#LeDriveRTL2

RTL2

Quoi de mieux pour accompagner vos fins d’après-midi que de le faire en musique ? Eric Jean-Jean vous donne rendez-vous dans #LeDriveRTL2 pour faire vivre toute l’actualité de la musique Pop-Rock, entre sessions acoustiques, interviews d’artistes, découvertes et jeux. Durant trois heures, vivez cette émission musicale aux côtés des plus grands artistes Pop-Rock.

Cette semaine dans "La Cover" du #LeDriveRTL2, à l'occasion de la prochaine venue de The Cure au Festival de Nîmes et au Pagaille Festival à Bordeaux avec RTL2, Margaux Lassalle s'est intéressée à leur classique "Just Like Heaven". Dévoilée en 1987 sur le septième album du groupe, "Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me", cette chanson emblématique évoque le souvenir d'un amour si intense qu'il en paraît presque irréel, un thème qui a inspiré de nombreux artistes. Le titre a très rapidement fait l'objet de reprises sur la scène rock alternative américaine. Dès 1989, Dinosaur Jr. en propose une relecture beaucoup plus "noisy" et saturée, qui serait d'ailleurs la reprise préférée de Robert Smith lui-même. Une décennie plus tard, en 1999, ce sont les Californiens de Goldfinger qui s'approprient le morceau dans une veine punk rock, en y ajoutant des guitares et une batterie plus nerveuses. Le classique de The Cure a également été revisité dans des registres plus délicats et variés. En 2005, la chanteuse Katie Melua en livre une version acoustique pour la bande originale du film "Et si c'était vrai...". Trois ans plus tard, les jumelles de The Watson Twins proposent une adaptation folk très douce, tandis que le Vitamin String Quartet, connu pour ses hommages instrumentaux, le transforme en une pièce pour quatuor à cordes. C'est sans doute ce thème de l'amour insaisissable qui a rendu la chanson si durable et inspirante. La chronique s'achève sur l'interprétation du groupe folk The Lumineers, enregistrée en 2022. Sans chercher à imiter l'original, ils réinventent "Just Like Heaven" en une ballade plus intime, mettant en avant la mélancolie et la vulnérabilité du texte.
Ce lundi, Margaux Lassalle décortique le nouvel album de Maisie Peters intitulé "Florescence". Sorti vendredi dernier, il s'agit du troisième disque de la jeune chanteuse anglaise de vingt-cinq ans. Conçu après avoir quitté l'effervescence de Londres pour se ressourcer dans la petite ville de son enfance, ce projet de quinze titres marque un virage musical. Enregistré en grande partie à Nashville, il dévoile des sonorités beaucoup plus folk et country que ses précédents albums, traduisant un profond sentiment de calme retrouvé et de retour à soi. L'esthétique de ce nouveau disque se veut délibérément organique, romantique et lumineuse. L'album s'ouvre sur le très dépouillé "Mary Janes", avant de laisser place à "Audrey Hepburn", une chanson abordant la thématique d'un amour apaisant. La chanteuse se livre également sur sa vie privée, notamment dans "Vampire Time" où elle raconte la rencontre avec son compagnon actuel. Le projet propose aussi des moments plus piquants, à l'image de "Kingmaker", un duo avec l'Américaine Julia Michaels qui décrit le piège d'une relation où l'on s'oublie à force de vouloir sans cesse élever l'autre. Parmi les morceaux forts de ce disque, on retrouve le puissant single "My Regards", ainsi que le titre "Questions". Si les sonorités de cet ensemble peuvent parfois paraître légèrement répétitives au fil de l'écoute, l'authenticité de la démarche prend indéniablement le dessus. Maisie Peters livre ainsi une œuvre profondément sincère, un très beau projet musical qui accompagnera à merveille le retour des beaux jours.
Cette semaine dans la Cover du #LeDriveRTL2, Margaux Lassalle se penche sur un véritable standard intemporel de la musique : "Stand By Me". Écrite, composée et chantée à l'origine par Ben E. King en 1961, cette œuvre au succès immédiat aborde un thème profondément universel : le besoin de ne pas affronter seul les épreuves de la vie. Véritable hymne à l'amour, à l'amitié et à la confiance, le morceau a traversé les décennies grâce à sa mélodie et ses paroles inoubliables, inspirant des relectures dans des styles particulièrement variés. L'histoire des reprises de ce classique réserve bien des surprises, à l'image du légendaire boxeur Mohamed Ali qui, en pleine ascension en 1963 et encore sous le nom de Cassius Clay, s'est essayé à l'interprétation du titre. De son côté, Otis Redding en a livré une version soul à l'intensité vocale poignante. Preuve de son immense ancrage dans la culture populaire, la chanson a même été entonnée en 1995 par le célèbre duo animé Timon et Pumba, avant d'être transformée en un énorme tube de bachata en Amérique latine par le chanteur Prince Royce en 2010. Plus récemment, le titre a brillé par son minimalisme grâce à Tracy Chapman, qui en a offert une version extrêmement intime et dépouillée, seule à la guitare, lors d'une performance live mémorable chez David Letterman en 2015. À l'opposé, Florence + The Machine lui a conféré une dimension orchestrale, puissante et cinématographique en 2016 pour la bande-son du jeu vidéo "Final Fantasy XV". Enfin, cette riche rétrospective s'achève sur l'adaptation incontournable de John Lennon parue en 1975, où l'ancien Beatle réinvente ce doux classique en lui insufflant une énergie plus nerveuse et résolument rock'n'roll.
Cette semaine dans la chronique "One Hit Wonder" du #LeDriveRTL2, Margaux Lassalle nous fait voyager dans les années 60 pour redécouvrir The Troggs et leur mythique "Wild Thing". Formé initialement sous le nom de The Troglodytes par les amis d'enfance Reg Presley et Ronnie Bond, ce groupe britannique originaire d'Andover s'impose en 1966 avec son premier album *From Nowhere...*. C'est sur ce disque que figure "Wild Thing", un titre au son brut et minimaliste qui fera de la formation l'une des pionnières du garage rock et de ce que l'on appelle aujourd'hui le proto-punk. Le groupe a d'ailleurs enchaîné d'autres jolis succès, notamment avec le célèbre "Love Is All Around" en 1967, devenu mondialement culte des décennies plus tard grâce à sa reprise par Wet Wet Wet. La discographie la plus riche du groupe s'est surtout concentrée sur la fin des années 60, bien qu'ils aient marqué la décennie suivante d'une façon inattendue avec "The Troggs Tapes", l'enregistrement sonore d'une houleuse dispute en studio devenue mythique dans la culture punk et rock (Source: https://www.youtube.com/watch?v=SrXfK9Osmvs). Malgré un retour remarqué en 1992 avec l'album *Athens Andover* en collaboration avec des membres de R.E.M., l'activité du groupe s'est progressivement éteinte suite aux décès de Ronnie Bond, puis de Reg Presley en 2013. S'ils laissent un immense héritage musical au Royaume-Uni, The Troggs restent encore souvent perçus, dans le reste du monde, comme le groupe d'un seul tube interplanétaire avec "Wild Thing".
Pour l'album de la semaine, Margaux Lassalle nous plonge dans "Carry the Light", le nouvel album de Peter Frampton. À soixante-seize ans, le guitariste virtuose britannique, qui a écoulé des millions de disques depuis les années soixante, prouve qu'il n'a rien perdu de sa superbe. Il dévoile en effet son premier disque de chansons originales depuis seize ans, un projet coécrit et coproduit avec son fils Julian Frampton. Cette collaboration familiale apporte une touche particulièrement personnelle et chaleureuse à l'ensemble, une atmosphère parfaitement illustrée par le morceau-titre qui ouvre l'album. Pour ce nouveau projet, Peter Frampton a convié une impressionnante liste d'invités prestigieux. On y retrouve notamment Benmont Tench, cofondateur de Tom Petty and the Heartbreakers, au clavier sur "Buried Treasure", un titre dont les paroles rendent un bel hommage à Tom Petty. Sheryl Crow vient mêler sa voix à celle du britannique sur Breaking The Mold, tandis que l'artiste H.E.R accompagne le musicien sur "Islamorada", une piste entièrement instrumentale qui fait la part belle aux guitares. Le saxophoniste américain Bill Evans est également de la partie sur le puissant "Tinderbox", une chanson aux allures d'appel à la solidarité et à la mobilisation. Sorti vendredi 15 mai 2026, ce nouveau disque s'impose comme un projet de classic rock particulièrement solide. Peter Frampton y conserve un jeu de guitare toujours aussi précis, mis au service de textes résolument engagés. Cette énergie combative atteint son apogée avec "Lions At The Gate", le titre le plus incisif de l'album, un hymne anti-guerre sur lequel le britannique croise le fer avec Tom Morello, le guitariste emblématique de Rage Against the Machine et d'Audioslave.
Cette semaine dans La Cover du #LeDriveRTL2, Margaux Lassalle met à l'honneur les légendaires Rolling Stones, qui s'apprêtent à faire leur retour le 10 juillet prochain avec l'album "Foreign Tongues". L'occasion parfaite pour se replonger dans l'un des riffs les plus célèbres de l'histoire de la musique avec l'incontournable "(I Can't Get No) Satisfaction". Sorti en 1965, ce classique a d'abord été censuré au Royaume-Uni pour ses paroles évoquant la frustration sexuelle, jugées trop provocantes à l'époque, avant de rencontrer un succès monumental, particulièrement aux États-Unis. Devenu un hymne indémodable, ce titre a traversé les soixante dernières années en inspirant des réinterprétations extrêmement variées. Quelques mois seulement après sa sortie, la légende de la soul Otis Redding s'en empare pour livrer une relecture sublimée par des cuivres puissants. En France, Eddy Mitchell l'adapte rapidement sous le titre "Rien qu'un seul mot". L'œuvre transcende ensuite toutes les frontières musicales : elle se métamorphose en salsa avec le Portoricain Frankie Ruiz en 1996, adopte des sonorités R&B très sensuelles avec Britney Spears dans les années 2000, et s'offre même un détour par la country-rock en 2023 lorsque Dolly Parton convie Pink et Brandi Carlile sur son album "Rockstar". Pour clore cette riche rétrospective, la chronique s'attarde sur l'une des réinventions les plus radicales du morceau, signée par le groupe américain Devo à la fin des années 70. En s'éloignant totalement de l'aspect sulfureux et rock de la version originale, la formation livre une adaptation surprenante, aux sonorités beaucoup plus rigides et hypnotiques, prouvant une nouvelle fois la formidable capacité de ce tube à se réinventer à l'infini.
Cette semaine dans la chronique "One Hit Wonder" du #LeDriveRTL2, Margaux Lassalle se penche sur le groupe canadien Crash Test Dummies et leur titre atypique "Mmm Mmm Mmm Mmm". Originaire de Winnipeg et formé à la fin des années 80 autour de la mythique voix grave du chanteur Brad Roberts et de son frère guitariste Dan, le groupe se distingue par un mélange de rock, de folk et de pop, porté par des textes souvent décalés. Si leur premier album sorti en 1991 leur apporte une belle notoriété au Canada, couronnée par un Juno Award grâce au single "Superman's Song", c'est leur deuxième disque, "God Shuffled His Feet" (1993), qui les propulse sur la scène internationale. Écoulé à plus de 8 millions d'exemplaires dans le monde, il contient l'incontournable "Mmm Mmm Mmm Mmm", un morceau introspectif et touchant qui aborde le sentiment de différence chez les enfants. Sur leur lancée, ils signent également en 1994 une reprise remarquée de "The Ballad of Peter Pumpkinhead" pour la bande originale du film "Dumb and Dumber". Bien qu'ils aient continué à sortir des albums, dont "Give Yourself A Hand" en 1999, avant de se tourner vers des projets auto-produits plus confidentiels, la formation n'a jamais retrouvé un tel succès hors de ses frontières. Véritable institution dans leur pays natal, les Crash Test Dummies restent néanmoins un One Hit Wonder pour le reste du monde. Sans s'être jamais officiellement séparé, le groupe se fait aujourd'hui plus discret mais se reforme régulièrement à l'occasion de concerts nostalgiques.
Ce lundi 11 mai, Margaux Lassalle se penche sur "The Afterparty", le sixième album de l'artiste suédoise Lykke Li. Révélée au grand public grâce à son incontournable titre "I Follow Rivers", la chanteuse propose avec ce nouveau projet sorti vendredi un disque riche et ambitieux. Pour donner vie à cet album, Lykke Li s'est entourée de dix-sept musiciens issus du Swedish Radio Symphony Orchestra. L'enregistrement s'est déroulé dans un lieu chargé d'histoire, puisqu'il s'agit de l'ancien studio du mythique groupe ABBA, situé à Stockholm. Les neuf chansons qui composent ce disque naviguent avec élégance entre musique électronique et pop orchestrale, le tout porté par des textes profondément introspectifs. Le projet explore de manière intime les relations amoureuses et la rupture. Le morceau d'ouverture "Not Gon Cry" raconte la difficulté de retenir ses larmes pour garder la face devant l'autre, tandis que "Happy Now" questionne avec doute le bonheur d'un ex-partenaire. L'album propose également l'hypnotique "Sick Of Love", reflet d'une forme de saturation sentimentale, ainsi que "Knife in the Heart", une piste où la tension monte progressivement grâce à de superbes arrangements de cordes. L'ensemble se clôture tout en douceur avec "Euphoria", un titre acoustique particulièrement épuré. "The Afterparty" s'affirme comme un très beau projet, court et parfaitement cohérent, doté de productions à la fois lumineuses et cinématographiques. Une réussite portée par le single "Lucky Again", très représentatif de la signature musicale de Lykke Li, et qui a par ailleurs séduit Marjorie Hache, qui l'a également désigné album de la semaine dans RTL2 Pop Rock Station.
Cette semaine dans "La Cover" du #LeDriveRTL2, Margaux Lassalle met à l'honneur une artiste qui a récemment fait sensation au Met Gala : Rihanna. L'occasion idéale de se replonger dans son tube planétaire "Umbrella", sorti en 2007. Ce morceau très de circonstance, qui a valu à la chanteuse et à Jay-Z un Grammy Award de la meilleure collaboration rap, a provoqué un véritable raz-de-marée en devenant l'un des titres les plus diffusés en radio cette année-là. Avec son message de soutien indéfectible envers son partenaire, promis même sous la pluie, la chanson a rapidement transcendé les genres musicaux et inspiré une multitude d'artistes. Ce succès phénoménal a donné lieu à des réinterprétations aussi variées qu'inattendues. Très vite, la scène pop-punk s'est emparée du morceau, d'abord avec les Italiens de Vanilla Sky, puis avec les Américains d'All Time Low en 2008 qui y ont injecté un tempo accéléré et des guitares saturées. À l'opposé, le trio écossais Biffy Clyro a su révéler la vulnérabilité du titre à travers une version acoustique totalement dépouillée pour la BBC Radio 1. Dans un registre bien plus décalé, le groupe allemand The Baseballs a transformé ce hit R&B et pop en un véritable hymne rockabilly, prouvant ainsi la grande malléabilité de la composition originale. Alors que Rihanna a repris le chemin des studios et laisse présager un grand retour en 2026, cette rétrospective s'achève sur une dernière relecture puissante. L'hommage final vient du Pays de Galles avec les Manic Street Preachers. Enregistrée quelques mois seulement après la sortie de l'originale, leur reprise se démarque par des sonorités rock très assumées et une interprétation particulièrement habitée et expressive de leur chanteur, James Dean Bradfield.
L'album de la semaine met à l'honneur le retour des Black Keys. Le duo originaire d'Akron, formé par Dan Auerbach et Patrick Carney, vient de dévoiler un nouveau disque qui délaisse les artifices pour retrouver l'énergie brute et originelle du garage rock. Enregistré en live avec tous les musiciens réunis dans la même pièce au studio de Dan Auerbach à Nashville, cet album, composé presque exclusivement de reprises, marque un véritable retour aux fondamentaux. Loin d'être le fruit d'une stratégie marketing, ce projet est né comme une véritable bouée de sauvetage initiée par Patrick Carney. Face au contexte douloureux de la maladie du père de Dan Auerbach, atteint d'un cancer en phase terminale, les deux amis ont décidé de se réfugier dans la musique. Ils ont ainsi convié le guitariste Kenny Brown, le bassiste Eric Deaton et le multi-instrumentiste Jimbo Mathus pour des sessions totalement improvisées, sans aucune pression. Le résultat offre un son volontairement rugueux et peu produit, une authenticité qui fait tout le charme du projet et qui s'entend dès l'ouverture. Ce disque propose des morceaux comme "You Got To Lose", une reprise d'Ike Turner dont le clip a été tourné au légendaire Hernando's Hideaway à Memphis, ou encore "Fireman Ring the Bells" de R.L. Burnside, une piste taillée pour avaler les kilomètres à moto sur les longues routes de l'Ouest américain. Avec cette démarche sincère et épurée qui n'est pas sans rappeler celle de Bruce Springsteen à l'époque de "Nebraska", les Black Keys signent un grand disque, brillamment représenté par leur reprise de "She Does It Right" du groupe Dr. Feelgood.
Cette semaine dans "La Cover" du #LeDriveRTL2, Margaux Lassalle revient sur un titre culte et poignant de l'histoire du rock : "Love Will Tear Us Apart" de Joy Division. Sorti en 1980, ce classique post-punk puise son intensité dramatique dans l'histoire personnelle de son chanteur, Ian Curtis, qui y raconte l'effritement inéluctable et douloureux de son propre mariage. C'est la parution surprise vendredi dernier de "L'Embardée", le nouvel album de reprises du groupe breton Matmatah, qui a donné l'occasion à la chroniqueuse du #DriveRTL2 de se replonger dans ce chef-d'œuvre et ses multiples réinterprétations à travers les décennies. Bien avant l'hommage de Matmatah, ce classique au thème universel a inspiré de nombreux artistes d'horizons très divers. Dès 1983, le Britannique Paul Young s'en empare pour livrer une relecture beaucoup plus douce, s'éloignant de la tension originelle. En 2004, le morceau connaît deux adaptations diamétralement opposées : une étonnante version bossa nova signée par le groupe français Nouvelle Vague, et une lecture résolument emo, typique des années 2000, par les Américains de Fall Out Boy. Plus tard, le titre est sublimé dans une formule acoustique très épurée par Passenger en 2017, avant de prendre une dimension atmosphérique et cinématographique en 2024 sous l'impulsion de PJ Harvey et Tim Phillips pour la série "Bad Sisters". Cette riche rétrospective musicale s'achève naturellement sur la toute nouvelle interprétation de Matmatah. Très loin de l'énergie festive et entraînante de leurs débuts ou d'un titre comme "Lambé An Dro", la formation bretonne surprend ici son public en dévoilant une reprise à l'atmosphère particulièrement grave et solennelle, parfaitement en accord avec le texte intemporel de Joy Division.
À l'occasion de la sortie au cinéma du biopic consacré à Michael Jackson, Margaux Lassalle bouscule les habitudes de sa chronique "La Cover" dans LeDriveRTL2. Ce mercredi, ce n'est pas une seule chanson qui est mise à l'honneur, mais bien l'ensemble de l'œuvre du Roi de la Pop à travers une sélection de reprises très variées. Le voyage débute en 1995 avec le groupe allemand The Bates, qui propose une étonnante relecture punk rock du tube "Billie Jean", suivi de près par les Américains de Fall Out Boy qui injectent, en 2008, toute leur énergie pop punk dans le classique "Beat It". D'autres artistes ont préféré explorer une facette plus atmosphérique ou urbaine du répertoire. C'est le cas de The Weeknd, qui livrait en 2012 une version R&B particulièrement sombre de "Dirty Diana", bien avant de devenir la superstar mondiale remplissant les stades. Deux ans plus tard, Tame Impala plongeait "Stranger in Moscow" dans une ambiance encore plus planante. Le répertoire horrifique de Michael Jackson trouve également un écho inattendu chez Ice Nine Kills, qui accentue le côté théâtral de "Thriller" à grands coups de guitares lourdes. La scène française rend elle aussi hommage à la légende : Waxx a convié Ben l'Oncle Soul sur son récent album "Étincelle" (2024) pour revisiter "Black or White", le titre même qui a donné envie à ce dernier de faire de la musique. Enfin, cette plongée dans les covers de l'artiste se clôture sur l'incontournable "Smooth Criminal". Sorti à l'origine en 1987 sur l'album "Bad", le morceau s'est offert une seconde jeunesse en 2001 grâce à l'adaptation beaucoup moins funk et bien plus saturée du groupe californien Alien Ant Farm.
Cette semaine dans "La Cover" du LeDriveRTL2, Margaux Lassalle se plonge dans un véritable monument de la musique : le classique intemporel "Heroes" de David Bowie. Sorti en 1977 et coécrit avec Brian Eno, ce titre fédérateur, d'ailleurs récemment remis en lumière par la série *Stranger Things*, a profondément marqué l'histoire du rock et inspiré une multitude d'artistes au fil des décennies. La chronique retrace l'évolution de ce tube à travers des relectures très variées, à commencer par celle du génial claviériste Billy Preston, qui en livre une version particulièrement groovy dès 1978. Deux ans plus tard, Blondie s'y attaque avec une interprétation plus proche de l'originale. Dans les années 90, c'est le groupe californien The Wallflowers qui s'approprie le morceau pour la bande originale du film *Godzilla* (1998), lui donnant un ton rock alternatif qui lui vaudra même une nomination aux Grammy Awards. Le voyage musical se poursuit dans les années 2000 avec Kasabian, dont la reprise vient clôturer leur deuxième album en 2006 tout en servant de générique anglais pour la Coupe du Monde de football. Toujours dans le cadre du Mondial, mais en 2014, Janelle Monáe transforme à son tour la chanson en lui insufflant une énergie électro-soul sensuelle et futuriste. Enfin, cette rétrospective s'achève sur une note puissante avec la version musclée de Motörhead parue en 2017. Véritable succès avec plus de 50 millions de vues sur YouTube, cette reprise reste surtout l'un des tout derniers enregistrements du regretté Lemmy Kilmister.