Au comptoir de l'info

François Beaudonnet

« Le comptoir de l’info », une interview journalistique. Un moment privilégié où un acteur qui "fabrique" l'information à France Télévisions et à Radio France, un grand reporter, un cameraman (nous disons JRI), un présentateur vient se livrer, raconter comment il travaille, ce qu’il ressent quand il est sur le terrain ou en studio, quels sont ses doutes, ses joies, ses peurs aussi. L'enregistrement est fait dans une ambiance de comptoir de café : appuyé à un zinc on se livre plus facilement.

Marc Cantarelli fait fonctionner au quotidien la chaine d'information en continu de France Télévisions. En tant que directeur adjoint de la rédaction de France Info canal 27, il livre "au comptoir de l'info" les différences de ligne éditoriale entre cette chaîne de service public et ses concurrentes du secteur privé. Depuis prés de 30 ans, Marc Cantarelli occupe des postes à responsabilité au sein de chaines d'information en continu, en France ou à l'étranger : Bloomberg, Euronews, BFM, I-télé (actuelle C-News). En septembre dernier, il a rejoint France Info canal 27. Selon lui, France Info est "la chaîne de toutes les infos" et contrairement ce que font certaines de ses concurrentes, elle ne rabache pas tout au long de la journée une seule information - comme cela s'est passé pour les "gilets jaunes" - et le canal 27 de la TNT privilégie le décryptage et l'analyse. "A France Info, nous n'aimons pas le pugilat" Marc Cantarelli fait remarquer que le plateau de la chaîne de la télévision est suffisamment grand pour y installer un ring de box, mais ce sont des canapés qui y ont pris place. Car, selon lui, France Info n'est pas une chaîne d'opinion et d'ailleurs dit-il "on y déteste le pugilat". Dans cet épisode du podcast, le journaliste revient également sur quelques moments forts de sa carrière, comme le 11 septembre 2001 alors qu'il était à Londres pour la chaîne financière Bloomberg ou plus récemment, un long reportage qu'il a effectué auprés de réfugiés somaliens. Vous pouvez vous abonner à cette série sur l'application Radio France, Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Google Podcasts et AudioNow. A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisisée ou radiophonique du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio. La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter.
NOUVEAU : le podcast "Au comptoir de l'info" s'ouvre aux "fabricants de l'info" de Radio France. Grégory Phlipps est correspondant à Washington de la radio publique française depuis septembre 2017. Il a couvert le mandat de Donald Trump, mais aussi l'électionà la Maison Blanche de Joe Biden et les premiers mois du 46ème président des Etats-Unis. Le correspondant de Radio France (France Inter, France Info, France Culture) aux Etats-Unis analyse les différences entre la présidence de Donald Trump et celle de Joe Biden, pour le travail des journalistes. Avec le président démocrate, il s'agit d'une "présidence normale". Finis les tweets matinaux ou nocturnes du président des Etats-Unis. Les journalistes qui couvrent l'actuallité de la Maison Blanche peuvent travailler plus sereinement à partir de l'agenda du président américain. Mais pour Grégory Philipps, ce changement n'a pas que des aspects positifs. En matière de communication, la présidence Biden est en effet trés verrouillée. Lui et ses confrères ne savent à présent que ce que l''équipe de presse de Joe Biden souhaite qu'ils sachent. Le courage d'un homme lui a sauvé la vie Grégory Philipps revient également sur un drame qui s'est déroulé lors de l'une de ses missions en 2011, en côte d'ivoire et qui l'a profondément marqué. Il raconte comment Stéphane Frantz di Rippel, alors directeur du Novotel d'Abdijean, lui a sauvé la vie, ainsi qu'à plusieurs autres journalistes français, dont Dominique Derda de France Télévisions, en cachant leur présence à des miliciens venus pour les tuer. Son silence et cet acte de bravoure auront coûté la vie à Stéphane Frantz di Rippel. Depuis cette tragédie, Grégory Philipps a demandé à ses rédactions de ne plus partir sans bien connaître les terrains de guerre où il doit se rendre. C'est l'une des raisons pour lesquelles il est devenu correspondant permanent, donc plus en prise avec la réalité d'un terrain diificile, à Jérusalem puis à Washington. A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio. Depuis le mois de mai 2021, le podcast"Au comptoir de l'info"reçoit également à son micro des journalistes de Radio France (France Inter, France Info, France Culture).
A un peu plus d'un an de l'élection présidentielle de 2022, Jeff Wittenberg, journaliste politique à France 2 depuis 1994, décrypte sa façon de travailler et ses relations avec les politiques. Il explique comment il évite toute connivence avec eux."Je fais attention à ne pas avoir de relations privilégiées avec des hommes politiques" dit Jeff Wittenberg, lorsqu'on l'interroge sur la connivence qui lie parfois les journalistes politiques aux responsables qu'ils sont chargés de suivre. Il a réussi à garder cette distance de manière naturelle, sans en faire pour autant une "marque de fabrique" personnelle.Les hommes politiques veulent maitriser leur image.A un peu plus d'un an de la prochaine élection présidentielle, le journaliste politique revient sur ce qui est en train de s'imposer comme une habitude lors des campagnes électorales : lors des meetings, les équipes des candidats assurent elle-mêmes la captation des images qu'elles proposent ensuite aux télévisions. Ces dernières n'ont pas la possibilité de filmer elles-mêmes les meetings. Jeff Wittenberg rappelle que dans ces cas-là, France Télévisions indique à l'antenne : "images fournies par le candidat".Enfin, Jeff Wittenberg revient sur le moment qui l'a le plus marqué au cours de sa carrière : le soir du 21 avril 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen est arrivé au second tour de l'élection présidentielle éliminant de fait Lionel Jospin. Il raconte comment l'information est arrivée aux alentours de 19 h 15 dans les rédactions et combien il était difficile de la croire véridique, tant la surprise était grande. Vous pouvez vous abonner à cette série sur l'application Radio France, Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Google Podcasts et AudioNow. A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio.
#PODCAST Au comptoir de l’info, saison 2 épisode 6 : Samuel Etienne, animateur de l'émission "Questions pour un champion", présentateur sur France Info canal 27 et streamer sur Twitch.SAISON 2, EPISODE 6. Au moment où il se lance dans les interviews d'hommes et de femmes politiques sur sa chaîne personnelle Twitch, Samuel Etienne analyse pour "le comptoir de l'info" sa façon de faire cohabiter ses 3 métiers : présentateur de chaîne info, animateur de jeu télévisé et "streamer" sur une plateforme de fans de jeux vidéos.Samuel Etienne l'avoue : il a beaucoup hésité avant d'accepter de recevoir des responsables politiques sur sa chaîne personnelle Twitch. L'animateur de "Question pour un champion" sur France 3 est conscient du risque qu'il prend. En particulier,le fait d'être accusé de connivence avec les politiques. D'autant qu'il les reçoit chez lui, en mode décontracté. Mais Samuel Etienne estime que bien utilisé, Twitch peut permettre de créer un échange direct entre citoyens et politiques, que cela peut revivifier la démocratie.Twitch : un feu de paille ?Le journaliste a découvert cette plateforme il y a bientôt un an. Depuis, chaque matin, il y présente une revue de presse de 2 heures. Ce qu'il apprécie ? L'interactivité avec les 15 à 20 000 personnes qui le regardent quotidiennement, essentiellement des jeunes de moins de 35 ans. Samuel Etienne reconnaît qu'il y a un risque que Twitch ne soit qu'une mode, un feu de paille. En tout cas, il s'agit d'un medium de "niche" qui est pour lui complémentaire de ses autres activités."Un reporter de la presse quotidienne régionale est plus journaliste que moi"Samuel Etienne se livre également sur son parcours journalistique, presque exclusivement consacré à la présentation. Il avoue qu'il est beaucoup plus à l'aise dans cet exercice que dans celui du reportage, car, trop anxieux, il n'était pas un "excellent reporter". Il livre d'ailleurs un bel hommage à tous les journalistes de terrain, estimant qu'ils sont "plus journalistes que lui".Vous pouvez vous abonner à cette série sur l'application Radio France, Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Google Podcasts et AudioNow. A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio.La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. 
SAISON 2, EPISODE 6. Les médias en font-ils trop dans le traitement de l'actualité sur la covid ? Comment choisir les experts médicaux qui interviennent sur les antennes de France Télévisions ? Quelle distance adopter par rapport à la communication gouvernementale sur cette pandémie ? Frédérique Prabonnaud livre les réponses à ces questions ainsi que les leçons qu'elle tire de la couverture médiatique du coronavirus.La journaliste spécialiste de la santé admet que les journaux télévisés en période de covid puissent être perçus comme anxiogènes. Néanmoins, elle estime que les JT accordent une juste part à la pandémie, dans la mesure où cet évènement fait passer au second plan, voire disparaître les autres actualités. Frédérique Prabonnaud n'est ainsi pas favorable à un système de quotas, comme l'a par exemple décidé la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone)."Sur les masques, on aurait dû aller plus loin dans nos questions au gouvernement"La journaliste revient sur la polémique sur l'efficacité des masques. Alors que dans un premier temps, le gouvernement déconseillait le port des masques aux personnes saines, il l'a ensuite rendu obligatoire. Frédérique Prabonnaud admet qu'elle a tout d'abord accordé du crédit à la parole gouvernementale parce que les médecins ne la contredisait pas. Mais elle reconnaît à présent qu'elle "aurait dû aller plus loin dans ses questions au gouvernement" et que dorénavant elle accorde moins de confiance à la position officielle.
Saison 2 - Épisode 5 - 18/01/2021
Alors que Donald Trump quitte la Maison Blanche et que Joe Biden devient le 46ème président des Etats-Unis, la correspondante de France Télévisions à Washington livre son ressenti sur une campagne électorale hors-norme ainsi que sur l'attaque du Capitole le 6 janvier 2021.Lorsqu'elle est arrivée au bureau de Washington il y a trois ans et demi, Agnès Vahramian savait bien sûr que la présidence de Donald Trump allait lui réserver d'énormes surprises. Mais elle reconnaît qu'elle pensait - il y a quelques mois encore - que le 45 ème président des Etats-Unis serait réélu. Selon elle, l'épidémie de la Covid a tout fait basculer. Quant à l'attaque du Capitole par des partisans de Donald Trump, couverte en direct par son confrère Loïc de la Mornais, elle estime que malgré la violence inédite de cette action, à aucun moment la démocratie américaine n'a été menacée.Du "jour du Seigneur" à Washington.La journaliste a eu un parcours professionnel varié : elle a couvert la guerre en Afghanistan, dirigé le journal de 20 heures et, présenté l'émission religieuse "Le Jour du Seigneur", sur France 2. Elle révèle qu'elle est croyante et que sa foi l'aide parfois à exercer son métier différemment.Son souvenir professionnel le plus marquant ? Les retrouvailles qu'elle a organisées entre Jeannine, une Française et K. T. Robbins, un vétéran américain. Tous deux s'étaient aimé pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils s'étaient ensuite perdus de vue pendant toute une vie avant de se retrouver devant les caméras de France 2.Vous pouvez vous abonner à cette série sur l'application Radio France, Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Google Podcasts et AudioNow. A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio.La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. 
Saison 2 - Épisode 4 - 28/12/2020
SAISON 2, EPISODE 4. A la veille de prendre les rênes du journal de 13 heures de France 2, Julian Bugier livre les défis qu'il va devoir relever. Il souhaite mettre en avant les initiatives positives dans les territoires grâce à une chronique intitulée "vos idées pour la France". Le journaliste explique également que l'image qu'il a donnée de lui en tant que présentateur remplaçant du JT de 20 heures n'est pas un reflet fidèle de sa personnalité.Non, Julian Bugier ne fera pas du TF1 sur France 2. Et oui, le journal de 13 heures qu'il présentera à partir du 4 janvier parlera bien des régions françaises mais "différemment" du concurrent privé. Ce sera grâce à une chronique intitulée "vos idées pour la France", diffusée une à deux fois par semaine et conffiée à Valérie Heurtel. Elle mettra en avant des initiatives locales positives et inspirantes. "J'ai une partie de moi plus spontanée, plus naturelle"Le journaliste de 39 ans explique que l'image qu'il s'est forgée en présentant le journal de 20 heures comme joker depuis prés de 10 ans n'est pas tout à fait conforme à ce qu'il est réellement. Il dit être "plus spontané, plus naturel". Julian Bugier explique s'être forgé un personnage en s'inspirant de présentateurs renommés comme David Pujadas. La raison qu'il invoque : le "syndrôme de l'autodidacte", c'est à dire, pour lui qui n'a jamais fait d'études de journalisme, vouloir faire aussi bien voire mieux que ses confrères diplômés. "Il faut entendre les critiques importantes"Julian Bugier revient également sur la "bourde" qu'il a commise le soir de l'élection à Strasbourg au Parlement européen, d'Ursula Von der Leyen, la première femme présidente de la Commission européenne. Il avait présenté cet évènement comme se déroulant "à l'étranger" et il n'y avait consacré qu'une trentaine de secondes. Avec le recul, le journaliste reconnaît s'être trompé. Il dit qu'il traitera de sujets européens dans l'édition de 13 heures parce qu'ils influent dans notre vie quotidienne.
Saison 2 - Épisode 3 - 23/12/2020
SAISON 2, EPISODE 3. La journaliste revient sur ses 30 années de reportage à l'étranger pour France 2. Afghanistan, Rwanda, Haïti,Tchéchénie, Colombie ou encore Irak, Dorothée Ollieric se rend sur de nombreux terrains de conflits dans le monde. Depuis 5 ans, elle couvre également les "opérations extérieures" menées par l'armée française, comme l'opération Barkhane au Sahel. Dans la nuit du 13 au 14 juin 2019, alors qu'un détachement de l'armée française a pris en chasse des djihadistes aux frontières du Mali, du Burkina Faso et du Niger, un hélicoptère français de l'opération Barkhane est abattu au petit matin par les forces ennemies. Dorothée Ollieric raconte comment elle a eu accès aux images de ce crash, jusqu'ici classées "secret défense". Avec les témoignages des militaires qui ont porté secours à leurs camarades, la journaliste détaille les coulisses du reportage exclusif qu'elle a pu réaliser. Il a été diffusé dans le magazine "13h15 le samedi" présenté par Laurent Delahousse. "Je ne fais pas la communication de l'armée"En mettant en avant des interventions dangereuses opérées par l'armée et en donnant la parole aux militaires, Dorothée Ollieric estime qu'elle fait son métier de journaliste sans pour autant "faire la communication de l'armée". Dans le cas du reportage sur le crash de l'hélicoptère, la chaine de télévision et l'armée ont chacune trouvé un intérêt. La diffusion d'images exclusives a permis à France 2 de dévoiler une action qui était jusque là restée secrète. L'armée, elle, a pu montrer le courage des soldats qui ont sauvé les vies des membres de l'équipage de l'hélicoptère abattu.Des reportages et des cauchemarsLa grand reporter a effectué l'un de ses premiers reportages au Rwanda, en 1994, lors du génocide des Tutsi. Des atrocités qu'elle voit alors, elle fera des cauchemars longtemps aprés.Dans cet épisode du podcast "au comptoir de l'info", Dorothée Ollieric rend également un hommage ému aux femmes afghanes, dont le courage l'a toujours impressionné. L'Afghanistan est d'ailleurs pour elle son "pays de coeur". A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio.La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. 
Saison 2 - Épisode 2 - 17/12/2020
PODCAST "Au comptoir de l’info", Stéphane Guillemot, journaliste reporter d’images (JRI). Lauréat en 2016 du prix Bayeux des correspondants de guerre.SAISON 2 EPISODE 2 : Le journaliste, spécialiste de la couverture de conflits armés (Haut-Karabakh, Irak, Syrie) livre ses méthodes de travail sur les terrains dangereux. Il explique pourquoi il a choisi la caméra plutôt que le micro et ce faisant, en quoi le rôle « d’invisible » lui convient parfaitement."J’ai voulu devenir caméraman parce que j’ai toujours voulu être une petite souris qui va ensuite surprendre par ce qu’elle a vu". Stéphane Guillemot revendique son choix d’être derrière la caméra, en tant que journaliste reporter d’images (JRI). Il estime ainsi être un "témoin professionnel"  qui s’interdit de donner son avis, en donnant la priorité absolue à l’image et à la force qu’elle dégage. "Dans ce moment de panique, je laisse tourner la caméra"Au cours de ses 15 années de carrière, le grand reporter s’est rendu dans de nombreux pays en guerre. Récemment, il a réalisé avec Maryse Burgot un reportage à Stepanakert (Haut-Karabakh) qui a marqué les esprits. Ils sont en train d’interviewer un habitant, lorsqu’un obus s’abat à quelques centaines de mètres d’eux. "Dans ce moment de panique, je laisse tourner la caméra" dit-il, et ils partent se réfugier dans une cave où ils vont rester quatre heures. Ce reportage est pour Stéphane Guillemot le reflet fidèle de ce qu’il a vécu et surtout du quotidien dramatique des habitants de la capitale du Haut-Karabakh.Avec une famille qui tente de fuir DaechLe reportage dont le cameraman garde le souvenir le plus fort est celui qu’il a tourné aux portes de Mossoul en 2006 et qui, avec Arnaud Comte, leur a valu le prix Bayeux des correspondants de guerre. Les deux journalistes racontent la fuite éperdue d’une famille dont le père et un fils ont été grièvement blessés par une mine déposée par les djihadistes de Daech. Là encore, Stéphane Guillemot n’avait pas prévu ce qui allait se passer devant l’objectif de sa caméra et dont il se rappelle avec émotion car cette famille aurait pu être "vous ou moi".
Saison 2 - Épisode 1 - 24/09/2020
PODCAST Au comptoir de l'info : Alain de ChalvronSAISON 2 Episode 1.Sur ses 45 années de carrière en tant que grand reporter, Alain de Chalvron en a passé la grande majorité à l’étranger. Comme correspondant permanent à Rome, Washington ou encore Pékin, il a couvert pour France 2 des moments clefs de l’Histoire.Le reportage qui le plus marqué Alain de Chalvron ? Sa rencontre avec les « enfants esclaves » en Haiti. On les appelle les « reste-avec », ces enfants sont placés dans une autre famille que la leur pour y accomplir toutes les tâches domestiques, souvent sous la contrainte. Lors de ce reportage, une fillette de 11 ans avait avoué à Alain de Chalvron qu’elle voulait mourir.Yasser Arafat, Jean-Paul II, Barack ObamaAu cours de ses années en tant que correspondant permanent en poste à l’étranger, ou comme reporter de guerre, Alain de Chalvron a rencontré les « grands » de ce monde. Il a particulièrement été impressionné par la volonté farouche de Jean-Paul II, très affaibli, de lutter coûte que coûte contre sa propre déchéance : « Jean-Paul II en voulait à sa maladie comme si c’était une personne, ça m’avait beaucoup frappé ».« Nous sommes le 4ème pouvoir »    Alain de Chalvron analyse les causes des maux du journalisme depuis 4 décennies. Il estime que si la profession est si critiquée aujourd’hui, c’est à cause d’hommes politiques qui s’en servent comme des bouc-émissaires, des chaînes d’information continue qui ne prennent plus le temps de vérifier les informations mais aussi de certaines officines, parfois étrangères qui créent des « faux journalistes » qui tentent de manipuler l’opinion. Malgré tout, l’ancien correspondant à Washington estime qu’il y aura toujours besoin de journalistes, car ils sont le « 4ème pouvoir ».Vous pouvez vous abonner à cette série sur Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Majelan et Tootak.  A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio.La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. 
PODCAST. Ecoutez "Au comptoir de l’info" avec Francis Letellier, présentateur de « Dimanche en politique » et de « Nous, les Européens ».EPISODE 11. Présentateur sur France 3 depuis 30 ans, Francis Letellier revient sur la disparition du Soir 3 mais aussi sur ses origines sociales de fils d’agriculteurs.Lorsque le Soir 3, le journal du soir sur France 3, s’est arrêté en août 2019, pour Francis Letellier qui le présentait depuis 13 ans – dont 10 années le week-end – cela a été un “tournant" dans sa vie professionnelle. Il regrette la disparition de ce rendez-vous d’information du soir qui existait depuis 41 ans. Francis Letellier estime d’ailleurs qu’il y a toujours un espace, vers 23 heures, pour une émission sur une chaîne généraliste de service public, “un rendez-vous où il y aurait plus de place pour Marcel Gaucher que pour Eric Zemmour".« Certaines chaînes d’information continue sont des instruments de désordre »  Francis Letellier se montre très critique vis-à-vis des chaînes d’information continue, dont certaines sont même selon lui “des instruments de désordre". Il avoue qu’il ne les regarde presque plus, en raison des polémiques incessantes qu’elles contribuent à créer.Le présentateur n’est pas beaucoup plus tendre vis-à-vis des journalistes politiques dont certains – même parmi la jeune génération - “ont un agenda". Ils ne sont pas encartés à un parti comme c’était le cas au temps de l’ORTF, mais clairement, “ils se mettent dans la roue de tel ou tel homme politique", sans le reconnaître publiquement, ce qui est “malhonnête".« Je suis un privilégié »  Francis Letellier revient sur ses origines modestes de fils d’agriculteurs du Calvados, "bien en dessous de la classe moyenne en terme de revenus". Aujourd’hui, il estime qu’il est un privilégié sur le plan social. Mais que ses racines lui ont permis de bien mieux comprendre, par exemple, le phénomène des gilets jaunes. Là où certains journalistes ne voyaient que des gilets jaunes, lui dit qu’il reconnaissait le chauffeur routier ou l’assistance sociale parce qu’il les côtoie souvent.Le présentateur dit par ailleurs détester le terme "invisibles" utilisé par les journalistes à propos de ces professions indispensables et mal payées mises en avant par la crise du coronavirus. "Ils ne sont invisibles que parce qu’on ne veut pas les voir" dénonce-t-il.L’émission pour apprendre à connaître les Européens Le présentateur de l’émission "Nous, les Européens" regrette que France 3 soit la seule chaîne de télévision généraliste à consacrer une émission à l’Europe. Il pense que les directions des chaînes font une confusion entre l’Union Européenne et l’Europe du quotidien. Et que c’est pour cela qu’une plus grande place n’est pas accordée en France à la couverture des faits européens. Ce qu’il regrette, car en mettant en avant ce qui fonctionne bien ailleurs en Europe, ce programme permet de mieux comprendre la culture de nos voisins..A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio.La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. 
PODCAST. Ecoutez "Au comptoir de l’info" avec Valéry Lerouge, correspondant "Affaires européennes"de France Télévisions à BruxellesEPISODE 10. En poste à Bruxelles depuis près de 5 ans, Valéry Lerouge livre les difficultés qu’il rencontre dans la couverture quotidienne des affaires européennes sur France Télévisions. Après les élections européennes de 2019 où le taux de participation avait augmenté par rapport aux scrutins précédents, Valéry Lerouge pensait qu’il serait plus facile de parler des institutions européennes dans les principaux rendez-vous d’information de France Télévisions. Cela n’a pas été le cas. Le journaliste estime même que c’est plus difficile aujourd’hui que lorsqu’il est arrivé à Bruxelles en 2015. Et en particulier dans le journal de 20 heures. A la fois parce qu’il y a une crainte de la part de la rédaction d’aborder des sujets européens qui sont souvent complexes et peu télégéniques. Mais aussi parce que les institutions européennes - commission, parlement - ne facilitent pas la tâche des télévisions en ne les autorisant pas à filmer certaines séquences indispensables. Valéry Lerouge prend en exemple la venue à Bruxelles de Mark Zuckerberg, le patron de Facebook où aucune équipe de télévision n’a été autorisée à filmer. « C’est compliqué de parler d’Europe dans le journal de 20 heures »  Le correspondant à Bruxelles revient sur le “couac" de la couverture de la nomination d’Ursula Von der Leyen, première femme à la tête de la commission européenne. Ce soir-là, cet évènement n’a été évoqué qu’en quelques secondes dans le journal de 20 heures de France 2. Même si le lendemain, un portrait de la nouvelle présidente a été diffusé, Valéry Lerouge raconte que cet incident ne lui facilite pas la tâche dans ses relations avec les institutions européennes à Bruxelles.« Je ne suis pas un eurobéat »Pour Valéry Lerouge, le fonctionnement des institutions européennes souffre de blocages. "Il faut réviser le système pour pouvoir aller de l’avant. L’Europe à 27, ça marche très mal". Et comme il estime ne pas être un "eurobéat", il pense que les responsables européens vont devoir inventer des solutions pour qu’il n’y ait pas de blocage sur chaque sujet. NDLR : L’entretien avec Valéry Lerouge a été enregistré avant la période de confinement et l’émission “#Etaprès : la grande émission des Européens” du 16 avril 2020 sur France 2Vous pouvez vous abonner à cette série sur Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Majelan et Tootak.    A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio. La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. 
Au cours des émissions politiques qu’il co-présente sur France 2 avec Léa Salamé, Thomas Sotto dit ne jamais avoir eu peur de poser une question – quelle qu’elle soit – à un responsable politique. Il affirme ne pas se considérer comme un censeur, et traiter tous les invités de la même façon. Pour le journaliste, " la seule question idiote est celle qu’on n’ose pas poser."  Sur les réseaux sociaux, on a parfois envie de répondre : « ta gueule ! »Thomas Sotto est accro aux réseaux sociaux et particulièrement à twitter, où il a plus de 450 000 abonnés. Pendant le journal de 20 heures qu’il présente, il regarde son téléphone portable pour voir les réactions qu’il suscite. Il lui est même arrivé d’apporter en direct une correction à ce qu’il avait dit en début de journal, parce qu’un internaute le lui avait fait remarquer. Mais s’il se sert de twitter comme d’une source d’informations, il ne répond pas aux " tombereaux de haine, de vomi"  qui s’y déversent. Il résiste à l’envie de répondre "ta gueule" parce que cela créerait le buzz, qu’il déteste.Doute, curiosité et humilité : les qualités indispensables pour exercer le journalisme"Le doute doit être consubstantiel au journalisme" dit Thomas Sotto. Il estime que de manière générale, les journalistes ne doutent pas assez. Pour lui, il est important de faire également preuve de curiosité et d’humilité. Sans cette dernière qualité, il est en effet impossible de reconnaître que l’on s’est trompé. Thomas Sotto avoue qu’il lui est arrivé – surtout lors de ses premiers remplacements de Laurent Delahousse au journal de 20 heures, de souffrir du "syndrome de l’usurpateur".Le présentateur revendique la décontraction qu’il manifeste à l’antenne. Il estime qu’il faut être le même à la télé, à la radio ou lorsqu’on est avec des proches car dit-il : "je reste à ma place et ma place c’est d’être moi-même".