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Quoi de mieux pour accompagner vos fins d’après-midi que de le faire en musique ? Eric Jean-Jean vous donne rendez-vous dans #LeDriveRTL2 pour faire vivre toute l’actualité de la musique Pop-Rock, entre sessions acoustiques, interviews d’artistes, découvertes et jeux. Durant trois heures, vivez cette émission musicale aux côtés des plus grands artistes Pop-Rock.

Cette semaine dans "La Cover" du #LeDriveRTL2, Margaux Lassalle revient sur un titre culte et poignant de l'histoire du rock : "Love Will Tear Us Apart" de Joy Division. Sorti en 1980, ce classique post-punk puise son intensité dramatique dans l'histoire personnelle de son chanteur, Ian Curtis, qui y raconte l'effritement inéluctable et douloureux de son propre mariage. C'est la parution surprise vendredi dernier de "L'Embardée", le nouvel album de reprises du groupe breton Matmatah, qui a donné l'occasion à la chroniqueuse du #DriveRTL2 de se replonger dans ce chef-d'œuvre et ses multiples réinterprétations à travers les décennies. Bien avant l'hommage de Matmatah, ce classique au thème universel a inspiré de nombreux artistes d'horizons très divers. Dès 1983, le Britannique Paul Young s'en empare pour livrer une relecture beaucoup plus douce, s'éloignant de la tension originelle. En 2004, le morceau connaît deux adaptations diamétralement opposées : une étonnante version bossa nova signée par le groupe français Nouvelle Vague, et une lecture résolument emo, typique des années 2000, par les Américains de Fall Out Boy. Plus tard, le titre est sublimé dans une formule acoustique très épurée par Passenger en 2017, avant de prendre une dimension atmosphérique et cinématographique en 2024 sous l'impulsion de PJ Harvey et Tim Phillips pour la série "Bad Sisters". Cette riche rétrospective musicale s'achève naturellement sur la toute nouvelle interprétation de Matmatah. Très loin de l'énergie festive et entraînante de leurs débuts ou d'un titre comme "Lambé An Dro", la formation bretonne surprend ici son public en dévoilant une reprise à l'atmosphère particulièrement grave et solennelle, parfaitement en accord avec le texte intemporel de Joy Division.
À l'occasion de la sortie au cinéma du biopic consacré à Michael Jackson, Margaux Lassalle bouscule les habitudes de sa chronique "La Cover" dans LeDriveRTL2. Ce mercredi, ce n'est pas une seule chanson qui est mise à l'honneur, mais bien l'ensemble de l'œuvre du Roi de la Pop à travers une sélection de reprises très variées. Le voyage débute en 1995 avec le groupe allemand The Bates, qui propose une étonnante relecture punk rock du tube "Billie Jean", suivi de près par les Américains de Fall Out Boy qui injectent, en 2008, toute leur énergie pop punk dans le classique "Beat It". D'autres artistes ont préféré explorer une facette plus atmosphérique ou urbaine du répertoire. C'est le cas de The Weeknd, qui livrait en 2012 une version R&B particulièrement sombre de "Dirty Diana", bien avant de devenir la superstar mondiale remplissant les stades. Deux ans plus tard, Tame Impala plongeait "Stranger in Moscow" dans une ambiance encore plus planante. Le répertoire horrifique de Michael Jackson trouve également un écho inattendu chez Ice Nine Kills, qui accentue le côté théâtral de "Thriller" à grands coups de guitares lourdes. La scène française rend elle aussi hommage à la légende : Waxx a convié Ben l'Oncle Soul sur son récent album "Étincelle" (2024) pour revisiter "Black or White", le titre même qui a donné envie à ce dernier de faire de la musique. Enfin, cette plongée dans les covers de l'artiste se clôture sur l'incontournable "Smooth Criminal". Sorti à l'origine en 1987 sur l'album "Bad", le morceau s'est offert une seconde jeunesse en 2001 grâce à l'adaptation beaucoup moins funk et bien plus saturée du groupe californien Alien Ant Farm.
Cette semaine dans "La Cover" du LeDriveRTL2, Margaux Lassalle se plonge dans un véritable monument de la musique : le classique intemporel "Heroes" de David Bowie. Sorti en 1977 et coécrit avec Brian Eno, ce titre fédérateur, d'ailleurs récemment remis en lumière par la série *Stranger Things*, a profondément marqué l'histoire du rock et inspiré une multitude d'artistes au fil des décennies. La chronique retrace l'évolution de ce tube à travers des relectures très variées, à commencer par celle du génial claviériste Billy Preston, qui en livre une version particulièrement groovy dès 1978. Deux ans plus tard, Blondie s'y attaque avec une interprétation plus proche de l'originale. Dans les années 90, c'est le groupe californien The Wallflowers qui s'approprie le morceau pour la bande originale du film *Godzilla* (1998), lui donnant un ton rock alternatif qui lui vaudra même une nomination aux Grammy Awards. Le voyage musical se poursuit dans les années 2000 avec Kasabian, dont la reprise vient clôturer leur deuxième album en 2006 tout en servant de générique anglais pour la Coupe du Monde de football. Toujours dans le cadre du Mondial, mais en 2014, Janelle Monáe transforme à son tour la chanson en lui insufflant une énergie électro-soul sensuelle et futuriste. Enfin, cette rétrospective s'achève sur une note puissante avec la version musclée de Motörhead parue en 2017. Véritable succès avec plus de 50 millions de vues sur YouTube, cette reprise reste surtout l'un des tout derniers enregistrements du regretté Lemmy Kilmister.