Business Positif

Melody Schmaus

Avec Business Positif, Melody Schmaus de l'agence CAUSE part à la rencontre de chefs d'entreprises et responsable marketing et/ou RSE, pour parler autour de l'impact comme contrainte ou opportunité business. Les discussions amènent à parler du digital, du marketing, de la communication, de la RSE, de l'empreinte carbone, des stratégies gagnantes, de la rentabilité, des modèles économiques, ou encore de la croissance/décroissance des entreprises.

Saison 1 - Épisode 19 - 05/02/2021
Aujourd’hui, je CAUSE avec Agnès CREPET, Tech lead spécialisée sur la longévité du produit chez Fairphone, une entreprise qui s’est lancé le défi gigantesque de changer en profondeur le marché des smartphones. Plus de 50 employés provenant de 20 pays, des centaines de milliers de téléphones équitables vendus, et une conviction profonde des dirigeants et de leurs équipes. Bon vous commencez à me connaître, je suis une passionnée de l’impact positif et de l’entreprise, donc je vais encore vous dire que le témoignage d’Agnès était passionnant....mais c’est vrai :D On a parlé de l’industrie électronique, de l’importance de suivre toute la supply chain, et de sa complexité, de l’importance de la transparence envers les clients comme les collaborateurs, d’authenticité, de conviction et de financement éthique, d’amélioration produit mais aussi d’amélioration des conditions des travailleurs, de travail en équipe à distance, de l’importance de trouver une santé financière pour conserver l’indépendance de l’entreprise. Ce qui m’a aussi beaucoup plu, c’est qu’Agnès a une vision à la fois collaborateur, et à la fois tech, donc elle peut vraiment nous parler de ce que la prise en compte de l’impact positif implique concrètement dans son métier, puisqu’elle se consacre à la durée de vie des produits. Mais trêve de CAUSERIE, je vous laisse découvrir cet échange, et les conseils précieux qu’Agnès nous partage. Ah et au fait, n’hésitez pas à laisser vos remarques et à mettre 5 étoiles au podcast s’il vous a plu ! Ça m'aide beaucoup :)
Aujourd’hui, je cause avec Alexandre GERARD, serial entrepreneur à la tête du groupe Innov-On qui réunit 10 entreprises aux activités différentes, avec le point commun d’être toutes pilotées avec les outils de l’entreprise libérée. Bon je vous avoue : j’ai adoré échanger avec Alexandre ! Déjà parce qu’il m’a été recommandé par Ferdinand Richter de Ecosia, d’ailleurs je vous invite à écouter cet épisode si ce n’est pas déjà fait ! Et parce qu’il fait partie de ces rencontres qui ont un petit quelque chose de magique : le fait qu’il soit situé à Pornic alors que je passais pour la première fois le weekend suivant notre échange à Pornichet, juste à côté. Le fait qu’il rentre justement dans la région le jour où j’y suis. Et puis parce que je découvre qu’il a un lieu en permaculture, moi qui suis passionnée par l’alimentation durable, et qui en ai même fait un projet citoyen, Les Ethicuriens… Bref, vous l’aurez compris, je suis vraiment très heureuse de vous partager cet échange ! Alexandre nous raconte son parcours fou, 25 ans d’entrepreneuriat qui commencent quand il a 15 ans, un groupe qui passe de 0 à 300 personnes en une douzaine d’années, puis une crise qui fait vaciller l’entreprise sur sa pente ascendante : - 34% de chiffre d’affaires en un an, passant de 22 à 14 millions d’euros, et la nécessité de virer des gens. Et c’est ça qui va tout changer dans la vie d’Alexandre. A partir de là, il a une quête : comment faire pour ne plus jamais avoir à virer des collaborateurs ? Il nous raconte ainsi comment il relève l’entreprise avec ses associés grâce aux principes de l’entreprise libérée. On plonge avec lui dans cette transformation radicale de l’organisation et de la culture de l’entreprise, des méthodes mises en place, de l’importance du rôle de dirigeant, dans le fait que la performance n’est plus un objectif mais découle directement de l’épanouissement des collaborateurs. Et ça marche pour Inov-On ! Même si Alexandre rappelle que 90% des tentatives de transformation en entreprise libérée échouent, et qu’il explique pourquoi, il a de son côté réussi collectivement à redresser la barre, avec 8 entreprises, plus de 400 salariés et 35 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Aujourd’hui, je cause avec Alexis KRYCEVE, fondateur de Gifts for Change, première entreprise de communication par l’objet 100% ecoresponsable. Alexis me raconte son parcours riche d’expérience et de réflexions, son passage sur les bancs d’école de HEC, sa première expérience humanitaire au Népal qui lui ouvre les yeux sur l’absurdité d’opposer le business et l’impact positif, ses années chez Alter Eco où il relève le défi d’amener le commerce équitable dans les rayons de la grande distribution. Alexis ne s’arrête jamais d’agir et de réfléchir autour de l’impact des entreprises, et de leur rôle central dans la crise climatique, en tant que problème mais aussi en tant que solution. Il raconte ensuite la création de son cabinet de conseil en RSE HAATCH, puis la création de Gifts for Change, qu’il qualifie d’agence d’engagement par l’objet. Leur métier, c’est d’identifier pour notre client des thématiques sociales, environnementales, des grandes causes qui leur correspondent, et de leur permettre de s’engager pour une cause par le biais d’objets de communication, de cadeaux d’affaires éco-responsables fabriqués en France par des personnes en situation de handicap et biodégradables. Il s'agit de trouver des alternatives à des produits qui représentent un marché de 1,2 milliards : clé USB, batteries externes, parapluies, ... Par exemple, la FNAC a proposé des bracelets en caisse dont une partie des fonds étaient reversés en faveur de l’accès à la culture ou à la reforestation. Un autre exemple, avec la sortie du Roi Lion par Disney, avec 25 ans d’écart avec le premier Roi Lion, il y a eu la moitié de la population des lions qui a disparu dans le monde. Pour le lancement de ce nouveau film, Disney a donc lancé en faveur du Lion recovery fund une collecte des fonds pour doubler à nouveau la population des lions. Gifts for Change a conçu une partie de l’activation de cette campagne en France avec un bracelet en bois à l'effigie de Simba. Cette campagne a pu récolter des dizaines de milliers d’euros en faveur d’une association qui s’appelle Panthera, qui vient en aide aux félins à travers le monde, notamment au dernier lion du Sénégal.