Secrets de dirigeants

Radio Classique

Peut-on devenir PDG d’une grande entreprise sans avoir fait une grande école ? Comment reprend-on l’entreprise familiale ? Comment sauve-t-on une entreprise lorsque le patron disparaît brutalement ? Quels arbitrages fait-on lorsque son groupe est en Russie et que l’Ukraine vient d’être envahie ? Ce sont ces prises de décisions que de grands chefs d’entreprise viennent partager avec Céline Kajoulis… Ils viennent expliquer, à hauteur d’homme - et de femme - comment ils ont dirigé leurs entreprises dans ces moments particuliers de la vie économique. Pour ne rater aucun épisode de Secrets de dirigeants, n'hésitez pas à vous abonner.

Carlos de Cordoue, Directeur Général du Crédit Agricole en Ukraine « Il y a eu un acte de leadership, pour se battre y compris sur le front économique. Je me suis sentie porté par cet énergie »   C’est avec plaisir que je vous retrouve, un jeudi sur deux, à partir du 3 octobre pour une nouvelle saison de Secrets de dirigeants ! Et pour commencer, je vous propose un entretien avec un dirigeant à l’expérience… unique… Au départ, c’est l’histoire classique d’un cadre dirigeant dans la banque, passant d’établissements, en filiales, tout en progressant régulièrement dans la hiérarchie. Un jour, puisqu’il a de l’expérience à l’international, sa direction lui propose de prendre la tête d’un pays, comme on dit, c’est-à-dire la Direction Générale d’une filiale à l’étranger, pour lui se sera l’Ukraine. Là où cela se corse un peu, c’est qu’il arrive, de manière un peu précipitée en mars 2020, quelques heures seulement avant que le pays ne ferme ses frontières à cause de l’épidémie de covid. Drôle de prise de fonction… mais l’histoire ne s’arrête pas là… puisque 2 ans plus tard… le pays est envahi par la Russie ! En une nuit, celle du 23 au 24 février 2022, le pays bascule dans la guerre, prenant de court les civils et l’opinion internationale. C’est le début de la guerre. Aujourd’hui, Carlos de Cordoue fait partie de la petite poignée de patrons Français rester en Ukraine, où sa banque continue à fonctionner normalement. Dans cet entretient il évoque la capacité de résilience des Ukrainiens, qui en quelques heures ont complétement changé de logiciel pour entrer en mode résistance. Un entretien surprenant et plein d’espoir !
Pour ce dernier épisode de l’année, je vous propose une rencontre avec un dirigeant discret, pour en pas dire secret. Marc-Henri Beausire est à la tête d’un monument du sport français, Le Coq Sportif. La marque a accompagné beaucoup de champions, de Yannick Noah en 1983 lorsqu’il gagne Roland Garros, jusqu’à l’équipe de France de rugby et pour les prochains JO de Paris 2024. La délégation française sera comme emportée par un tourbillon bleu, blanc, rouge, imaginé par la marque au coq. Mais l’histoire est aussi industrielle, puisque depuis quelques années, le groupe relocalise au maximum sa production en France, allant parfois jusqu’à y faire refabriquer du tissu, pour mieux fournir l’usine historique installée à Romilly-sur-Seine, dans l’Aube. C’est d’ailleurs pour saluer cet engagement que Radio Classique l’avait distingué en octobre dernier, lors des Premiers Trophées de l’entreprise dans la catégorie « Made in France ». Marc-Henri Beausire a commencé sa carrière comme banquier. Mais derrière ce Coq français se cache un dirigeant Suisse, Marc-Henri Beausire. Il a commencé sa vie professionnelle en portant un costume, sans doute un peu étriqué pour lui, de banquier, sous lequel il dissimulait une tenue de grand sportif et une envie de liberté. Le point commun, entre ces deux activités, c’est bien sûr c’est l’esprit de compétition. Dans cet entretien, il ouvre pour la première fois la porte sur ce qui le guide, et ce qui l’anime, et vous allez voir, c’est plus qu’un parcours professionnel, c’est une expérience de vie, qui surprendra sans doute les esprits les plus cartésiens. Céline Kajoulis
Pour ce dernier épisode de l’année, je vous propose une rencontre avec un dirigeant discret, pour en pas dire secret. Marc-Henri Beausire est à la tête d’un monument du sport français, Le Coq Sportif. La marque a accompagné beaucoup de champions, de Yannick Noah en 1983 lorsqu’il gagne Roland Garros, jusqu’à l’équipe de France de rugby et pour les prochains JO de Paris 2024. La délégation française sera comme emportée par un tourbillon bleu, blanc, rouge, imaginé par la marque au coq. Mais l’histoire est aussi industrielle, puisque depuis quelques années, le groupe relocalise au maximum sa production en France, allant parfois jusqu’à y faire refabriquer du tissu, pour mieux fournir l’usine historique installée à Romilly-sur-Seine, dans l’Aube. C’est d’ailleurs pour saluer cet engagement que Radio Classique l’avait distingué en octobre dernier, lors des Premiers Trophées de l’entreprise dans la catégorie « Made in France ». Marc-Henri Beausire a commencé sa carrière comme banquier. Mais derrière ce Coq français se cache un dirigeant Suisse, Marc-Henri Beausire. Il a commencé sa vie professionnelle en portant un costume, sans doute un peu étriqué pour lui, de banquier, sous lequel il dissimulait une tenue de grand sportif et une envie de liberté. Le point commun, entre ces deux activités, c’est bien sûr c’est l’esprit de compétition. Dans cet entretien, il ouvre pour la première fois la porte sur ce qui le guide, et ce qui l’anime, et vous allez voir, c’est plus qu’un parcours professionnel, c’est une expérience de vie, qui surprendra sans doute les esprits les plus cartésiens. Céline Kajoulis
C’est l’histoire d’un chef d’entreprise qui a le monde patronal à ses pieds, et qui décide, oui qui décide, pas parce qu’il est poussé vers la sortie par son conseil d’administration ou par de nouveaux actionnaires, pas parce qu’il est atteint par la limite d’âge mais parce qu’il décide volontairement de quitter l’une des entreprises du CAC 40, Unibail Rodamco, le spécialiste des centres commerciaux et des immeubles de bureaux en béton pour aller … construire des immeubles en bois ! Il devient alors, l’apôtre de l’écologie de croissance. L’an dernier il a d’ailleurs écrit un livre, « Pour en finir avec l’apocalypse, une écologie de l’action » aux éditions Stock, dans lequel il explique le rôle essentiel des entreprises dans la lutte contre le réchauffement climatique et où il dénonce aussi le discours ambiant sur l’écologie notamment chez les jeunes. Cofondateur du promoteur bois WO2, depuis 10 ans, il construit des immeubles bas carbones, est à la tête d’un fonds d’investissement et préside la Fondation du Patrimoine, qui finance les rénovations des monuments, connus mais surtout inconnu, qui font la richesse du patrimoine Français. Au moment de l’incendie de Notre-Dame, il a par exemple, réuni, en quelques jours, près de 230 millions d’euros, simplement en appelant ses anciens copains à la tête de grandes entreprises. Des copains qui, aujourd’hui encore, ne se sont toujours pas remis de son départ !