Bibliothèque théologique

Louis Pernot

Cette émission donne l'actualité des livres théologiques qui sortent en librairie.

Ressources philosophiques et théologico-politiques venant d’EuropeEt si la modernité avait non pas mis fin à la question de Dieu, mais préparé son retour sous un autre nom ?Plutôt que de représenter l’épuisement de la nomination de Dieu, la modernité pourrait être l’attente de son avènement autrement. Dans cette perspective, le désenchantement du monde n’est plus celui de Dieu, et la théologie politique ouvre une nouvelle manière de penser le sujet : non point comme soumis à une hétéronomie, mais appelé par celui qui ne se mesure pas. Conséquemment, la modernité ne devrait pas définir le sujet par la seule autonomie, mais par la capacité d’initiative grâce à laquelle les hommes forgent leur histoire individuelle et collective.Si les religions politiques du XXe siècle ont confondu destin temporel et aspiration à un royaume qui n’est pas de ce monde, et si les religions civiles des XVIIe et XVIIIe siècles ont cherché une sociabilité commune, une théologie du politique relève d’un autre geste. En dé-coïncidant la nomination de Dieu et celle du politique, elle n’impose pas une norme religieuse, elle offre aux sociétés – démocratiques ou non – les ressources de l’incommensurable dans un monde dominé par la mesure. L’individu de droit, appuyé sur la technique, n’est pas encore un sujet tant qu’il se fait et reste la mesure de lui-même.Mêlant érudition et précision, Bernard Bourdin relit les grandes mutations philosophiques et théologiques qui ont façonné l’Europe et propose une critique du théorème du désenchantement du monde, afin de repenser Dieu comme incommensurable, ressource d’un sujet politique moderne.Dominicain, professeur de philosophie politique à l’Institut catholique de Paris, Bernard Bourdin est spécialiste du rapport entre religion, société et politique. Il est l’auteur de plusieurs livres dont Le christianisme et la question du théologico-politique et Le chrétien peut-il aussi être citoyen ? aux Éditions du Cerf.
10/11/2023
13/10/2023
Un instrument pédagogique de lecture de la Bible indispensable, au plan pastoral et spirituel. L’événement est à marquer d’une pierre blanche : un éditeur protestant, Olivétan, et un éditeur catholique, Salvator, unissent leurs forces pour proposer au public cette édition du Nouveau Testament commentée par Antoine Nouis. À partir du texte intégral du Nouveau Testament dans la traduction de la Nouvelle Bible Segond, de la Société biblique française, le bibliste, pasteur et chroniqueur Antoine Nouis se livre à un commentaire verset par verset du texte biblique. Cela permet tout à la fois une démarche pédagogique très complète pour entrer dans le sens du texte, ainsi qu’une approche pastorale et spirituelle. Cet ensemble de deux volumes s’adresse notamment aux pasteurs, prêtres, diacres ou laïcs, pour nourrir leurs homélies ou leurs prises de parole sur la Bible, mais aussi à toux ceux qui, seuls ou en groupe, veulent approfondir la lecture de la Parole. Les deux volumes sont réunis dans un seul étui cartonné. Préface du père Gérard Billon, directeur du Service biblique catholique et enseignant à l’Institut Catholique de Paris. Un ouvrage recommandé par Benoît de Sagazan, directeur du Monde de la Bible, Anne Soupa, bibliste et écrivain, frère Aloïs de Taizé, Marion Muller-Collard, théologienne et écrivain. Antoine Nouis est pasteur, bibliste, théologien, écrivain et journaliste (il a dirigé l’hebdomadaire Réforme). Ce commentaire complet du Nouveau Testament représente plus de dix ans de travail.