation que la fin d'après midi est passée et 4h après nous avons réalisé qu'il était désormais trop tard. Hélène est très engagée mais surtout très informée sur toutes les problématiques liée aux changements systémiques auxquels nous assistons. On entre dans le détail ensemble des impacts primaires, secondaires, tertiaire, de ne pas vouloir mettre un curseur à 100 pour bien-pensance et oublier tous les impacts induits. On part dans de nombreux sujets qu'on essaie de creuser ensemble en particulier sur le rôle des entreprises et des individus, sur la déconstruction des pensées et des habitudes. En particulier, nous discutons pour savoir si les aspiration à vivre mieux avec moins est une aspiration de bobos citadins privilégiés ou au contraire un changement qui permettrait à chacun de vivre mieux. Elle qui a une expérience dans les bidonvilles en Argentine est particulièrement bien placée pour en parler mais je vous laisse découvrir l'épisode
Jacques Fredj est un historien, c'est également le directeur du mémorial de la Shoah qui se concentre à comprendre les phénomènes génocidaires qu'ils concernent les juifs mais aussi et plus largement l'ensemble des populations qui ont été, à un moment donné de l'histoire exterminées en grand nombre. Evidemment le sujet n'est pas joyeux, il est grave et en même temps, pour cette semaine de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, il me semblait important d'en parler. Je n'aurais pas voulu ignorer ce sujet dont on pourrait se dire qu'il ne se reproduira pas après la seconde guerre mondiale et qui pourtant c'est déjà reproduit voire se reproduit peut être même en ce moment même. Je pense particulièrement aux Ouighours dont l'extermination n'a pas, pour le moment, le nom de génocides mais qui pourrait bien se voire requalifier. Mais au fond c'est quoi un génocide? Comment le distingue-t-on d'un crime contre l'humanité? Comment ces phénomènes peuvent prendre naissance? Comment on arrive à une situation dans laquelle une population laisse un gouvernement exterminer une autre population? Est-ce que nous pourrions être des spectateurs de ces scènes encore aujourd'hui? Jacques Fredj nous explique parfaitement et par l'exemple comment tout cela arrive à se mettre en place, comment nous pouvons laisser faire. Il a d'ailleurs cette phrase terrible qui consiste à dire que l'objectif n'est pas de voire disparaitre ces phénomènes mais de les éviter partout ou cela est possible. Je ne sais pas s'il a raison mais au moins cet épisode participe à son micro niveau à éduquer autour de ces questions. N'hésitez pas à réagir en commentaire surtout
Eric Julien, est un géographe, consultant et écrivain. Il est diplômé de sciences politiques. Grand voyageur, il découvre la Colombie en 1985. C'est à ce moment-là que sa vie prend un tout autre tournant. Lors d'une randonnée, Eric échappe de peu à la mort. Sauvé par les indiens Kogis, il consacre maintenant sa vie à cette civilisation particulière. Et il nous entraine avec les oiseaux qui l'entourent dans la manière de voir la vie et la civilisation à travers le regard des Kogis. Vous les connaissez peut être grâce à Frederic Lopez qui a avait fait une émission "RDV en terre Inconnue" avec Thomas Pesquet. Eric Julien n'est d'ailleurs pas pour rien dans cette rencontre. C'est un épisode spécial car très précieux en réalité dans la mesure ou il n'existe quasiment plus de société racine (nous les avons tous exterminé). L'idée n'est certainement pas de dire que tout est à revoir chez nous et que ces civilisations ont tout compris. Comme toujours il s'agit de questionner, de prendre le meilleur de 2 pour toujours aller de l'avant. Vous allez vous questionner sur le terme "d'environnement", sur le rôle de l'argent, sur le rôle de la guerre mais également sur le sens de la vie dans son ensemble. Eric Julien est un grand humaniste, il fonde en octobre 1997 l'association Tchendukua-Ici et Ailleurs afin d'aider les peuples autochtones colombiens, principalement les Kogis et les Wiwas. D'ailleurs si vous souhaitez faire un don (et ils en ont besoin) vous pouvez cliquer ici.
Elise Huillery est professeur d'économie à Paris Dauphine, chercheuse affilée au laboratoire J-Pal (Abdul Latif Jameel Poverty Action Lab), au LIEPP (Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques), et à l’EUDN (European Development Network). Ses recherches portent sur les déterminants de la pauvreté et des inégalités notamment en Afrique et en France, et sur les politiques publiques permettant de les réduire. Et justement, c'est le sujet qui nous intéresse aujourd'hui: la pauvreté. C'est un sujet dont tout le monde s'empare sans trop savoir ce qu'il y a derrière les termes "pauvre" ou "extrêmement pauvre". En France et plus largement dans les pays dits "développés", la pauvreté est heureusement relative mais alors qu'en est-t'il du revenu universel? Peut on réussir à créer une société sans pauvreté? Est-ce que les pauvres profitent vraiment des aides auxquelles ils ont droit? Et puis dès qu'il s'agit d'écologie, on entend la ritournelle (souvent par des personnes qui ne sont pas pauvres d'ailleurs) que ces personnes ne peuvent pas se soucier de l'écologie et que par conséquent, il faudra résoudre la problématique de la pauvreté avant de s'attaquer à la problématique écologique. Bien sur, nous avons tous en tête le slogan "fin du monde Vs fin de mois" de l'épisode Gilets Jaunes de 2018-2019 alors qu'en est-il et comment pouvons nous allier les 2? Ce sont toutes ces questions que nous abordons avec Elise. Un épisode qui peut sembler difficile d'accès mais qui ne l'est pas du tout en réalité.
Alice Barbe est la co fondatrice de SInga, une association qui aide les migrants mais elle a également la particularité d'avoir été sélectionnée parmi les 12 personnes que la fondation Obama a considéré pouvoir un réel impact sur le monde. Elle a donc passé 1 an avec les ex- équipes de la maison Blanche, avec Barak Obama himself pur discuter et envisager les problématiques géopolitiques. Ce podcast n'a évidemment aucune ambition politique mais alors que les élections se profilent l'année prochaine il est essentiel de se poser les bonnes questions. Elle a réalisé que les personnes au pouvoir en France n'était pas nécessairement les bonnes, que la logique des partis politiques était totalement dépassé, que les personnes qui sont à la hauteur des défis pour la France ne sont pas intéressés ou ont peur de la politique et s'en éloignent. Vous verrez qu'elle porte un regard critique sur l'action d'Obama également et elle ouvre un nouveau champs en particulier à l'heure ou Marion Maréchal Le Pen (et le R.N pas loin) a créé son université. Elle pense que l'énergie créatrice est dans les mouvements citoyens car plus que des administrateurs formés à l'ENA qui s'arrogent le pouvoir pour l'éternité, la France a besoin de leaders, de personnes avec des convictions fortes et une intégrité intacte. Nous parlons en particulier des femmes et Pourtant aujourd'hui, la politique qu'elle soit de droite ou de gauche ne donne aucune crédibilité aux mouvements citoyens engagés, voire elle s'en moque et c'est bien le fond du problème. Pour reprendre la fameuse phrase d'Einstein, "on ne résout pas un problème avec les modes de pensées qui l'ont engendré". Alors quoi et comment faire? C'est exactement ce que nous abordons avec Alice qui souhaite créer un espace différent, moderne, collectif pour former les leaders politiques pour la France de demain. Je ne sais pas si son projet verra le jour mais l'ambition me semble utile et nécessaire.
Saison 4 - Épisode 157 - 19/01/2021
J'aurais peut être du commencer l'année avec cet épisode! Je reçois Daniel Kaplan qui est le cofondateur de l'université de la pluralité. Anciennement figure emblématique du numérique en France, depuis plusieurs années il consacre son énergie à connecter les individus et les organisations pour développer des imaginaires désirables pour le futur. Qu'ils soient artistes, auteur.e.s, designer, utopiste, chercheur.seuses ou autre. Avec Daniel nous parlons de cette année 2020 qui a été difficile pour de très nombreux d'entres nous et une année 2021 qui commence sur les chapeaux de roue mais dans une atmosphère plutôt maussade avec comme seule ligne de mire l'effondrement de notre système voire de la vie. Dès lors, comment résister? Comment envisager un futur positif et désirable. Comment sourire à 2021? Ce sont des questions essentielles je crois car nous avons tous besoin de nous remonter le moral chacun et chacune. C'est exactement le but de cet épisode qui, sans être nécessairement déconnecté de la réalité, nous permet de nous poser des questions centrales, de remettre en question l'ordre établi voire de questionner l'inquestionnable. J'ai toujours beaucoup d'intérêt pour cette manière de réfléchir car ce sont, in fine, les questions les plus importantes, les plus essentielles je crois. Cet épisode fait beaucoup d'écho avec lui que j'avais enregistré il y a 2 ans avec le sociologue Michael Dandrieux disponible ici: pourquoi vivons nous dans une société en défaillance? Je vous invite donc à écouter cet épisode avec le coeur et l'esprit ouvert. Il devrait vous faire du bien et générer des conversations passionnantes avec vos proches. Après tout avec ce couvre feu à 18h que peut on faire d'autres que discuter?
Hugo Micheron est un enseignant-chercheur français en sciences politiques, sociologie et géopolitique spécialiste de la radicalisation islamique et des relations entre la France et le Moyen-Orient. Auteur du Jihadisme Français. A l'heure des procès de Charlie Hebdo, il m'a semblé essentiel de nous poser un moment pour comprendre les problématiques autour de la radicalisation d'un toute petite minorité des musulmans. Nous avons tou.te.s été très profondément choqué par les attentats qui nous ont touché en plein coeur et cela mérité éclaircissement - pourtant personne ne prend vraiment le temps pour comprendre et chacun y va de sa petite phrase. En 2008, les musulmans représentaient environ 9% de la population française (non pratiquant inclus) et si nous souhaitons vivre ensemble, il est central de parler de ces sujets. Nous avons tout.e.s plus ou moins en tête ce discours de Nasser répondant sur le port du voile en Egypte il y a presque 70 ans. Il faut donc comprendre ce qui s'est passé entre ces 2 périodes pour que nous en arrivions aux atrocités dont la France et d'autres pays ont été victimes. Surtout il faut casser les idées reçues comme l'association classique: banlieue - violence - jihadisme. Comme souvent, les prises de parole sur ce sujet sont totalement binaires, chacun y va de son avis sans vraiment comprendre la problématique et surtout les bien pensants considèrent trop souvent qu'il serait raciste d'évoquer cette radicalisation (aussi minime soit elle) et laisse donc l'extrême droite s'emparer du sujet avec les conséquences que l'on connait. Pourtant, c'est un sujet central qu'il faut explorer dans le détail pour le comprendre et c'est la raison pour laquelle cet épisode dure 50 minutes. Hugo est le seul français a être allé interviewer plus de 50 jihadistes en prison pour comprendre leur mode de fonctionnement. Son ouvrage, très accessible, fait totalement référence aujourd'hui pour l'ensemble de la classe politique. Et pour cause, c'est le seul depuis longtemps qui a abordé le sujet de manière neutre et posé. On y parle aussi de la position des femmes souvent considérées comme victimes alors qu'elles sont parfaitement actives ce qui nous emmène sur le port du voile, une question très discuté en France. Nous faisons évidemment référenceau salafisme et à ce que signifie "être un bon musulman" aujourd'hui....
Luc Julia est le co fondateur de Siri (saviez vous que c'était un français?), CTO et SVP innovation du groupe Samsung aujourd'hui. Autant dire qu'il a un profil exceptionnel et que je suis ravi de le recevoir sur Vlan malgré (je préviens) la qualité sonore qui n'est pas au top top.... Avec lui nous parlons du rôle de la technologie et de l'intelligence artificielle dans nos vies mais aussi ldu réchauffement climatique auquel nous devons faire face. Il est beaucoup propos des mythes et réalités autour de la technologie et de l'intelligence artificielle en particulier. Les propos de Luc vont sans doute vous surprendre car il est très loin d'un discours ancré dans la technologie comme solution à tous nos problèmes. Nous parlons beaucoup des limites de la technologie, des méthodes pour la réguler et de formation surtout.Nous parlons ensemble des abbérations de la technologie aujourd'hui mais aussi des manière intelligentes de l'utiliser car évidemment rien n'est tout blanc ou tout noir. Ainsi, vous verrez que les technologies ne seront pas une solution magique à la crise climatique évidemment mais elles pourront y participer si les humains décident de l'utiliser à bon escient. Vous entendrez pourquoi il est indispensable de réguler mais encore plus d'éduquer car c'est le principe démocratique qui nous permettra d'utiliser au mieux les technologies et d'éviter les écueils que nous connaissons aujourd'hui. Bref, une conversation passionnante avec l'un des français qui maitrise le mieux la technologie aujourd'hui.
Michel Maffesoli est un sociologue passionnant que j'ai déjà invité 2 fois sur mon podcast. Plus je le découvre plus j'adhère à ses thèses et comme beaucoup de chercheurs à la fin de leur carrière, il a décidé d'écrire à ce qui compte le plus finalement: le sacré, le magique, le spirituel, bref l'invisible. Il est connu (et décrié) pour s'être intéressé très tôt à ce sujet mais il nous explique comment nous passons d'une période moderne dans laquelle notre fil directeur et le fondement même du capitalisme était la rationalisation généralisée de l'existence. Ce qui aboutit au désenchantement voire une démagification du monde. Alors qu'on était dans une culture de séparation du corps et de l'esprit nous revenons aujourd'hui à une conception plus holistique (globalisante) du monde. Le corps dans son intégralité. Avec Michel nous abordons l'écosophie, l'écologie, la religion, le capitalisme, la politique, l'individualisme et comment nous sommes en réalité dans une crise civilisationnelle qui va voir advenir un nouveau paradigme plus proche de l'époque de la renaissance que de celle du modernisme dont le triptyque : individualisme, capitalisme, progressisme semble totalement dépassé et anachronique. Je suis vraiment ravi pour cette reprise de vous offrir cet épisode plein de sagesse, de bienveillance, du culture mais toujours sans se prendre trop au sérieux. Je crois, j'espère du moins que vous y trouverez beaucoup de ressources pour envisager le fameux (désormais) "monde de demain" auquel nous devons nous préparer car il advient bon gré mal gré. Excellente rentrée à toutes et tous!
Catherine Gueguen est pédiatre, référence dans le monde de l'éducation, auteur de multiples ouvrages lié à l'éducation et l'intelligence émotionnelle. C'est un épisode positif et rayonnant que je vous propose et plutôt à propos si vous avez des enfants ou si vous avez des ami.e.s qui ont des enfants puisque c'est la rentrée :) L'éducation est pour moi la première brique par lequel on transforme une société et c'est la raison pour laquelle je voulais recevoir Catherine. On parle beaucoup en ce moment d'intelligence émotionnelle ou dans le milieu professionnel des "soft skills", ors on se rend compte dans cette discussion avec Catherine à quel point cela doit s'apprendre dès le plus jeune âge. De Jack Ma à Elon Musk tout le monde s'accorde à dire que le système scolaire d'aujourd'hui qui consiste à apprendre des éléments est totalement dépassé puisque les machines le font et le feront mieux que nous. Ce que les machines n'ont pas c'est un coeur et c'est cela que nous devons nous efforcer de développer. Ou plutôt comment cela peut se développer car l'enfant a un cerveau totalement maléable jusqu'à modifier les neurones, les connexions neuronnales et même l'expression de certains gênes. Catherine explique comment l'empathie permet de développer de manière positive leur cerveau. Peut être même que cela vous permettra de mieux comprendre vos réactions aujourd'hui lié à votre éducation d'autan. Bref, Catherine est d'une douceur sans pareil, c'est un bonheur à écouter. Bonne écoute et bonne reprise à vous tout.e.s
Emmanuelle Duez est la fondatrice de Boson Project, et de Tchatche, c'est une femme engagée et que j'étais intéressé de recevoir sur Vlan. Après avoir discuté avec Ghada qui nous a montré dans l'épisode 122 comment elle s'engageait au quotidien auprès de femmes avec la maison des femmes, il était intéressant de prendre un point de vue différent. Emmanuelle s'engage pour transformer les entreprises de l'intérieur, elle s'engage aussi a rendre accessible et fun la complexité de notre monde, elle s'engage du coté des femmes mais également des militaires. Pour elle s'engager, c'est se mettre en mouvement pour servir une cause qui nous dépasse et cela est extraordinairement porteur de sens d'un point de vue individuel. C'est ce qui la porte elle et son énergie durant ce podcast devrait vous porter aussi. Elle explique, entre autre, comment l'ancrage mais aussi l'alignement personnel sont les premières étapes pour s'engager pleinement mais surtout sainement. On parle également d'optimisme car pour Emmanuelle nous n'avons pas le temps du pessimisme. Pour Emmanuelle, il est pire de nourrir l'économie de la peur pour vendre ou simplement générer des likes que de ne pas être engagé.e. On peut tout à fait ne pas être engagé.e et simplement aspirer à vivre sa vie. C'est dans l'histoire humaine, c'est toujours une minorité qui entraine l'ensemble d'une société. Mais si, au fur et à mesure, les spectateurs inactifs ont envie, ils peuvent avancer doucement, à leur vitesse et c'est totalement ok. Suite à cette enregistrement, Emmanuelle m'a proposé de participé au prochain Tchache qui a lieu le 31 mars au Bataclan. Je vais donc "me foutre sur la gueule" avec une autre personne sur un sujet qui m'est cher d'ailleurs. Venez si vous le pouvez et si vous le souhaitez.
Charles Pepin est un philosophe qui a écrit plusieurs ouvrages dont dernièrement "les vertus de l'échec" et "la confiance en soi, une philosophie". Rencontré par l'intermédiaire d'Estelle du podcast Reelles, je trouvais intéressant de m'arrêter un moment sur cette notion de confiance de soi qui est une injonction très forte dans notre société alors que dans le même temps cette dernière, par une automatisation de tout, nous enlève la capacité à la développer. Avec Charles Pepin nous parlons de l'échec, de la manière de le prendre et d'en faire quelque chose. Est-ce que l'échec peut nous aider à nous rendre heureux? Et si oui pourquoi et comment? L'échec n'est pas très populaire en France malgré les différentes conférences type Failcon qui ont pu avoir lieu dans l'hexagone. Ce sujet est connexe à celui de la confiance en soi évidemment, voire intiment lié et avec Charles Pepin nous sautons de l'un à l'autre naturellement. On y aborde le fameux complexe de l'imposteur que vous avez tous plus ou moins ressenti mais aussi le rôle de l'audace, l'impact négatif des réseaux sociaux, voire la débilité de ce qui s'y passe. J'ai aussi demandé à l'homme Charles Pepin son rapport à l'échec et pourquoi il avait particulièrement choisi ce thème. Bref, un épisode très riche comme je les aime et qui j'espère vous permettra de réfléchir, de générer des conversations, d'aller un peu plus loin. Bonne écoute et n'hésitez pas à mettre une note sur Apple Podcast si vous avez un iPhone ou à me remonter vos commentaires.
Pénélope Bagieu est une illustratrice et une autrice de bande dessinée. Si vous la suivez depuis longtemps peut être même que vous la connaissiez sous le nom de Penelope Jolicoeur. En prime un des premiers dessins de Pénélope sur son blog en février 2007 quand elle avait du mal à faire payer ses illustrations: https://www.penelope-jolicoeur.com/2007/02/page/9/ L'année dernière Pénélope a reçu le prix Eisner au Comicon, le prix international ultime pour une autrice de B.D.. Pendant ces 13 années, beaucoup de chemin parcouru évidemment. C'est étrange, j'ai beaucoup d'ami.e.s en commun avec Pénélope, nous étions à NYC en même temps, nous nous sommes souvent croisés en soirée mais sans jamais prendre le temps de faire connaissance et encore moins de discuter. Pénélope est une autrice engagée, elle l'a presque toujours été et avec elle nous revenons donc sur son engagement sur différents sujets, le féminisme bien sur mais aussi la pêche en eau profonde. Pourquoi et comment une autrice de B.D. peut s'engager? A-t-elle le choix? La B.D. est-elle uniquement un médium dédié aux enfants? Avec Pénélope nous couvrons énormément de sujet mais parlons surtout de son rapport au monde bien sur et de son dernier opus autour des sorcières que vous n'aurez certainement pas manqué. Pénélope fait référence à une B.D.: le chateau des animaux (si vous avez besoin de retrouver). Elle m'a dit qu'on ne lui avait jamais posé ces questions là, je ne sais pas si c'était pour me faire plaisir, si c'est le cas, c'est réussi, si ce n'est pas le cas, peut être allez vous apprendre de nouvelles facettes de cette femme admirable.
Durant l'été, je rediffuse des épisodes que vous avez peut être manqué ou que vous prendrez plaisir à réécouter à nouveau. Lili Barbery Coulon est journaliste mais aussi "influenceurs" ou encore professeur de yoga Kundalini. Comme nombreux.ses elle se questionne naturellement sur son mode de vie. A travers cet épisode, plus long que les autres, elle nous entraine dans son histoire, dans ses contradictions et finalement sur son chemin pour changer totalement de mode de vie. Elle décrit parfaitement sa quête de succès, son plaisir d'être journaliste à M le Monde, la manière dont elle a fait tout parfaitement pour être heureuse: mariée, une petite fille, un super job, un peu de méditation, la pratique du yoga... Puis ses questionnements, ses tentatives de négociations avec elle même et sa transformations sur les 3 dernières années. Le yoga Kundalini aura été pour elle le vecteur d'une transformation profonde. Alors qu'elle cherchait de la réassurance à l'extérieur d'elle même sans y arriver vraiment, elle a fini par trouver Après avoir rédigé un premier livre autour des petits déjeuners, elle s'apprête à sortir un nouvel ouvrage "la réconciliation" chez Marabout dans lequel elle raconte comment elle a trouvé une voix en elle. Changement de métier, arrête de la viande, réveil très matinal, routine pas tant pour faire ce qu'on lui a conseillé mais pour trouver une paix intérieure. Un épisode dans lequel on se laisse emporter avec plaisir et qui permet de résonner avec nos propres questionnements.
Ceci est un épisode un peu (très particulier) car je vous y parle de mon livre: insoutenable Paradis qui sort demain le 10 juin 2020.Pour nombreux et nombreuses d’entres vous, vous me suivez depuis plusieurs mois voire plusieurs année et ce bouquin c’est aussi grâce à vous. Cet épisode n’est pas une interview, je vous y raconte seul mon livre et j’espère que ce format différent vous plaira. Ce n’est pas le livre du podcast comme on pourrait l’imaginer, c’est une structuration de la manière dont je pense le monde et en particulier l’écologie et nos modes de vie moderne.Si sur Vlan, cela peut vous sembler étrange que je passe d’un sujet à l’autre, ici vous allez comprendre comment tout est lié.Ce livre est dédié aux personnes qui ont une conscience écologique mais qui ne sont pas nécessairement militants. C’est un livre positif emprunt de vulnérabilité, qui s’adresse aux personnes avec une conscience écologique mais qui ne sont pas militants et cherchent à savoir où commencer.J’y aborde des réponses apaisées, positives, humanistes pour repenser notre modèle de société. A l’instar du podcast, ce livre est un acte politique, j’essaie à ma petite mesure d’accompagner le mouvement en cours, de l’accélérer et c’est pourquoi ce livre est important pour moi.Je vais vraiment avoir besoin de votre aide pour le promouvoir alors j’espère que vous accepterez de partager autour de vous voire d’acheter le livre si cela vous donne envie. Merci mille fois de votre soutien dans les commentaires sur Apple, sur Facebook, Instagram, Linkedin ou Twitter voire par email parfois. 
Stéphanie Chayet est journaliste et vit à NYC, elle s’est intéressée de près aux psychotropes. Le titre de son livre, « Phantastica - ces substances interdisent qui guérissent » donne le ton, on sent bien que Stéphanie va totalement déconstruire toutes les croyances que l’on peut avoir sur les champignons, le LSD et plus généralement les psychédéliques.Sujets facile de moquerie ou de critiques mais quand on s’intéresse très sérieusement au sujet, on réalise que des substances addictives et mortelles sont disponibles au grand public: l’alcool, le sucre, le tabac et d’autres, parfois moins dangereuse car sans dose mortelle sont interdites et qu’il faut différencier la cocaine, l’héroine et les psychotropes.Stéphanie s’est intéressé au sujet pour un long papier qu’elle a produit par le magazine Le Monde il y a 5 ans mais aussi parce qu’elle a malheureusement eu un cancer et s’est posé des questions pour sa propre santé.Stéphanie a particulièrement analysé les 4 principales substances psychédéliques « classiques »: le L.S.D, la Mescaline, la psilocybine et la D.M.T.Elle nous fait état de tout ce qu’il nous est interdit d’entendre en France car il est interdit de parler des vertus de ces substances même si la loi n’est pas appliquée stricto sensu.C’est intéressant que quand il s’agit de climat tout le monde s’accorde à penser que nous devons absolument écouter les scientifiques mais que ce n’est plus le cas quand il s’agit de ces substances. On parle beaucoup avec Stéphanie des vertus thérapeutiques de ces substances en particulier, la dépression, la détresse psychédélique lié à un diagnostique de cancer, la dépendance à l’alcool ou au tabac. D’autres maladies sont à l’étude comme l’anorexie mentale ou Alzheimer.Je pense que cet épisode va remettre en question beaucoup de vos croyances et générer pas mal de conversations chez vous, en tous cas, c’est mon souhait: sortir de son propre cadre de croyances, être ouvert.e et se questionner.
Emmanuelle Duez est la fondatrice de Boson Project, et de Tchatche, c'est une femme engagée et que j'étais intéressé de recevoir sur Vlan.Après avoir discuté avec Ghada qui nous a montré dans l'épisode 122 comment elle s'engageait au quotidien auprès de femmes avec la maison des femmes, il était intéressant de prendre un point de vue différent.Emmanuelle s'engage pour transformer les entreprises de l'intérieur, elle s'engage aussi a rendre accessible et fun la complexité de notre monde, elle s'engage du coté des femmes mais également des militaires.Pour elle s'engager, c'est se mettre en mouvement pour servir une cause qui nous dépasse et cela est extraordinairement porteur de sens d'un point de vue individuel. C'est ce qui la porte elle et son énergie durant ce podcast devrait vous porter aussi.Elle explique, entre autre, comment l'ancrage mais aussi l'alignement personnel sont les premières étapes pour s'engager pleinement mais surtout sainement.On parle également d'optimisme car pour Emmanuelle nous n'avons pas le temps du pessimisme.Pour Emmanuelle, il est pire de nourrir l'économie de la peur pour vendre ou simplement générer des likes que de ne pas être engagé.e.On peut tout à fait ne pas être engagé.e et simplement aspirer à vivre sa vie. C'est dans l'histoire humaine, c'est toujours une minorité qui entraine l'ensemble d'une société. Mais si, au fur et à mesure, les spectateurs inactifs ont envie, ils peuvent avancer doucement, à leur vitesse et c'est totalement ok.Suite à cette enregistrement, Emmanuelle m'a proposé de participé au prochain Tchache qui a lieu le 31 mars au Bataclan.Je vais donc "me foutre sur la gueule" avec une autre personne sur un sujet qui m'est cher d'ailleurs. Venez si vous le pouvez et si vous le souhaitez.
Pénélope Bagieu est une illustratrice et une autrice de bande dessinée.Si vous la suivez depuis longtemps peut être même que vous la connaissiez sous le nom de Penelope Jolicoeur.En prime un des premiers dessins de Pénélope sur son blog en février 2007 quand elle avait du mal à faire payer ses illustrations:https://www.penelope-jolicoeur.com/2007/02/page/9/L'année dernière Pénélope a reçu le prix Eisner au Comicon, le prix international ultime pour une autrice de B.D..Pendant ces 13 années, beaucoup de chemin parcouru évidemment.C'est étrange, j'ai beaucoup d'ami.e.s en commun avec Pénélope, nous étions à NYC en même temps, nous nous sommes souvent croisés en soirée mais sans jamais prendre le temps de faire connaissance et encore moins de discuter.Pénélope est une autrice engagée, elle l'a presque toujours été et avec elle nous revenons donc sur son engagement sur différents sujets, le féminisme bien sur mais aussi la pêche en eau profonde.Pourquoi et comment une autrice de B.D. peut s'engager? A-t-elle le choix?La B.D. est-elle uniquement un médium dédié aux enfants?Avec Pénélope nous couvrons énormément de sujet mais parlons surtout de son rapport au monde bien sur et de son dernier opus autour des sorcières que vous n'aurez certainement pas manqué.Pénélope fait référence à une B.D.: le chateau des animaux (si vous avez besoin de retrouver).Elle m'a dit qu'on ne lui avait jamais posé ces questions là, je ne sais pas si c'était pour me faire plaisir, si c'est le cas, c'est réussi, si ce n'est pas le cas, peut être allez vous apprendre de nouvelles facettes de cette femme admirable.
Ceci est la rediffusion de l'épisode #40 de Vlan. Esther Perel est thérapeute de couples, conférencières, auteur et est spécialisée dans les relations amoureuses.Esther est une célébrité outre-atlantique avec plus de 20 millions de visionnage de ces TED, ses conférences se remplissent en quelques minutes aux 4 coins de la planète, elle a été élue meilleure conférencière à SXSW 2018 et Alors qu’elle sort son nouveau livre sur l’infidélité « Je t’aime, je te trompe » dans sa version française, nous revenons avec Esther sur plusieurs éléments:Qu’est ce qui a tellement changé dans les relations aujourd’hui? Quels impacts ont les technologies sur les relations amoureuses? Comment évolue le lien homme/femme?Une conversation passionnante avec la papesse de la relation amoureuse.N'hésitez pas à vous abonner à ce podcast sur Apple Podcast bien sur!Nos relations amoureuses ont été bouleversées sur ces dernières annéesDans le passé tout était très bien structurée, il y avait de nombreuses règles qu’il s’agisse de notre vie professionnelle, amoureuse, religieuse ou plus largement sociale et chacun les respectait jusqu’à leur mort.De la même manière les rapports entre les hommes et les femmes étaient décidés à l’avance que ce soit pour définir la personne qui nourrit l’enfant, celle qui s’occupe du foyer, celle qui décide du sexe, celle qui ramène l’argent au foyer etc….Ors, aujourd’hui on se retrouve dans un modèle dans lequel chacun doit prendre des décisions importantes, il y a, en quelque sorte, un trop plein de liberté.Cette liberté amène de l’embarras, de la confusion, de l’incertitude mais aussi de la solitude.Evidemment il n’y a pas de solutions simples mais il existe des paradoxes à équilibrer.Le 1er de ces paradoxe est de comprendre la relation entre moi et l’autre.Est-ce que je mène mes relations en me mettant au centre ou est-ce que je mets les autres et leurs attentes au centre?Et par conséquent, cela permet de répondre à une question plus large qui est de savoir le droit que je souhaite m’octroyer dans la poursuite de mon bonheur. Car je peux le poursuivre même s’il a des conséquences néfastes pour l’autre.Le 2ème est que dans le couple intime, on attend d’une seule personne ce que l’on attendait avant de toute une communauté. C’est à dire que l’on souhaite que la personne nous permette de construire une famille, d’avoir un compagnon, un soutien économique mais désormais on lui demande aussi d’être le meilleur ami, le confident, l’amant etc…au final j’attends d’une seule personne l’ancrage et la stabilité mais aussi l’aventure, la nouveauté, la surprise etc…. la fameuse « âme soeur » qui devient la solution magique de toute la solitude existentielle que l’on peut ressentir.La sexualité a également été bouleversée puisqu’un d’un acte reproductif à un acte récréatif.La sexualité était un atout économique car l’idée était évidemment de faire des enfants qui étaient alors des aides pour le foyer. Nous avons évidemment totalement changé de modèle,Dès lors, le sexe ce n’est pas quelque chose que je fais mais quelque chose que je suis, c’est donc un élément identitaire.En particulier, pour les femmes, le sexe était un devoir conjugal et rien de plus alors que désormais il est un désir, ce qui implique devenir maître de sa volonté.Le sexe est même passé d’un modèle récréatif mais dans une histoire malgré tout à un modèle comodifié pour certain cas, c’est à dire qu’il est pratiqué volontairement des 2 cotés sans qu’il n’y ait d’histoire particulière autour.Le digital dans les relations amoureuses est-il générateur de solitudeComme le souligne Esther, cette recherche de bonheur de son vivant est un concept tout à fait nouveau.Auparavant, la vie était miséricordieuse pour pouvoir accéder au bonheur après sa mort au paradis.Cette notion de la poursuite du bonheur et que l’on se doit d’être heureux est assez récent.Dès lors, la survie de la famille dépend essentiellement du bonheur du couple.
Nicolas Vanderbiest est chercheur et est déjà venu sur ce podcast mais dans cet épisode avec lui cette fois nous parlons de l'astroturfing.Cette méthode permet de feindre des mouvements supposés de foules sur les réseaux sociaux. Ecoutez et vous allez tout comprendre.Nous parlons avec Nicolas du fait que nous n'avons plus d'espace médiatique commun et que cela pose un grave souci démocratique évidemment.On ne sait plus vraiment prendre le poul de la population.Par ailleurs, en raison des réseaux sociaux et de l'optimisation de tout ,Il n'y a plus de complexité ni dans la communication des individus, des entreprises ou des politiques.Alors que les questions sont de plus en plus complexes, les débats sont de plus en plus pauvres et c'est un vrai souci.Comme Joel de Rosnay en parlait dans un épisode précédent, il faut aller vers une vision systémique. Mais comment faire quand tout va si vite et que chacun a son petit auditoire qui lui ait propre.Nicolas décrypte parfaitement pourquoi les médias ne sont plus objectifs, comment ils sont manipulés et on essaie ensemble de trouver des solutions. Sans vouloir être négatif, c'est vrai que la problématique est tellement complexe que les pistes que nous avançons sont difficilement réalisables malgré tout.Un épisode évidemment passionnant alors que les avis se déchirent sur Twitter à propos du port du voile ou sur d'autres sujets.Comment tirer le vrai du faux, comment savoir si cela représente des vrais mouvements de foule?C'est tout cela qu'on aborde avec Nicolas.
Benoit Bergeret est entrepreneur et se rend depuis 12 ans à l'événement qu'est Burning Man. Il n'est pas un simple consommateur de l'événement mais il a été le constructeur en chef du Temple, une des 2 plus grandes installation artistique de Burning Man et en 2019 du Folly. Il y a beaucoup d'articles ou de documentaires sur Burning Man qui essaient de faire sensation et qui résument l'événement en quelques mots :sexe, drogue, argent, musique électronique. Qu'en est il vraiment? On m'a tellement posé de questions après mon expérience qu'il m'a semblé important de revenir avec Benoit sur ce que nous pouvions apprendre de ce projet unique. Pour ceux et celles qui n'ont jamais entendu parler de Burning Man, il s'agit d'un événement au milieu du désert du Nevada qui a lieu tous les ans (fin aout) depuis 1986. Mais c'est surtout un moment particulier puisque rien (ou presque) n'est à vendre, que vous êtes totalement libres (dans la limite du respect des autres) pendant 1 semaine, que tout le monde est censé participer et beaucoup d'autres éléments que vous allez entendre. A travers cet épisode, nous essayons de mieux saisir l'essence de cet événement mais aussi ce que nous pouvons en apprendre. Nous abordons bien entendu les questions qui fâchent comme l'impact écologique d'un tel rassemblement par exemple mais aussi le rapport à l'argent, au sexe ou à la drogue. Est-ce que Burning Man a perdu son essence et est devenu le nouveau Coachella, c'est à dire l'endroit ou il faut s'instagrammer pour ses 15 secondes de gloire? Tout cela est abordé dans cet épisode et je vous laisse le découvrir.
Camille Aumont Carnel est la personne qui se cache derrière le compte instagram @jemenbatsleclito qui regroupe près de 400 000 personnes désormais. Elle y parle de sexualité de manière décalée et avec beaucoup d'humour. Du haut de ses 22 ans, elle parle sans complexe de ce "qui se passe dans la petite culotte et dans la tête des filles" comme elle l'explique. Elle en a même sorti un livre au bout de quelques mois puis une marque d'habillement.Camille s'adresse évidemment à toutes les femmes mais quand au bout de quelques mois elle a montré son identité, le fait qu'elle soit noire a questionné. On a voulu la ranger dans des cases qui ne lui correspondaient pas comme l'afroféminisme.Elle avait justement masqué son identité car elle savait que son caractère trempé, son look aux cheveux rasés, sa taille (+ de 1m80) et évidemment sa couleur pourrait empêcher certaines femmes de se projeter dans le compte. Or, l'idée pour Camille était évidemment que toutes les femmes puissent s'approprier ces phrases.On parle avec Camille de son expérience pour bien différencier diversité et inclusion dans une période ou la diversité est partout.Ce n'est pas forcément simple pour beaucoup de personnes de comprendre la différence et elle est pourtant majeure. D'ailleurs je m'excuse car je fais l'erreur à un moment donné moi même quand je parle des marques, j'espère que vous me pardonnerez.En tant que métis (Martinique/Inde de ma mère et d'un père bourguignon), je le vis très régulièrement mais en général on nous explique que c'est nous qui nous victimisons. La réalité est très différente je crois car la différence de couleur de peau ou d'origine est encore très marquée en France.L'expérience de Camille est en ce sens très intéressante et c'est pourquoi je voulais la recevoir pour en parler avec moi.J'espère que cela permettra à beaucoup de personnes de se reconnaitre et aux autres de comprendre la différence entre les 2 pour que nous soyons demain dans l'acceptation de l'autre bien plus qu'aujourd'hui et que nous jugions d'abord une personne pour ce qu'elle fait que pour sa couleur de peau, son genre ou ses préférences sexuelles d'ailleurs.
Mai Hua est la réalisatrice d'un documentaire sur des hommes remarquables comme son titre l'indique "meeting with remarkable men" qui a également un compte Instagram hyper intéressant. Pour cet épisode 100 j'ai voulu recevoir Mai sur un sujet qui touche tout le monde et qui est tellement débattu: la relation hommes mais aussi la masculinité, la féminité ou encore le féminisme et enfin l'humanisme. Si vous ne vous retrouvez jamais dans ces débats sur le genre parce que les propos sont trop souvent militants et peu nuancés ou inclusifs, cette conversation devrait vous réconcilier avec la question et vous permettre de vous poser sereinement les bonnes questions. Remettre en cause le patriarcat, le questionner, ce n'est pas remettre en cause les hommes comme certains pourraient le laisser penser. Etre féministe ce n'est pas remettre en cause les hommes non plus ni penser que "the future is female" - en tous cas, ce n'est pas ma manière de l'envisager. C'est remettre en cause une forme de masculinité, c'est remettre en cause certains hommes. Cet un épisode exceptionnel à beaucoup de niveaux, c'est une étape pour moi d'abord évidemment mais il a aussi et vous allez vous en rendre compte une forme totalement novatrice que nous avons créé au studio avec Pierre Henri Samion et Antoine Bertin que je remercie mille fois. C'est un épisode avec lequel je voulais remercier chacun.e d'entre vous de soutenir Vlan mais plus largement les podcasts et c'est la raison pour laquelle j'ai invité mes ami.e.s podcasteur.euse.s à venir sur cet épisode. Je remercie donc Pauline du podcast La Leçon, Clémentine du podcast Bliss, Matthieu du podcast Generation DIY, Lelée.o du podcast Voxxx, Margaux et Céline du podcast Entre nos lèvres et Angelo du podcast Balance ta peur. Pauline du Gratin et Valérie de Chiffons auraient aussi du être des nôtres et ont finalement été retenues mais tou.te.s ensemble nous voulions vous remercier. C'est un épisode un peu particulier également par sa longueur et son ton ou encore sa méthode d'enregistrement mais j'espère que vous allez apprécier. Moi j'ai adoré l'enregistrer et l'écouter ensuite. C'est typiquement du Vlan parce que ce n'est pas prise de tête, on se marre mais c'est toujours très pertinent. Je suis tellement touché par les messages que je dois de temps en temps, par cette capacité que peut avoir ce podcast de vous accompagner dans vos réflexions. Merci encore du fond du coeur.
Catherine Gueguen est pédiatre, référence dans le monde de l'éducation, auteur de multiples ouvrages lié à l'éducation et l'intelligence émotionnelle.C'est un épisode positif et rayonnant que je vous propose et plutôt à propos si vous avez des enfants ou si vous avez des ami.e.s qui ont des enfants puisque c'est la rentrée :)L'éducation est pour moi la première brique par lequel on transforme une société et c'est la raison pour laquelle je voulais recevoir Catherine.On parle beaucoup en ce moment d'intelligence émotionnelle ou dans le milieu professionnel des "soft skills", ors on se rend compte dans cette discussion avec Catherine à quel point cela doit s'apprendre dès le plus jeune âge.De Jack Ma à Elon Musk tout le monde s'accorde à dire que le système scolaire d'aujourd'hui qui consiste à apprendre des éléments est totalement dépassé puisque les machines le font et le feront mieux que nous. Ce que les machines n'ont pas c'est un coeur et c'est cela que nous devons nous efforcer de développer.Ou plutôt comment cela peut se développer car l'enfant a un cerveau totalement maléable jusqu'à modifier les neurones, les connexions neuronnales et même l'expression de certains gênes.Catherine explique comment l'empathie permet de développer de manière positive leur cerveau.Peut être même que cela vous permettra de mieux comprendre vos réactions aujourd'hui lié à votre éducation d'autan.Bref, Catherine est d'une douceur sans pareil, c'est un bonheur à écouter.Bonne écoute et bonne reprise à vous tout.e.s
Rediffusion de l'épisode 41 - Stéphane Hugon est sociologue et est le fondateur du cabinet Eranos.Nous envisageons ensemble un outil qui ne nous quitte jamais: notre smartphone.Il y a eu en septembre cet article exceptionnel dans The Atlantic  sur les smartphones et j’ai voulu en repartant de cet article reprendre avec Stéphane l’impact que ces derniers pouvaient avoir en particulier dans notre culture française.En bon marketer, je pense que le numérique nous oblige à revenir aux fondamentaux des sciences humaines pour mieux comprendre comment et pourquoi nous agissons.Et bien sur, n'hésitez pas à vous abonner sur Apple podcast pour ne rater aucun épisode.Le smartphone accentue un retour de balancier naturelSi les smartphones sont nos contemporains depuis un peu plus de 10 ans, il est important de repartir du lien entre les personnes et l’objet technique comme élément de médiation entre elles.Comme nous l’explique Stéphane, depuis les années 50, en occident, nous avons une quête très importante d’émancipation individuelle et d’autonomie.Ors, dans l’imaginaire collectif, l’objet technologique nous aide à ne pas subir l’altérité mais aussi à augmenter notre pouvoir sur notre environnement social.Dans ce même mouvement, nous avons eu d’ailleurs eu beaucoup de héros solitaires servis par l’industrie hollywoodienne.Toutefois, selon Stéphane Hugon, nous sommes arrivés à un point de saturation au milieu des années 90 car à force de pousser cette autonomie et de ne pas vouloir subir les autres, nous avons abouti à une peur du vide et de l’ennui.Finalement les lieux où l’on trouvait des éléments d’accomplissement de soi (la famille, le religieux, le travail, la politique et la vie publique) ont été largement chahuté dans cette quête.La conséquence a été un retour de balancier et donc une non-volonté d’échapper à tout ce que l’on fuyait auparavant.Selon Stéphane Hugon, c’est donc ce mouvement de balancier qui explique cette volonté presque maladive de recréer du lien social et donc de trouver sa tribu, sa sphère mais aussi de se recentrer.Aujourd’hui pour devenir quelqu’un, il faut prouver qu’on existe dans le regard de l’autre.D’ailleurs, Stéphane d’expliquer que le Selfie n’est pas vraiment un acte purement narcissique car il ne s’accomplit pleinement que s’il est partagé.C’est donc bien le regard de l’autre et son jugement qui sont essentiels et qui me permettent de devenir moi même.Il y a d’un coté une construction de soi et de l’autre un public de référence auquel on souhaite plaire.Le smartphone est une promesse de l’autre mais….Le smartphone est donc un outil qui permet de se connecter à l’autre avant tout mais en réalité, on le remarque, les jeunes n’ont jamais été aussi seuls.C’est donc une relation inaccomplie car techniquement le passage à l’acte n’advient presque jamais.Cela maintient donc l’adolescent dans une expérience qui est « en deçà de l’experience ».Cela remet en cause des questions aussi importante que :Qu’est-ce qu’un ami? Qu’est ce que le lien social? Qu’est ce qu’une relation?Ces liens digitalisés amènent finalement à des relations molles selon Stéphane Hugon.Toutefois, ce dernier affirme que cela reste une transition et reste convaincu que les technologies vont nous permettre demain de nous amener à des relations fortes et entières portées par un mouvement long d’un besoin de ré-enracinement avec notre environnement culturel, social et naturel.Le smartphone ne peut et ne doit pas se substituer aux relations socialesil est évidemment essentiel que les jeunes comprennent ces technologies, développent cette culture mais d’un autre coté ca ne doit pas isoler l’adolescent.
[Rediffusion de l'épisode 44] Isabelle Saporta est une journaliste mais aussi une auteure spécialisée sur l’industrie agro-alimentaire et sur le bien manger.Elle a écrit le livre noir de l’agriculture, vino business ou encore «du courage » et a été à l’école de Jean Pierre Coffe qui l’a mis sous son aile très tôt.Le moins que l’on puisse dire est qu’Isabelle n’a pas sa langue dans sa poche et c’est tant mieux car le sujet de la nourriture nous préoccupe tous.D’ailleurs, c’est pour cela que j’ai voulu la recevoir.Il y a une tendance très forte autour du bien manger. On se pose beaucoup de questions sur ce qu’il y a de mieux pour notre santé sans trop savoir à quel saint se vouer.L’agro-alimentaire: la 1ère industrie de France« Un esprit sain dans un corps sain », nous avons tous cette phrase en tête évidemment même si nous l’avions perdu de vu ces dernières décennies.Le moins que l’on puisse dire c’est que depuis quelques années, on s’y intéresse de plus près.Ainsi, on voit fleurir un peu partout des restaurants Vegan, la tendance Bio s'est durablement installée, l’intolérance au Gluten semble avoir touché une partie importante de la société etc….De fait, comme le rappelle Isabelle, la nourriture est une question de plus en plus prégnante dans notre société.Les gens veulent bien manger mais ils ne savent plus comment faire. Les normes arrivent dans tous les sens, accompagnées de leurs amis les labels mais aussi des concepts marketing pour finalement arriver à se poser des questions telles que « extracteurs de fruits » ou « blender »… pour finalement y passer 3h sur des forums et autres sites spécialisés (oui c’est du vécu).Il est donc intéressant de se replonger dans cette tendance en particulier en France, pays de « la bouffe » s’il en est.Pour Isabelle, il y a eu une déconnexion évidente entre les consommateurs et leurs assiettes, les courses sont devenues une corvée, manger parfois une simple nécessité, on en arrive même à des enfants plus vraiment capables de discerner un légume d’un autre.Il faut donc que tout le monde (hommes et femmes) retournent aux fourneaux avec plaisir mais aussi peut être mieux éduquer nos enfants à l'école ou au sein même du foyer en allant faire le marché.Les normes sanitaires manquent de logiqueEvidemment ces normes sont essentielles car elles permettent de manger des aliments sains et doivent nous protéger.Néanmoins, l’industrie agroalimentaire et la politique avec elle ont décidé que la seule solution pour nourrir à bas prix tout le monde devait nécessairement passer par une agriculture intensive et productiviste.Par conséquent, plutôt que de reprendre du bon sens paysan, on ajoute des rustines sur des solutions déjà pas idéales.Par exemple, quand on se rend compte que les porcs sont malheureux dans les fermes intensives, plutôt que de trouver une solution alternative (qui consisterait à les laisser un peu plus en liberté et surtout pas seuls puisque ce sont des animaux sociaux), on leur donne des anti dépresseurs.Idem pour les hommes et les femmes qui travaillent dans ces fermes, tout le monde ou presque est donc sous anti dépresseurs.Isabelle critiquent énormément ces normes qui sont souvent érigées par l’industrie agro-alimentaire pour protéger cette même agriculture intensive.La porte de sortie: éveiller les conscience pour mieux s’alimenterLa solution pour bien s’alimenter reste simple: être au plus proche (circuit court ou amap) et manger un produit (bio de préférence) le moins transformé possible.La question par contre est de savoir comment organiser cela de manière plus systématique.Evidemment, selon Isabelle, il faudrait repenser la manière dont sont utilisés les 10 milliards d’Euros versés par la PAC.Finalement, c'est un vrai combat politique que l'on a dans son assiette 3 fois par jour.
Mai Hua est une femme multi facette (slasheuse dans le vocab moderne) mais aussi réalisatrice, je l'ai déjà reçu sur ce podcast dans un épisode (Vlan #24) qui était parti un peu dans tous les sens (lol).Cet épisode est donc en français car nous n'avons pas réussi à faire un bon doublage de l'épisode avec Jerry et je suis assez perfectionniste en la matière.Mais finalement je suis encore plus content de recevoir mon amie mais aussi parce que les 2 épisodes sont différents car Jerry revient sur son livre et apporte la vision d'un thérapeute tandis que Mai partage beaucoup plus sa propre expérience.Si vous parlez suffisamment anglais pour comprendre l'entretien avec Jerry, je vous conseille vivement de l'écouter également.Alors pourquoi parler sur Vlan des "dark sides", en français "les ombres"?Les ombres sont une partie que l'on essaie de cacher aux autres mais aussi, trop souvent, à nous même pourtant elles sont essentielles pour comprendre nos modes de fonctionnement individuels et collectifs.Et surtout quand on essaie de les enfouir, on les nourrit beaucoup trop.Dans une ère ou l'injonction au bonheur s'affiche partout sur les réseaux sociaux, où les citations positives pullulent, il est essentiel de se regarder entièrement et de réaliser que les péchés capitaux font intégralement parti de notre nature humaine.Il faut du courage pour les regarder en face et les accepter pleinement.Parce que dans la manière dont j'envisage la manière dont la société va évoluer, je crois que nous passerons d'une société hautement individualiste à une société plus collective et cela passe nécessairement par un recentrage personnel.C'est un début de reconnaissance que je vous propose avec ces 2 épisodes.
Jerry Hyde est un thérapeute anglais peu orthodoxe, je l'ai déjà reçu sur ce podcast pour parler de masculinité à l'ère de Me Too mais cette fois, c'est pour parler de son livre "the book of sin" que je le reçois à nouveau.Comme vous l'avez compris cet épisode est en anglais mais il existe également une version française avec Mai Hua.Les 2 épisodes sont différents car Jerry revient sur son livre et apporte la vision d'un therapeute tandis que Mai partage beaucoup plus sa propre expérience. Les 2 épisodes sont très différents et apporteront beaucoup de valeur si vous parlez suffisamment anglais pour comprendre l'entretien avec Jerry.Alors pourquoi parler sur Vlan des "dark sides", en français "les ombres"?Les ombres sont une partie que l'on essaie de cacher aux autres mais aussi, trop souvent, à nous même pourtant elles sont essentielles pour comprendre nos modes de fonctionnement individuels et collectifs.Et surtout quand on essaie de les enfouir, on les nourrit beaucoup trop.Dans une ère ou l'injonction au bonheur s'affiche partout sur les réseaux sociaux, où les citations positives pullulent, il est essentiel de se regarder entièrement et de réaliser que les péchés capitaux font intégralement parti de notre nature humaine.Il faut du courage pour les regarder en face et les accepter pleinement.Parce que dans la manière dont j'envisage la manière dont la société va évoluer, je crois que nous passerons d'une société hautement individualiste à une société plus collective et cela passe nécessairement par un recentrage personnel.C'est un début de reconnaissance que je vous propose avec ces 2 épisodes.
Alberto Alemanno est un professeur de droit (HEC, NYU) à la renommée internationale, il a créé The good Lobby, un lobby citoyen qui permet à chacun d'avoir un impact fort sur ce qui lui semble essentiel.On voit un peu partout une déception et une remise en cause des politiques, on ne leur fait plus confiance pour défendre les idées pour lesquelles ils se font élire, ils nous semblent faibles devant les puissances économiques.Alors que le terme de "lobby" à une connotation négative, Alberto s'en est servi pour permettre à tout Européen d'avoir un réel poids.Ainsi Greta Thunberg, la fameuse Suédoise de 15 ans a postulé pour le prix de "the good lobby" et prouve que les actions citoyenne peuvent vraiment peser.Avec Alberto on discute de l'impact que les citoyens peuvent avoir comme la chute des frais d'itinérance pour les appels en Union Européenne par exemple ou encore son nouveau combat autour des stages non rémunérés.Il nous semble toujours que les directives européennes n'ont pas d'impact direct et pourtant on se rend compte de l'inverse à travers cet épisode qui redonne de l'espoir sur la capacité de tout à chacun de jouer un rôle.Et ne dites pas à Alberto que vous n'avez pas le temps, il vous répondra que les réseaux sociaux, aussi utiles soient-ils, sont devenus un emploi à temps partiel avec une utilité marginale très discutable.On discute aussi avec Alberto de la légalisation du cannabis, de l'impact du gazon, de ce qui est considéré comme "bien", d'avortement et du droit des femmes à disposer de leur corps, bref de très nombreux sujets sur cette petite demi heure.Bonne écoute!
Charles Pepin est un philosophe qui a écrit plusieurs ouvrages dont dernièrement "les vertus de l'échec" et "la confiance en soi, une philosophie".Rencontré par l'intermédiaire d'Estelle du podcast Reelles, je trouvais intéressant de m'arrêter un moment sur cette notion de confiance de soi qui est une injonction très forte dans notre société alors que dans le même temps cette dernière, par une automatisation de tout, nous enlève la capacité à la développer.Avec Charles Pepin nous parlons de l'échec, de la manière de le prendre et d'en faire quelque chose.Est-ce que l'échec peut nous aider à nous rendre heureux? Et si oui pourquoi et comment?L'échec n'est pas très populaire en France malgré les différentes conférences type Failcon qui ont pu avoir lieu dans l'hexagone.Ce sujet est connexe à celui de la confiance en soi évidemment, voire intiment lié et avec Charles Pepin nous sautons de l'un à l'autre naturellement.On y aborde le fameux complexe de l'imposteur que vous avez tous plus ou moins ressenti mais aussi le rôle de l'audace, l'impact négatif des réseaux sociaux, voire la débilité de ce qui s'y passe.J'ai aussi demandé à l'homme Charles Pepin son rapport à l'échec et pourquoi il avait particulièrement choisi ce thème.Bref, un épisode très riche comme je les aime et qui j'espère vous permettra de réfléchir, de générer des conversations, d'aller un peu plus loin.Bonne écoute et n'hésitez pas à mettre une note sur Apple Podcast si vous avez un iPhone ou à me remonter vos commentaires.
Michel Maffesoli est sociologue, professeur émérite de la Sorbonne, il a depuis longtemps critiqué la déconnexion des élites avec le peuple.Au cours de cet épisode Michel Maffesoli nous explique comment le lien entre les élites et le peuple s'est délité et les conséquences désastreuses que cela peut avoir comme la montée de l'extrémisme.Dans la mesure ou les propos se rapprochent, je fais évidemment référence à Juan Branco qui a récemment défrayé la chronique avec son opus, Crépuscule.Selon lui, l'élite et en particulier les politiques proposent des solutions d'une autre époque, celle du "progrès", des "lumières" c'est à dire du 18 et 19ème siècle.Le tripode de cette société est l'individualisme, du rationalisme et du progressismeOrs, pour Michel Maffesoli, cette époque est révolue et par conséquent cela créé une distance entre ces croyances d'un coté et la réalité du peuple de l'autre.C'est aussi ce qui explique la différence de perception et de compréhension du monde entre les journalistes et le peuple.En effet, ce dernier vit au présent et est beaucoup plus dans une forme d'hédonisme, se "communautorise" (ce qui implique la fin de l'individualisme).C'est aussi à la lumière de cette analyse que l'on peut regarder le développement du yoga, de la méditation et d'une nouvelle spiritualité.Nous touchons à ces sujets en fin d'épisode d'ailleurs d'une manière assez inattendue mais fondamentalement moderne.Si Michel Maffesoli ne donne pas de conseil, il explique toutefois qu'il ne faut pas essayer de faire de projections ou d'envisager le futur mais bien de s'ancrer dans le présent car c'est la nouvelle époque dans laquelle nous évoluons aujourd'hui.