Au comptoir de l'info

François Beaudonnet

« Le comptoir de l’info », une interview journalistique. Un moment privilégié où un acteur qui "fabrique" l'information à France Télévisions et à Radio France, un grand reporter, un cameraman (nous disons JRI), un présentateur vient se livrer, raconter comment il travaille, ce qu’il ressent quand il est sur le terrain ou en studio, quels sont ses doutes, ses joies, ses peurs aussi. L'enregistrement est fait dans une ambiance de comptoir de café : appuyé à un zinc on se livre plus facilement.

Depuis 3 ans, Angélique Bouin est la correspondante à Bruxelles des radios publiques France Inter, France Info, France Culture et France Bleu (Radio France). Elle y a vécu la crise du Covid et la guerre en Ukraine. Au micro de François Beaudonnet, elle analyse la couverture journalistique de ces deux ruptures majeures pour l'Europe. "L'Europe est en guerre". C'est ce que ressent Angélique Bouin dés le 24 février 2022, jour de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. La journaliste radio installée à Bruxelles avait déjà connu la mobilisation totale des institutions européennes dans la lutte contre l'épidémie de Covid, mais avec ce conflit de haute intensité qui débute sur le sol européen, les enjeux sont autrement plus lourds. "On a peur" C'est à ce moment là d'ailleurs que l'une de ses "sources" à Bruxelles lui avoue : "on a peur". La construction européenne qui s'est faite sur la paix, tout d'un coup, risque de s'effondrer. La réaction de l'Union européenne est de s'unir, car selon Angélique Bouin, "elle n'avait de toute façon pas d'autre choix". Des médias français peu présents à Bruxelles La correspondante de Radio France estime que l'actualité européenne est si dense qu'il est difficile de la couvrir, d'autant que les médias français n'ont à Bruxelles, qu'une trentaine de correspondants permanents. C'est beaucoup moins que les médias allemands par exemple ou que la plupart des médias européens. Mais la tendance s'inverse légèrement : le journal Le Monde nommera sous peu un troisième correspondant européen. "Au comptoir de l'info"est le premier podcast natif (audio) de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio. Depuis le mois de mai 2021, le podcast"Au comptoir de l'info"reçoit également à son micro des journalistes de Radio France (France Inter, France Info, France Culture). La série est réalisée par François Beaudonnet, rédacteur en chef Europe, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. Nous suivre sur Twitter : @Comptoirinfo Nous envoyer un courriel : comptoirinfo@francetv.fr Cet épisode a été réalisé par Timothée Le Hec
Et si Vladimir Poutine était sur le point d'obtenir ce qu'il souhaite : l'indifférence de l'Europe ? Si, l'été venu, les médias français et européens finissaient par ne plus s'intéresser à ce conflit ? Alors, la pression des opinions publiques sur leurs dirigeants baisserait et l'Europe pourrait alors ne plus aider l'Ukraine. D'autant que ces mêmes opinions publiques sont de plus en plus sensibles à la hausse des prix de l'énergie et qu'elles pourraient - peut-être - exiger une fin rapide de cette guerre. "Il faut être vigilant à ne pas oublier l'Ukraine" Pour toutes ces raisons, Pierre Haski estime qu' "il faut être vigilant à ne pas oublier l'Ukraine". Le chroniqueur estime par ailleurs que la couverture journalistique de ce conflit est satisfaisante mais il dénonce en revanche "le chaos sonore de l'analyse" sur les chaines d'information continue avec "des experts qui parlaient hier du covid et qui sont devenus aujourd'hui des experts absolus du Donbass" "Au comptoir de l'info"est le premier podcast natif (audio) de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio. Depuis le mois de mai 2021, le podcast"Au comptoir de l'info"reçoit également à son micro des journalistes de Radio France (France Inter, France Info, France Culture). La série est réalisée par François Beaudonnet, rédacteur en chef Europe, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. Nous suivre sur Twitter : @Comptoirinfo Nous envoyer un courriel : comptoirinfo@francetv.fr Cet épisode a été réalisé par Antonin Fajon
Le 3 avril 2022, le grand reporter Arnaud Comte et le caméraman Stéphane Guillemot pénètrent dans la petite localité de Boutcha, dans la banlieue de Kiev. Ils y découvrent plusieurs dizaines de victimes civiles. "Une atrocité sans nom", un massacre dont ils vont rendre compte le soir même dans le journal de 20 heures de France 2. Comment faire un reportage qui montre des civils visiblement massacrés, sans tomber dans le voyeurisme macabre tout en conservant la force du témoignage ? Que faut-il mettre à l'image, que faut-il "flouter" ? C'est le difficile équilibre qu'ont dû trouver les deux reporters de France Télévisions, pour témoigner de ce qu'ils ont vu à Boutcha. Arnaud Comte comprend tout de suite que ces images, terribles, auront une portée historique et qu'elles marqueront un tournant dans le cours de la guerre en Ukraine. Stéphane Guillemot filme des détails intimes des victimes, mais avec beaucoup de pudeur et de respect pour leur mémoire. Arnaud Comte écrit un commentaire sobre, sans dire que les soldats russes sont à l'origine de ce massacre même si, aujourd'hui, pour le grand reporter, "il n'y a pas de doute". "Une boite de conserve, une tablette de chocolat et un chargeur de téléphone" Ce qui a beaucoup marqué le journaliste, c'est que les morts qu'il découvre sont "des gens qui nous ressemblent. Ils auraient pu être mon voisin, mon grand-père ou ma grand-mère". Dans le sac de l'une des victimes de Boutcha, il y avait "une boite de conserve, une tablette de chocolat et un chargeur de téléphone", raconte Arnaud Comte. Le vieil homme était sûrement sorti pour faire quelques courses quand la mort l'a fauché. Sur son vélo. Des scènes d'une violence extrême, que le grand reporter, de retour en France, essaie à présent, non pas d'oublier - il sait que c'est impossible - mais de "recouvrir" d'autres images, de belles images celles-là. A propos du podcast :"Au comptoir de l'info"est le premier podcast natif (audio) de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio. Depuis le mois de mai 2021, le podcast"Au comptoir de l'info"reçoit également à son micro des journalistes de Radio France (France Inter, France Info, France Culture). La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. Nous suivre sur Twitter : @Comptoirinfo Nous envoyer un courriel : comptoirinfo@francetv.fr Cet épisode a été réalisé par Timothée Le Hec.
Il a été l'un des premiers journalistes étrangers à entrer avec son équipe dans les ruines du théâtre de Marioupol. L'un des premiers reporters également à filmer cette ville martyre, aujourd'hui contrôlée par les forces russes. Luc Lacroix, le correspondant permanent de France Télévisions à Moscou, couvre la guerre en Ukraine du côté des séparatistes pro-russes. Luc Lacroix et son équipe quittent chaque matin la ville de Donetsk pour se rendre à Marioupol, à deux heures de voiture de là. Pour pouvoir faire leurs reportages, ils doivent être accompagnés par des soldats séparatistes pro-russes, censés garantir leur sécurité. L'équipe de France Télévisions n'a donc pas la liberté totale de montrer ce qu'elle souhaite. Malgré cela, le correspondant à Moscou estime pouvoir travailler dans des conditions correctes, et interviewer qui il souhaite. "Une odeur pestilentielle s'échappe du soupirail" C'est dans ce contexte que Luc Lacroix a pu pénétrer dans les ruines du théâtre de Marioupol, bombardé le 16 mars 2022 par les forces russes, alors que plusieurs centaines de civils y avaient trouvé refuge. Combien d'entre eux ont-ils trouvé la mort dans l'abri souterrain de l'édifice ? Le reporter de France Télévisions n'a pas été autoriser à descendre dans la cave mais en passant prés d'un soupirail, il a senti une odeur pestilentielle qui s'en échappait. A propos du podcast :"Au comptoir de l'info"est le premier podcast natif (audio) de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio. Depuis le mois de mai 2021, le podcast"Au comptoir de l'info"reçoit également à son micro des journalistes de Radio France (France Inter, France Info, France Culture). La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. Nous suivre sur Twitter : @Comptoirinfo Nous envoyer un courriel : comptoirinfo@francetv.fr Cet épisode a été réalisé par Antonin Fajon
Il est arrivé en Ukraine le 3 février, trois semaines avant le début de l'invasion du pays par l'armée russe. C'est donc sur place, avec les Ukrainiens, que Christophe Kenck, journaliste reporter d'images (cameraman) pour France Télévisions, a vécu la "bascule" du pays dans le guerre et dans le chaos. Au cours de ces trente dernières années, Christophe Kenck a couvert les guerres en Afghanistan, en Syrie, en Irak, en Libye, au Liban, en Côte d’Ivoire, ou encore en Sierra Leone. Mais les quarante quatre jours qu'il vient de passer en Ukraine ne ressemblent à rien de ce qu'il a connu auparavant dans sa carrière de journaliste reporter d'images (JRI) : d'abord parce que cette guerre se déroule sur le sol européen, à moins de 2 500 kilomètres de Paris, mais aussi parce qu'il s'agit d'une guerre "conventionnelle" avec deux armées qui s'affrontent avec des chars et des missiles. Ce qui a frappé le reporter de guerre, c'est l'exode des populations qui fuient en train ou en voiture vers l'ouest. Des scènes qui lui rappellentcelles de la seconde guerre mondiale en France, vécues par ses grands-parents. Christophe Kenck raconte aussi qu'il se trouvait à Irpin (nord-ouest de Kiev) le 13 mars dernier, et qu'il est passé à l'endroit exact où vingt minutes plus tard, le documentariste américain Brent Renaud a été tué. Le JRI de France Télévisions a aidé à mettre à l'abri et à évacuer le caméraman blessé par balles, membre de l'équipe du journaliste américain décédé. "Mon meilleur ami est mort devant moi " "Au comptoir de l'info", Christophe Kenck se remémore enfin avec douleur la mort de son collègue et ami Gilles Jacquier. Le 11 janvier 2012, ils se trouvaient ensemble à Homs en Syrie lorsque quatre missiles se sont abattus sur eux. Gilles Jacquier est mort, Christophe Kenck a été blessé : légèrement dans sa chair mais profondément dans son âme. Pendant plusieurs années, victime du stress post-traumatique, le reporter se demande sans cesse : "pourquoi ai-je survécu et pas Gilles ?". Finalement, aprés deux années de pause, Christophe Kenck repart sur les terrains de guerre, pour dit-il "ne pas laisser tranquilles les dictateurs". A propos du podcast :"Au comptoir de l'info"est le premier podcast natif (audio) de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio. Depuis le mois de mai 2021, le podcast"Au comptoir de l'info"reçoit également à son micro des journalistes de Radio France (France Inter, France Info, France Culture). La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. Nous suivre sur Twitter : @Comptoirinfo Nous envoyer un courriel : comptoirinfo@francetv.fr Cet épisode a été réalisé parTimothée Le Hec
Dorothée Ollieric est arrivée dans la capitale ukrainienne dix jours avant que les premiers missiles russes s'abattent sur la ville. Depuis, alors que la tension monte chaque jour un peu plus, qu'une longue colonne de blindés est à une vingtaine de kilomètres du centre de Kiev, elle et son équipe (Christophe Kenck, Bruno Vignais et Patrick Miette) ont décidé de rester pour continuer à informer sur ce conflit au coeur de l'Europe. Les conditions de travail sont particulièrement éprouvantes : les sirènes hurlent souvent dans le centre de Kiev, la capitale ukrainienne assiégée. Pendant que Dorothée Ollieric nous relate sa vie quotidienne de grand reporter sur un terrain de guerre, une nouvelle alerte est déclenchée. Mais cette journaliste aguerrie qui couvre des conflits depuis 25 ans ne descendra aux abris que lorsqu'elle estimera le danger sera imminent. "Mon instinct me dit de rester " Alors que le risque augmente au fur et à mesure que les troupes russes resserrent leur étau sur Kiev, Dorothée Ollieric a décidé de rester dans la capitale, alors que d'autres journalistes étrangers ont préféré partir. Non seulement "mon instinct me dit de rester" mais surtout "ça ne viendrait jamais à l'idée de partir avant que les choses commencent" dit-elle. "C'est peut-être cette sirène-là qui annonce la nuit d'enfer " Sien journée il est difficile de vivre à Kiev parce que rares sont les magasins d'alimentation encore ouverts, c'est surtout lorsque la nuit tombe que l'inquiètude grandit. Dans une ville sous couvre-feu quand une nouvelle alerte se fait entendre, Dorothée Ollieric se demande toujours si "c'est cette sirène-là qui annonce LA nuit d'enfer" Vous pouvez vous abonner à cette série sur l'application Radio France, Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Google Podcasts et AudioNow. Nous suivre sur Twitter : @Comptoirinfo Nous envoyer un courriel : comptoirinfo@francetv.fr A propos du podcast :"Au comptoir de l'info"est le premier podcast natif (audio) de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio. Depuis le mois de mai 2021, le podcast"Au comptoir de l'info"reçoit également à son micro des journalistes de Radio France (France Inter, France Info, France Culture). La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. Cet épisode a été réalisé par Marion Gualandi.
Depuis octobre 2020, Karine Baste remplace régulièrement Anne-Sophie Lapix à la présentation du journal de 20 heures de France 2. La journaliste martiniquaise veut imprimer sa marque personnelle à l'édition phare de France Télévisions. Après avoir travaillé en Martinique, dont elle est originaire puis en Guadeloupe et enfin à Paris, où elle a présenté la matinale de France Info canal 27, la journaliste a été nommée présentatrice remplaçante du journal de 20 heures. Un défi qu'elle entend relever avec sa personnalité très spontanée et son envie de rendre accessibles les informations les plus complexes. "Je suis une femme noire au journal de 20 heures" Lors de sa nomination, certains journaux avaient titré : "la première femme noire présentatrice du 20 heures". Cette présentation ne convient pas à Karine Baste qui ne veut pas être vue par le prisme de ses origines mais uniquement considérée pour ses qualités professionnelles. Même si, factuellement, dit-elle : "je suis une femme noire au journal de 20 heures". La journaliste souligne par ailleurs avoir été magnifiquement accueillie par l'équipe du journal et par la rédaction de France 2 Vous pouvez vous abonner à cette série sur l'application Radio France, Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Google Podcasts et AudioNow. Nous suivre sur Twitter : @Comptoirinfo Nous envoyer un courriel : comptoirinfo@francetv.fr A propos du podcast :"Au comptoir de l'info"est le premier podcast natif (audio) de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio. Depuis le mois de mai 2021, le podcast"Au comptoir de l'info"reçoit également à son micro des journalistes de Radio France (France Inter, France Info, France Culture). La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. Cet épisode a été réalisé par Timothée Le Hec.
Selon Axel de Tarlé, il est plus confortable pour un journaliste de travailler dans un média public que dans un média privé. Tout d'abord parce que dans le service public, les rédacteurs de terrain ont plus de liberté vis à vis de leur hiérarchie et surtout parce qu'ils n'ont pas à s'autocensurer comme le font les journalistes du secteur privé lorsqu'il s'agit de parler de l'actionnaire principal de leur média. Le journaliste spécialiste de l'économie estime d'ailleurs "dramatique" la concentration des médias en France dans les mains de quelques milliardaires. "Le crédit lyonnais vous tient par les c....... !" Axel de Tarlé est venu "au comptoir de l'info" avec une archive sonore datant de 1997. Il était alors jeune journaliste à Europe 1. Il a voulu interviewer Bernard Tapie qu'ilvenait de croiser dans un couloir de la station. Trés rapidement, l'entretien dérape et l'homme d'affaires lui lance : "vous ne diffuserez jamais cette interview parce que le crédit lyonnais vous tient par les c....... !". En effet, Axel de Tarlé ne l'a pas diffusé mais pour une raison bien différente, selon lui : il y a 25 ans, les journalistes étaient beaucoup à la rechercher du "buzz" qu'aujourd'hui. Vous pouvez vous abonner à cette série sur l'application Radio France, Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Google Podcasts et AudioNow. A propos du podcast :"Au comptoir de l'info"est le premier podcast natif (audio) de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio. Depuis le mois de mai 2021, le podcast"Au comptoir de l'info"reçoit également à son micro des journalistes de Radio France (France Inter, France Info, France Culture). La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. Cet épisode a été réalisé par Antonin Fajon.
Journaliste d'investigation reconnu, récompénsé par le prix Albert-Londres, il a révélé des informations sur Vincent Bolloré, sur l'affaire Bygmalion ou encore sur François Fillon. Aujourd'hui présentateur de l'émission iconique de France 2 "Complément d'enquête", Tristan Waleckx dévoile "Au comptoir de l'info" les coulisses de l'émission "France-Egypte : révélations sur une opération secrète" Aucun numéro de l'émission "Complément d'enquête" n'est facile à réaliser. Mais celui-ci,"France-Egypte : révélations sur une opération secrète" l'est encore plus que les autres.En partenariat avec le média d’investigation Disclose, il dévoile des documents exclusifs classés "confidentiel défense". Ils révèlent comment l’Etat français aurait fourni à un régime autoritaire, l’Egypte, des informations utilisées pour commettre des crimes, cela au nom d’un intérêt commercial supérieur: la vente d'armes. Tristan Waleckx explique que la "source" à l'origine de cette fuite de documents risque 5 ans d'emprisonnement. Le journaliste détaille les précautions que lui et son équipe prennent pour protéger cette source. Des reportages qui "grattent" Alors qu'il présente l'émission"Complément d'enquête" depuis le mois de septembre, Tristan Waleckx affirme que la direction de France Télévisions ne lui a fixé aucune limite en matière d'investigation et qu'au contraire, elle lui a demandé de mettre à l'antenne des reportages qui "grattent". Des procès en cascade Les sujets abordés sont si sensibles que chaque reportage est visionné avant sa diffusion par la direction juridique de France Télévisions, qui émet ensuite des recommandations. Elles seront suivies ou non par la rédaction.Sur le plan judiciaire, TristanWaleckx dénonce la multiplication des procédures "baillon", qui, par des procés intentés en cascade, ont pour objectif de dissuader les journalistes de mener leur travail d'investigation. La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. Cet épisode a été réalisé par Marion Gualandi et Timothée Le Hec.
Actuelle présentatrice du "18-20" sur France Inter, Fabienne Sintes a auparavant animé les matinales de France Info. La journaliste a également été correspondante de Radio France à Washington pendant 6 ans. Fabienne Sintes n'aime pas les clashs. "Le clash pour le clash me fait physiquement horreur" dit la journaliste de Radio France. L'animatrice du "téléphone sonne", émission emblématique de France Inter, considère d'ailleurs que son émission n'est pas une émission de débat, car l'auditeur est l'un de ses invités. D'où vient le ton stéréotypé qu'utilisent les journalistes télé ? La journaliste de France Inter a une spécifité : un ton qui lui est propore. Que ce soit en reportage à l'étranger, en France ou en présentation des tranches d'information, Fabienne Sintes n'a jamais adopté le ton chantant si caractéristique de nombre de ses confrères. Elle ne sait d'ailleurs pas d'où vient cette manie et si elle estenseignée dans les écoles de journalisme. La présentatrice revendique le droit d'être exactement la même devant le micro et dans sa vie quotidienne. Humour et prudence sur les réseaux sociaux Fabienne Sintes avoue s'être remise à fumer aprés une campagne de dénigrement d'une grande violnce sur Twitter, pendant l'épisode des gilets jaunes. Depuis, elle a juré que l'on ne l'y reprendra plus : elle préfère parler de "l'écume" des choses et faire sourire sur ses petites mésaventures du quotidien. Vous pouvez vous abonner à cette série sur l'application Radio France, Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Google Podcasts et AudioNow. A propos du podcast :"Au comptoir de l'info"est le premier podcast natif (audio) de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio. Depuis le mois de mai 2021, le podcast"Au comptoir de l'info"reçoit également à son micro des journalistes de Radio France (France Inter, France Info, France Culture). La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), rédacteur en chef de la rédaction européenne de France Télévisions et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. La réalisation de cet épisode est signée Antonin Farjon.
Aprés 35 années passées à parcourir le monde pour Antenne 2 puis France 2, où il a couvert les guerres du Libéria, du Golfe, de Tchéchénie ou encore le siège de Sarajevo, Dominique Derda choisit de tourner la page : il quitte Jérusalem, son dernier poste de correspondant. Le grand reporter, figure de la télévision publique française veut "laisser la place aux jeunes". Au cours de sa carrière de grand reporter, Domique Derda a été à trois reprises correspondant à Moscou et pendant sept ans, correspondant en Afrique, basé à Dakar. Il a adoré ces deux parties du monde, aussi différentes soient-elle, parce qu'il y a une "humanité commune chez les Russes et chez les Africains". "Il est plus facile d'être un salaud qu'un héros" Au micro du podcast "au comptoir de l'info", le journaliste se remémore les moments forts de sa vie professionnelle. En particulier, au Libéria où il a vu des atrocités ou en Indonésie, lors du Tsunami où il a choisi d'aider un père en détresse. Dominique Derda rend également un hommage appuyé à Stéphane Frantz di Rippel, Yves Lambelin, Chellah Pandian et Raoul Adeossi, quatre hommes qui lui ont sauvé la vie en sacrifiant la leur, en avril 2011, au Novotel d'Abdijean. Et puisque le grand reporter est persuadé "qu'ilest plus facile d'être un salaud qu'un héros", il se demande ce qu'il aurait fait à leur place. "C'est bien plus fort que toutes les guerres" Bien qu'il ait passé la majorité de sa vie professionnelle à l'étranger et bien souvent à couvrir des conflits, c'est en France que Dominique Derda a fait le reportage qui l'a le plus ému. Dans un Ehpad prés de Périgueux, il a, avec le caméraman Jean-Marie Lequertier, rencontré des couples dont l'un était atteint de la maladie d'Alzheimer. Pour l'émission "13 h 15", il ont montré comment il est possible de continuer à aimer quelqu'un qui ne souvient plus de vous."C'est bien plus fort que toutes les guerres" assure Dominique Derda qui avoue avoir été souvent aux bords des larmes. Vous pouvez vous abonner à cette série sur l'application Radio France, Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Google Podcasts et AudioNow. A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif (audio) de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio. Depuis le mois de mai 2021, le podcast"Au comptoir de l'info"reçoit également à son micro des journalistes de Radio France (France Inter, France Info, France Culture). La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter.
Chaque matin, Léa Salamé co-présente avec Nicolas Demorand le 7/9 sur France Inter. Avec Thomas Sotto, elle anime "Vous avez la parole",l'émission politique de France 2. Enfin, à la rentrée, la journaliste va également présenter, aux côtés de Laurent Ruquier l'émission "On est en direct", également sur France 2. Accoudée au "Comptoir de l'info", l'intervieweuse révèle que lorsqu'elle a des doutes, elle se réfère toujours à Albert Londres, pour qui le but ultime du métier de journaliste était de "porter la plume dans la plaie". Léa Salamé reconnaît qu'il y a quelques années, elle était "trop agressive" envers ses invités. C'est sa mère qui lui a fait remarquer aprés une interview de Nicolas Sarlozy qu'elle avait réalisée dans l'émission politique de France 2. Depuis lors, la journaliste, âgée aujourd'hui de 41 ans a appris à être moins dans la confrontation avec l'homme ou la femme politique qu'elle reçoit dans ses émissions. Pour elle, "une interview réussie, c'est une interview où il y a un moment de vérité" "Sale P..., rentre chez toi" Si Léa Salamé admet volontiers avoir parfois commis des erreurs au cours de plusieurs de ses interviews, certaines réactions - racistes, sexistes - aprés l'entretien exclusif qu'elle avait eu au Liban avec Carlos Ghosn, l'ancien patron de Renault, l'ont profondément blessée. A tel point qu'elle dit en avoir pleuré. Une injustice profonde. Aujourd'hui encore, elle est trés en colère d'avoir été accusée de connivence avec l'homme d'affaires qui avait fui le Japon. "Sale P..., rentre chez toi" a par exemple lu sur les réseaux sociaux la journaliste franco-libanaise. Or, avant l'interview,elle n'avait jamais rencontré Carlos Ghosn. Et la partie de l'entretien incriminée ne représentait, selon elle, qu'un dixième de l'interview dans son entier. "Dois-je aller à la cuisine, faire des pâtes ?" La présentatrice de l'émission "Vous avez la parole" revient également sur le couple qu'elle forme avec le député européen Raphaël Glucksmann. Pour celle qui avait choisi de quitter l'antenne quelques semaines avant les dernières élections européennes, "en 2021, une femme a son propre cerveau", pas celui de son mari. Elle estime que, tant son compagnon ne sera pas trop impliqué dans la vie politique française, cela ne lui posera aucun problème. Et Léa Salamé, ajoute, volontairement provocatrice : "dois-je aller à la cuisine, faire des pâtes ?" A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio. Depuis le mois de mai 2021, le podcast"Au comptoir de l'info"reçoit également à son micro des journalistes de Radio France (France Inter, France Info, France Culture). La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter.
Carole Gaessler est l'un des visages de France 3. Elle y présente le journal du soir "le 19/20" ainsi que l'émission "des racines et des ailes". La journaliste, née en Moselle, dévoile les difficultés d'adaptation qu'elle a rencontrées lorsqu'elle est arrivée à Paris, "Paris, c'était New-York pour moi". La présentatrice des émissions spéciales des soirs d'élections revient également sur l'abstention record lors du premier tour des Régionales 2021. Carole Gaessler avoue qu'elle a été surprise par le taux d'abstention lors du premier tour des élections régionales et départmentales. Elle estime nécessaire une remise en cause, tant des hommes politiques que des journalistes. A l'occasion de la prochaine élection présidentielle, la présentatrice a proposé à la direction de France Télévisions de se rendre chaque dimanche pour déjeuner dans une famille française. L'objectif serait de prendre le pouls du pays. Cette rencontre ne serait pas diffusée à la télévision mais sur un réseau social, pour pouvoir toucher les jeunes. "A Paris, je n'avais pas les codes" La journaliste, originaire d'une famille modeste de Moselle, a eu des difficultés pour s'adapter aux codes de la société parisienne. Mais son enfance et son éducation, axées autour de la valeur travail, lui ont également permis de faire la part des choses entre la vie professionnelle et la vie personnelle. A l'image de son père, mécanicien, qui devenait un autre homme lorsqu'il quittait son bleu de travail, Carole Gaessler sait dissocier son image professionnelle de sa vie privée. A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio. Depuis le mois de mai 2021, le podcast"Au comptoir de l'info"reçoit également à son micro des journalistes de Radio France (France Inter, France Info, France Culture). La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter.
Marc Cantarelli fait fonctionner au quotidien la chaine d'information en continu de France Télévisions. En tant que directeur adjoint de la rédaction de France Info canal 27, il livre "au comptoir de l'info" les différences de ligne éditoriale entre cette chaîne de service public et ses concurrentes du secteur privé. Depuis prés de 30 ans, Marc Cantarelli occupe des postes à responsabilité au sein de chaines d'information en continu, en France ou à l'étranger : Bloomberg, Euronews, BFM, I-télé (actuelle C-News). En septembre dernier, il a rejoint France Info canal 27. Selon lui, France Info est "la chaîne de toutes les infos" et contrairement ce que font certaines de ses concurrentes, elle ne rabache pas tout au long de la journée une seule information - comme cela s'est passé pour les "gilets jaunes" - et le canal 27 de la TNT privilégie le décryptage et l'analyse. "A France Info, nous n'aimons pas le pugilat" Marc Cantarelli fait remarquer que le plateau de la chaîne de la télévision est suffisamment grand pour y installer un ring de box, mais ce sont des canapés qui y ont pris place. Car, selon lui, France Info n'est pas une chaîne d'opinion et d'ailleurs dit-il "on y déteste le pugilat". Dans cet épisode du podcast, le journaliste revient également sur quelques moments forts de sa carrière, comme le 11 septembre 2001 alors qu'il était à Londres pour la chaîne financière Bloomberg ou plus récemment, un long reportage qu'il a effectué auprés de réfugiés somaliens. Vous pouvez vous abonner à cette série sur l'application Radio France, Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Google Podcasts et AudioNow. A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisisée ou radiophonique du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio. La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter.
NOUVEAU : le podcast "Au comptoir de l'info" s'ouvre aux "fabricants de l'info" de Radio France. Grégory Phlipps est correspondant à Washington de la radio publique française depuis septembre 2017. Il a couvert le mandat de Donald Trump, mais aussi l'électionà la Maison Blanche de Joe Biden et les premiers mois du 46ème président des Etats-Unis. Le correspondant de Radio France (France Inter, France Info, France Culture) aux Etats-Unis analyse les différences entre la présidence de Donald Trump et celle de Joe Biden, pour le travail des journalistes. Avec le président démocrate, il s'agit d'une "présidence normale". Finis les tweets matinaux ou nocturnes du président des Etats-Unis. Les journalistes qui couvrent l'actuallité de la Maison Blanche peuvent travailler plus sereinement à partir de l'agenda du président américain. Mais pour Grégory Philipps, ce changement n'a pas que des aspects positifs. En matière de communication, la présidence Biden est en effet trés verrouillée. Lui et ses confrères ne savent à présent que ce que l''équipe de presse de Joe Biden souhaite qu'ils sachent. Le courage d'un homme lui a sauvé la vie Grégory Philipps revient également sur un drame qui s'est déroulé lors de l'une de ses missions en 2011, en côte d'ivoire et qui l'a profondément marqué. Il raconte comment Stéphane Frantz di Rippel, alors directeur du Novotel d'Abdijean, lui a sauvé la vie, ainsi qu'à plusieurs autres journalistes français, dont Dominique Derda de France Télévisions, en cachant leur présence à des miliciens venus pour les tuer. Son silence et cet acte de bravoure auront coûté la vie à Stéphane Frantz di Rippel. Depuis cette tragédie, Grégory Philipps a demandé à ses rédactions de ne plus partir sans bien connaître les terrains de guerre où il doit se rendre. C'est l'une des raisons pour lesquelles il est devenu correspondant permanent, donc plus en prise avec la réalité d'un terrain diificile, à Jérusalem puis à Washington. A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio. Depuis le mois de mai 2021, le podcast"Au comptoir de l'info"reçoit également à son micro des journalistes de Radio France (France Inter, France Info, France Culture).
A un peu plus d'un an de l'élection présidentielle de 2022, Jeff Wittenberg, journaliste politique à France 2 depuis 1994, décrypte sa façon de travailler et ses relations avec les politiques. Il explique comment il évite toute connivence avec eux."Je fais attention à ne pas avoir de relations privilégiées avec des hommes politiques" dit Jeff Wittenberg, lorsqu'on l'interroge sur la connivence qui lie parfois les journalistes politiques aux responsables qu'ils sont chargés de suivre. Il a réussi à garder cette distance de manière naturelle, sans en faire pour autant une "marque de fabrique" personnelle.Les hommes politiques veulent maitriser leur image.A un peu plus d'un an de la prochaine élection présidentielle, le journaliste politique revient sur ce qui est en train de s'imposer comme une habitude lors des campagnes électorales : lors des meetings, les équipes des candidats assurent elle-mêmes la captation des images qu'elles proposent ensuite aux télévisions. Ces dernières n'ont pas la possibilité de filmer elles-mêmes les meetings. Jeff Wittenberg rappelle que dans ces cas-là, France Télévisions indique à l'antenne : "images fournies par le candidat".Enfin, Jeff Wittenberg revient sur le moment qui l'a le plus marqué au cours de sa carrière : le soir du 21 avril 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen est arrivé au second tour de l'élection présidentielle éliminant de fait Lionel Jospin. Il raconte comment l'information est arrivée aux alentours de 19 h 15 dans les rédactions et combien il était difficile de la croire véridique, tant la surprise était grande. Vous pouvez vous abonner à cette série sur l'application Radio France, Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Google Podcasts et AudioNow. A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio.
#PODCAST Au comptoir de l’info, saison 2 épisode 6 : Samuel Etienne, animateur de l'émission "Questions pour un champion", présentateur sur France Info canal 27 et streamer sur Twitch.SAISON 2, EPISODE 6. Au moment où il se lance dans les interviews d'hommes et de femmes politiques sur sa chaîne personnelle Twitch, Samuel Etienne analyse pour "le comptoir de l'info" sa façon de faire cohabiter ses 3 métiers : présentateur de chaîne info, animateur de jeu télévisé et "streamer" sur une plateforme de fans de jeux vidéos.Samuel Etienne l'avoue : il a beaucoup hésité avant d'accepter de recevoir des responsables politiques sur sa chaîne personnelle Twitch. L'animateur de "Question pour un champion" sur France 3 est conscient du risque qu'il prend. En particulier,le fait d'être accusé de connivence avec les politiques. D'autant qu'il les reçoit chez lui, en mode décontracté. Mais Samuel Etienne estime que bien utilisé, Twitch peut permettre de créer un échange direct entre citoyens et politiques, que cela peut revivifier la démocratie.Twitch : un feu de paille ?Le journaliste a découvert cette plateforme il y a bientôt un an. Depuis, chaque matin, il y présente une revue de presse de 2 heures. Ce qu'il apprécie ? L'interactivité avec les 15 à 20 000 personnes qui le regardent quotidiennement, essentiellement des jeunes de moins de 35 ans. Samuel Etienne reconnaît qu'il y a un risque que Twitch ne soit qu'une mode, un feu de paille. En tout cas, il s'agit d'un medium de "niche" qui est pour lui complémentaire de ses autres activités."Un reporter de la presse quotidienne régionale est plus journaliste que moi"Samuel Etienne se livre également sur son parcours journalistique, presque exclusivement consacré à la présentation. Il avoue qu'il est beaucoup plus à l'aise dans cet exercice que dans celui du reportage, car, trop anxieux, il n'était pas un "excellent reporter". Il livre d'ailleurs un bel hommage à tous les journalistes de terrain, estimant qu'ils sont "plus journalistes que lui".Vous pouvez vous abonner à cette série sur l'application Radio France, Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Google Podcasts et AudioNow. A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio.La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. 
SAISON 2, EPISODE 6. Les médias en font-ils trop dans le traitement de l'actualité sur la covid ? Comment choisir les experts médicaux qui interviennent sur les antennes de France Télévisions ? Quelle distance adopter par rapport à la communication gouvernementale sur cette pandémie ? Frédérique Prabonnaud livre les réponses à ces questions ainsi que les leçons qu'elle tire de la couverture médiatique du coronavirus.La journaliste spécialiste de la santé admet que les journaux télévisés en période de covid puissent être perçus comme anxiogènes. Néanmoins, elle estime que les JT accordent une juste part à la pandémie, dans la mesure où cet évènement fait passer au second plan, voire disparaître les autres actualités. Frédérique Prabonnaud n'est ainsi pas favorable à un système de quotas, comme l'a par exemple décidé la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone)."Sur les masques, on aurait dû aller plus loin dans nos questions au gouvernement"La journaliste revient sur la polémique sur l'efficacité des masques. Alors que dans un premier temps, le gouvernement déconseillait le port des masques aux personnes saines, il l'a ensuite rendu obligatoire. Frédérique Prabonnaud admet qu'elle a tout d'abord accordé du crédit à la parole gouvernementale parce que les médecins ne la contredisait pas. Mais elle reconnaît à présent qu'elle "aurait dû aller plus loin dans ses questions au gouvernement" et que dorénavant elle accorde moins de confiance à la position officielle.
Saison 2 - Épisode 5 - 18/01/2021
Alors que Donald Trump quitte la Maison Blanche et que Joe Biden devient le 46ème président des Etats-Unis, la correspondante de France Télévisions à Washington livre son ressenti sur une campagne électorale hors-norme ainsi que sur l'attaque du Capitole le 6 janvier 2021.Lorsqu'elle est arrivée au bureau de Washington il y a trois ans et demi, Agnès Vahramian savait bien sûr que la présidence de Donald Trump allait lui réserver d'énormes surprises. Mais elle reconnaît qu'elle pensait - il y a quelques mois encore - que le 45 ème président des Etats-Unis serait réélu. Selon elle, l'épidémie de la Covid a tout fait basculer. Quant à l'attaque du Capitole par des partisans de Donald Trump, couverte en direct par son confrère Loïc de la Mornais, elle estime que malgré la violence inédite de cette action, à aucun moment la démocratie américaine n'a été menacée.Du "jour du Seigneur" à Washington.La journaliste a eu un parcours professionnel varié : elle a couvert la guerre en Afghanistan, dirigé le journal de 20 heures et, présenté l'émission religieuse "Le Jour du Seigneur", sur France 2. Elle révèle qu'elle est croyante et que sa foi l'aide parfois à exercer son métier différemment.Son souvenir professionnel le plus marquant ? Les retrouvailles qu'elle a organisées entre Jeannine, une Française et K. T. Robbins, un vétéran américain. Tous deux s'étaient aimé pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils s'étaient ensuite perdus de vue pendant toute une vie avant de se retrouver devant les caméras de France 2.Vous pouvez vous abonner à cette série sur l'application Radio France, Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Google Podcasts et AudioNow. A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio.La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. 
Saison 2 - Épisode 4 - 28/12/2020
SAISON 2, EPISODE 4. A la veille de prendre les rênes du journal de 13 heures de France 2, Julian Bugier livre les défis qu'il va devoir relever. Il souhaite mettre en avant les initiatives positives dans les territoires grâce à une chronique intitulée "vos idées pour la France". Le journaliste explique également que l'image qu'il a donnée de lui en tant que présentateur remplaçant du JT de 20 heures n'est pas un reflet fidèle de sa personnalité.Non, Julian Bugier ne fera pas du TF1 sur France 2. Et oui, le journal de 13 heures qu'il présentera à partir du 4 janvier parlera bien des régions françaises mais "différemment" du concurrent privé. Ce sera grâce à une chronique intitulée "vos idées pour la France", diffusée une à deux fois par semaine et conffiée à Valérie Heurtel. Elle mettra en avant des initiatives locales positives et inspirantes. "J'ai une partie de moi plus spontanée, plus naturelle"Le journaliste de 39 ans explique que l'image qu'il s'est forgée en présentant le journal de 20 heures comme joker depuis prés de 10 ans n'est pas tout à fait conforme à ce qu'il est réellement. Il dit être "plus spontané, plus naturel". Julian Bugier explique s'être forgé un personnage en s'inspirant de présentateurs renommés comme David Pujadas. La raison qu'il invoque : le "syndrôme de l'autodidacte", c'est à dire, pour lui qui n'a jamais fait d'études de journalisme, vouloir faire aussi bien voire mieux que ses confrères diplômés. "Il faut entendre les critiques importantes"Julian Bugier revient également sur la "bourde" qu'il a commise le soir de l'élection à Strasbourg au Parlement européen, d'Ursula Von der Leyen, la première femme présidente de la Commission européenne. Il avait présenté cet évènement comme se déroulant "à l'étranger" et il n'y avait consacré qu'une trentaine de secondes. Avec le recul, le journaliste reconnaît s'être trompé. Il dit qu'il traitera de sujets européens dans l'édition de 13 heures parce qu'ils influent dans notre vie quotidienne.
Saison 2 - Épisode 3 - 23/12/2020
SAISON 2, EPISODE 3. La journaliste revient sur ses 30 années de reportage à l'étranger pour France 2. Afghanistan, Rwanda, Haïti,Tchéchénie, Colombie ou encore Irak, Dorothée Ollieric se rend sur de nombreux terrains de conflits dans le monde. Depuis 5 ans, elle couvre également les "opérations extérieures" menées par l'armée française, comme l'opération Barkhane au Sahel. Dans la nuit du 13 au 14 juin 2019, alors qu'un détachement de l'armée française a pris en chasse des djihadistes aux frontières du Mali, du Burkina Faso et du Niger, un hélicoptère français de l'opération Barkhane est abattu au petit matin par les forces ennemies. Dorothée Ollieric raconte comment elle a eu accès aux images de ce crash, jusqu'ici classées "secret défense". Avec les témoignages des militaires qui ont porté secours à leurs camarades, la journaliste détaille les coulisses du reportage exclusif qu'elle a pu réaliser. Il a été diffusé dans le magazine "13h15 le samedi" présenté par Laurent Delahousse. "Je ne fais pas la communication de l'armée"En mettant en avant des interventions dangereuses opérées par l'armée et en donnant la parole aux militaires, Dorothée Ollieric estime qu'elle fait son métier de journaliste sans pour autant "faire la communication de l'armée". Dans le cas du reportage sur le crash de l'hélicoptère, la chaine de télévision et l'armée ont chacune trouvé un intérêt. La diffusion d'images exclusives a permis à France 2 de dévoiler une action qui était jusque là restée secrète. L'armée, elle, a pu montrer le courage des soldats qui ont sauvé les vies des membres de l'équipage de l'hélicoptère abattu.Des reportages et des cauchemarsLa grand reporter a effectué l'un de ses premiers reportages au Rwanda, en 1994, lors du génocide des Tutsi. Des atrocités qu'elle voit alors, elle fera des cauchemars longtemps aprés.Dans cet épisode du podcast "au comptoir de l'info", Dorothée Ollieric rend également un hommage ému aux femmes afghanes, dont le courage l'a toujours impressionné. L'Afghanistan est d'ailleurs pour elle son "pays de coeur". A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio.La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. 
Saison 2 - Épisode 2 - 17/12/2020
PODCAST "Au comptoir de l’info", Stéphane Guillemot, journaliste reporter d’images (JRI). Lauréat en 2016 du prix Bayeux des correspondants de guerre.SAISON 2 EPISODE 2 : Le journaliste, spécialiste de la couverture de conflits armés (Haut-Karabakh, Irak, Syrie) livre ses méthodes de travail sur les terrains dangereux. Il explique pourquoi il a choisi la caméra plutôt que le micro et ce faisant, en quoi le rôle « d’invisible » lui convient parfaitement."J’ai voulu devenir caméraman parce que j’ai toujours voulu être une petite souris qui va ensuite surprendre par ce qu’elle a vu". Stéphane Guillemot revendique son choix d’être derrière la caméra, en tant que journaliste reporter d’images (JRI). Il estime ainsi être un "témoin professionnel"  qui s’interdit de donner son avis, en donnant la priorité absolue à l’image et à la force qu’elle dégage. "Dans ce moment de panique, je laisse tourner la caméra"Au cours de ses 15 années de carrière, le grand reporter s’est rendu dans de nombreux pays en guerre. Récemment, il a réalisé avec Maryse Burgot un reportage à Stepanakert (Haut-Karabakh) qui a marqué les esprits. Ils sont en train d’interviewer un habitant, lorsqu’un obus s’abat à quelques centaines de mètres d’eux. "Dans ce moment de panique, je laisse tourner la caméra" dit-il, et ils partent se réfugier dans une cave où ils vont rester quatre heures. Ce reportage est pour Stéphane Guillemot le reflet fidèle de ce qu’il a vécu et surtout du quotidien dramatique des habitants de la capitale du Haut-Karabakh.Avec une famille qui tente de fuir DaechLe reportage dont le cameraman garde le souvenir le plus fort est celui qu’il a tourné aux portes de Mossoul en 2006 et qui, avec Arnaud Comte, leur a valu le prix Bayeux des correspondants de guerre. Les deux journalistes racontent la fuite éperdue d’une famille dont le père et un fils ont été grièvement blessés par une mine déposée par les djihadistes de Daech. Là encore, Stéphane Guillemot n’avait pas prévu ce qui allait se passer devant l’objectif de sa caméra et dont il se rappelle avec émotion car cette famille aurait pu être "vous ou moi".
Saison 2 - Épisode 1 - 24/09/2020
PODCAST Au comptoir de l'info : Alain de ChalvronSAISON 2 Episode 1.Sur ses 45 années de carrière en tant que grand reporter, Alain de Chalvron en a passé la grande majorité à l’étranger. Comme correspondant permanent à Rome, Washington ou encore Pékin, il a couvert pour France 2 des moments clefs de l’Histoire.Le reportage qui le plus marqué Alain de Chalvron ? Sa rencontre avec les « enfants esclaves » en Haiti. On les appelle les « reste-avec », ces enfants sont placés dans une autre famille que la leur pour y accomplir toutes les tâches domestiques, souvent sous la contrainte. Lors de ce reportage, une fillette de 11 ans avait avoué à Alain de Chalvron qu’elle voulait mourir.Yasser Arafat, Jean-Paul II, Barack ObamaAu cours de ses années en tant que correspondant permanent en poste à l’étranger, ou comme reporter de guerre, Alain de Chalvron a rencontré les « grands » de ce monde. Il a particulièrement été impressionné par la volonté farouche de Jean-Paul II, très affaibli, de lutter coûte que coûte contre sa propre déchéance : « Jean-Paul II en voulait à sa maladie comme si c’était une personne, ça m’avait beaucoup frappé ».« Nous sommes le 4ème pouvoir »    Alain de Chalvron analyse les causes des maux du journalisme depuis 4 décennies. Il estime que si la profession est si critiquée aujourd’hui, c’est à cause d’hommes politiques qui s’en servent comme des bouc-émissaires, des chaînes d’information continue qui ne prennent plus le temps de vérifier les informations mais aussi de certaines officines, parfois étrangères qui créent des « faux journalistes » qui tentent de manipuler l’opinion. Malgré tout, l’ancien correspondant à Washington estime qu’il y aura toujours besoin de journalistes, car ils sont le « 4ème pouvoir ».Vous pouvez vous abonner à cette série sur Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Majelan et Tootak.  A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio.La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. 
PODCAST. Ecoutez "Au comptoir de l’info" avec Francis Letellier, présentateur de « Dimanche en politique » et de « Nous, les Européens ».EPISODE 11. Présentateur sur France 3 depuis 30 ans, Francis Letellier revient sur la disparition du Soir 3 mais aussi sur ses origines sociales de fils d’agriculteurs.Lorsque le Soir 3, le journal du soir sur France 3, s’est arrêté en août 2019, pour Francis Letellier qui le présentait depuis 13 ans – dont 10 années le week-end – cela a été un “tournant" dans sa vie professionnelle. Il regrette la disparition de ce rendez-vous d’information du soir qui existait depuis 41 ans. Francis Letellier estime d’ailleurs qu’il y a toujours un espace, vers 23 heures, pour une émission sur une chaîne généraliste de service public, “un rendez-vous où il y aurait plus de place pour Marcel Gaucher que pour Eric Zemmour".« Certaines chaînes d’information continue sont des instruments de désordre »  Francis Letellier se montre très critique vis-à-vis des chaînes d’information continue, dont certaines sont même selon lui “des instruments de désordre". Il avoue qu’il ne les regarde presque plus, en raison des polémiques incessantes qu’elles contribuent à créer.Le présentateur n’est pas beaucoup plus tendre vis-à-vis des journalistes politiques dont certains – même parmi la jeune génération - “ont un agenda". Ils ne sont pas encartés à un parti comme c’était le cas au temps de l’ORTF, mais clairement, “ils se mettent dans la roue de tel ou tel homme politique", sans le reconnaître publiquement, ce qui est “malhonnête".« Je suis un privilégié »  Francis Letellier revient sur ses origines modestes de fils d’agriculteurs du Calvados, "bien en dessous de la classe moyenne en terme de revenus". Aujourd’hui, il estime qu’il est un privilégié sur le plan social. Mais que ses racines lui ont permis de bien mieux comprendre, par exemple, le phénomène des gilets jaunes. Là où certains journalistes ne voyaient que des gilets jaunes, lui dit qu’il reconnaissait le chauffeur routier ou l’assistance sociale parce qu’il les côtoie souvent.Le présentateur dit par ailleurs détester le terme "invisibles" utilisé par les journalistes à propos de ces professions indispensables et mal payées mises en avant par la crise du coronavirus. "Ils ne sont invisibles que parce qu’on ne veut pas les voir" dénonce-t-il.L’émission pour apprendre à connaître les Européens Le présentateur de l’émission "Nous, les Européens" regrette que France 3 soit la seule chaîne de télévision généraliste à consacrer une émission à l’Europe. Il pense que les directions des chaînes font une confusion entre l’Union Européenne et l’Europe du quotidien. Et que c’est pour cela qu’une plus grande place n’est pas accordée en France à la couverture des faits européens. Ce qu’il regrette, car en mettant en avant ce qui fonctionne bien ailleurs en Europe, ce programme permet de mieux comprendre la culture de nos voisins..A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio.La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. 
PODCAST. Ecoutez "Au comptoir de l’info" avec Valéry Lerouge, correspondant "Affaires européennes"de France Télévisions à BruxellesEPISODE 10. En poste à Bruxelles depuis près de 5 ans, Valéry Lerouge livre les difficultés qu’il rencontre dans la couverture quotidienne des affaires européennes sur France Télévisions. Après les élections européennes de 2019 où le taux de participation avait augmenté par rapport aux scrutins précédents, Valéry Lerouge pensait qu’il serait plus facile de parler des institutions européennes dans les principaux rendez-vous d’information de France Télévisions. Cela n’a pas été le cas. Le journaliste estime même que c’est plus difficile aujourd’hui que lorsqu’il est arrivé à Bruxelles en 2015. Et en particulier dans le journal de 20 heures. A la fois parce qu’il y a une crainte de la part de la rédaction d’aborder des sujets européens qui sont souvent complexes et peu télégéniques. Mais aussi parce que les institutions européennes - commission, parlement - ne facilitent pas la tâche des télévisions en ne les autorisant pas à filmer certaines séquences indispensables. Valéry Lerouge prend en exemple la venue à Bruxelles de Mark Zuckerberg, le patron de Facebook où aucune équipe de télévision n’a été autorisée à filmer. « C’est compliqué de parler d’Europe dans le journal de 20 heures »  Le correspondant à Bruxelles revient sur le “couac" de la couverture de la nomination d’Ursula Von der Leyen, première femme à la tête de la commission européenne. Ce soir-là, cet évènement n’a été évoqué qu’en quelques secondes dans le journal de 20 heures de France 2. Même si le lendemain, un portrait de la nouvelle présidente a été diffusé, Valéry Lerouge raconte que cet incident ne lui facilite pas la tâche dans ses relations avec les institutions européennes à Bruxelles.« Je ne suis pas un eurobéat »Pour Valéry Lerouge, le fonctionnement des institutions européennes souffre de blocages. "Il faut réviser le système pour pouvoir aller de l’avant. L’Europe à 27, ça marche très mal". Et comme il estime ne pas être un "eurobéat", il pense que les responsables européens vont devoir inventer des solutions pour qu’il n’y ait pas de blocage sur chaque sujet. NDLR : L’entretien avec Valéry Lerouge a été enregistré avant la période de confinement et l’émission “#Etaprès : la grande émission des Européens” du 16 avril 2020 sur France 2Vous pouvez vous abonner à cette série sur Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Majelan et Tootak.    A propos du podcast : "Au comptoir de l'info" est le premier podcast natif de France Télévisions. Sous forme d'interview journalistique, un acteur qui fabrique l'information télévisée du service public — un grand reporter, un cameraman, un présentateur — vient se livrer, raconter, dévoiler la manière dont il travaille. Dans une ambiance sonore de comptoir de café, il confie ses doutes, ses joies, mais aussi ses peurs lorsqu'il est sur le terrain ou en studio. La série est réalisée par François Beaudonnet, éditorialiste sur franceinfo (canal 27), grand reporter à France 2 et chroniqueur dans l'émission "Nous, les Européens" sur France 3. Ancien correspondant à Rome et Bruxelles, il a débuté en radio où il présentait le journal de 13 heures sur France Inter. 
Au cours des émissions politiques qu’il co-présente sur France 2 avec Léa Salamé, Thomas Sotto dit ne jamais avoir eu peur de poser une question – quelle qu’elle soit – à un responsable politique. Il affirme ne pas se considérer comme un censeur, et traiter tous les invités de la même façon. Pour le journaliste, " la seule question idiote est celle qu’on n’ose pas poser."  Sur les réseaux sociaux, on a parfois envie de répondre : « ta gueule ! »Thomas Sotto est accro aux réseaux sociaux et particulièrement à twitter, où il a plus de 450 000 abonnés. Pendant le journal de 20 heures qu’il présente, il regarde son téléphone portable pour voir les réactions qu’il suscite. Il lui est même arrivé d’apporter en direct une correction à ce qu’il avait dit en début de journal, parce qu’un internaute le lui avait fait remarquer. Mais s’il se sert de twitter comme d’une source d’informations, il ne répond pas aux " tombereaux de haine, de vomi"  qui s’y déversent. Il résiste à l’envie de répondre "ta gueule" parce que cela créerait le buzz, qu’il déteste.Doute, curiosité et humilité : les qualités indispensables pour exercer le journalisme"Le doute doit être consubstantiel au journalisme" dit Thomas Sotto. Il estime que de manière générale, les journalistes ne doutent pas assez. Pour lui, il est important de faire également preuve de curiosité et d’humilité. Sans cette dernière qualité, il est en effet impossible de reconnaître que l’on s’est trompé. Thomas Sotto avoue qu’il lui est arrivé – surtout lors de ses premiers remplacements de Laurent Delahousse au journal de 20 heures, de souffrir du "syndrome de l’usurpateur".Le présentateur revendique la décontraction qu’il manifeste à l’antenne. Il estime qu’il faut être le même à la télé, à la radio ou lorsqu’on est avec des proches car dit-il : "je reste à ma place et ma place c’est d’être moi-même".