Chaque matin à 6h49
Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", Stéphane Pedrazzi reçoit Marc Lanvin, directeur général adjoint de Floa, une filiale du groupe BNP Paribas spécialisée dans le crédit à la consommation et le paiement fractionné, nous éclaire sur les tendances d'utilisation de cette solution de paiement par les Français.Selon le baromètre Kantar réalisé pour Floa, près de 7 Français sur 10 estiment que le paiement fractionné est un mécanisme utile pour gérer leur budget. Cette statistique révèle que les consommateurs ont adopté cette nouvelle façon de payer leurs achats. Marc Lanvin explique que le paiement fractionné s'est imposé ces dernières années, atteignant désormais un niveau de maturité élevé, avec 7 Français sur 10 qui l'utilisent.Mais qui sont ces utilisateurs ? Selon le directeur général adjoint de Floa, il s'agit principalement de jeunes consommateurs urbains et de catégorie socioprofessionnelle supérieure, plutôt à l'aise avec les outils digitaux. Contrairement aux idées reçues, le paiement fractionné ne semble pas être utilisé par les populations les plus fragiles financièrement, comme les retraités ou les mères célibataires vivant en région.Cependant, le succès du paiement fractionné n'est pas sans risque. Le gouverneur de la Banque de France s'inquiète de la possibilité que cette solution de paiement puisse conduire à une hausse du surendettement. Marc Lanvin reconnaît que cette crainte n'est pas totalement infondée, même si le profil type du paiement fractionné diffère de celui du surendetté.Pour répondre à ces inquiétudes, une nouvelle réglementation va entrer en vigueur à partir de novembre prochain. Le paiement fractionné sera désormais considéré comme un crédit à la consommation, ce qui impliquera une meilleure protection du consommateur. Les utilisateurs devront ainsi faire l'objet d'une évaluation de leur situation financière, à l'instar d'un crédit classique.Eclairage sur l'évolution du paiement fractionné en France, ses usages et les enjeux réglementaires qui l'entourent. Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", Stéphane Pedrazzi évoque un enjeu majeur pour les entreprises françaises : le passage à la facturation électronique. Maxime Digue, fondateur de la plateforme Tiime, est l'invité de cette édition et partage son expertise sur ce sujet.Dès le début, le journaliste met en lumière les chiffres clés de cette réforme : 10 millions d'entreprises, dont les plus petites, sont concernées et doivent s'équiper d'ici septembre 2026. Seules 800 000 entreprises ont franchi le pas pour le moment, ce qui laisse présager un embouteillage à la rentrée, comme le souligne Maxime Digue. Il explique que la transition se fera en deux temps, avec une première phase cette année, puis une obligation totale d'émission et de réception de factures électroniques l'an prochain. Il revient également sur le nombre limité de plateformes agréées par l'État, à peine 140 en France, qui devront répondre aux besoins de ce vaste marché, allant des très petites entreprises aux ETI.Le cœur de l'entretien se concentre ensuite sur le fonctionnement pratique de ces plateformes. Le fondateur de Tiime détaille le processus d'envoi et de réception des factures électroniques, qui s'apparente à une boîte mail dédiée. Il rassure les auditeurs sur la simplicité d'utilisation, comparable à la création d'un compte en ligne. Un point important est également abordé : le coût de ces services. Maxime Digue révèle que sa plateforme a fait le choix de rendre la réception de factures totalement gratuite, contrairement à d'autres éditeurs qui ont fixé des tarifs plus élevés. Il explique que cette offre gratuite est un produit d'appel pour attirer de nouveaux clients et les convaincre de souscrire à des services payants plus complets, comme la gestion de trésorerie ou la comptabilité. Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", la responsable des marchés européens chez Seafood Scotland, Marie-Anne Omnes, nous éclaire sur les habitudes de consommation des Français en matière de produits de la mer. Bien que 92% des Français en consomment, le poisson n'est que la troisième source de protéines, derrière la viande et les œufs. Elle nous explique les raisons de cette situation : le prix, le manque de praticité et d'idées de recettes sont autant de freins à une consommation plus importante. Cependant, elle souligne que la diversité des produits de la mer disponibles, notamment en provenance d'Écosse, est méconnue du grand public. L'étude réalisée par OpinionWay pour Seafood Scotland révèle également des différences intéressantes dans les habitudes des moins de 35 ans, qui placent les protéines végétales avant le poisson. Marianne Omnes y voit une opportunité de mieux faire connaître les vertus nutritionnelles et environnementales de l'aquaculture, notamment pour le saumon.Au-delà du saumon, fleuron de la production écossaise, l'invitée nous fait découvrir toute la richesse des exportations de la pêche et de l'aquaculture de son pays : maquereaux, moules, huîtres, lottes, langoustines... Une véritable diversité de produits de la mer qui mérite d'être mieux mise en avant auprès des consommateurs français. Dans cet épisode du podcast 'Le chiffre du jour', Ariane Sanglé-Ferrière, directrice générale du réseau social WeMoms, partage les résultats d'un sondage révélateur. Selon cette enquête, 47% des mères hésitent à avoir un autre enfant en raison du contexte économique difficile. L'invitée explique que malgré un désir initial d'avoir deux ou trois enfants pour une majorité de mamans, de nombreuses femmes ont revu leurs projets à la baisse. Le facteur économique arrive en tête des freins, devant même les préoccupations environnementales et géopolitiques. Les échanges sur l'application WeMoms montrent que les mères s'inquiètent surtout de leur pouvoir d'achat, notamment pour les courses et les transports.Elle souligne que ce sondage a été réalisé avant le début de la guerre en Iran et l'envolée de l'inflation prévue par le FMI. Elle craint donc que la situation ne s'aggrave encore davantage, freinant encore plus la natalité.Face à ce constat préoccupant, Ariane Sanglé-Ferrière estime que les mesures prises par les pouvoirs publics, comme le plan contre l'infertilité, ne sont pas suffisantes. Selon elle, les aides ponctuelles très généreuses mises en place dans d'autres pays, comme en Hongrie, n'ont pas non plus eu l'effet escompté. La dirigeante de WeMoms, pense qu'il faut plutôt travailler sur un contexte économique global, propice à la confiance et à la volonté d'avoir des enfants, plutôt que sur des aides structurelles. De son côté, son réseau social tente d'apporter un soutien plus 'micro' et 'humain' aux mamans, en les aidant à exprimer leurs inquiétudes et à trouver des conseils auprès de la communauté.Cet épisode offre un éclairage sur les enjeux de la natalité en France, à travers le prisme du vécu et des préoccupations des mères. Il montre que le défi est avant tout économique et qu'il nécessite une réponse globale, au-delà des seules mesures incitatives. Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", Stéphane Pedrazzi nous plonge au cœur d'un enjeu majeur de notre société : la situation des jeunes âgés de 15 à 29 ans qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. Pour cela, le journaliste reçoit Thibault de Saint Simon, directeur général de la Fondation Entreprendre. Nous découvrons comment cette organisation a mis en place un programme ambitieux pour accompagner ces jeunes dits "NITS" (Ni en Emploi, Ni en Études, Ni en Formation) dans leur parcours d'insertion.L'invité nous explique d'abord les chiffres alarmants : en France, 1,5 million de jeunes sont dans cette situation, soit 13% de la tranche d'âge. Il souligne les principaux facteurs à l'origine de ce phénomène, notamment le décrochage scolaire précoce et les difficultés d'accès à l'emploi pour les jeunes peu qualifiés. Mais ce constat n'est malheureusement pas propre à la France, c'est un enjeu qui concerne de nombreux pays.Face à ce défi, la Fondation Entreprendre a décidé d'agir en lançant un programme d'accompagnement innovant. En partenariat avec d'autres fondations et entreprises, elle a sélectionné quatre associations spécialisées dans l'insertion des jeunes en difficulté : Les Apprentis d'Auteuil, Osons Ici Maintenant, le collectif Piment, et Azimuto et Kunact. Ensemble, ils ont expérimenté une approche originale, utilisant l'entrepreneuriat comme un levier pour remobiliser ces jeunes.Sur une durée de trois ans, près de 800 jeunes ont ainsi été accompagnés. Loin d'imposer l'entrepreneuriat comme une finalité, la Fondation Entreprendre a plutôt cherché à en faire un moyen d'apprentissage et de développement de compétences. Ainsi, seuls 14% d'entre eux ont finalement créé leur propre entreprise, mais ce chiffre n'en reste pas moins impressionnant, étant donné le point de départ de ces jeunes.Au-delà de ces entrepreneurs, près de 20% ont retrouvé un emploi salarié, et 20% ont repris une formation diplômante. Au total, ce sont 58% des jeunes accompagnés qui ont connu une sortie positive de leur situation d'échec. Un résultat encourageant, même s'il reste encore 42% de parcours complexes, où des obstacles de santé, de logement ou d'autres difficultés ont nécessité un accompagnement plus long.Thibault de Saint Simon nous dévoile les coulisses de ce programme ambitieux, en expliquant le rôle central joué par la Fondation Entreprendre dans la coordination de cet écosystème associatif. Grâce à son soutien financier et structurel, ces associations ont pu développer leurs activités et toucher un maximum de jeunes en difficulté. Aujourd'hui, dans "Le chiffre du jour", Stéphane Pedrazzi accueille Christophe Bouron, le directeur général de Bonitasoft, une entreprise spécialisée dans les systèmes d'automatisation des processus métiers. Ensemble, ils plongent dans les chiffres révélateurs d'un rapport KPMG qui montre que 32% des grandes entreprises ont déployé des agents d'intelligence artificielle (IA) à l'échelle de leur organisation, contre seulement 11% l'année précédente.Christophe Bourron commence par expliquer la différence fondamentale entre ces agents IA et les grands modèles de langage comme ChatGPT. Les agents IA, aussi appelés "agentique", sont des systèmes qui peuvent prendre des décisions et agir de manière autonome, contrairement aux modèles de langage qui se contentent de générer du texte. Cette nuance est essentielle pour comprendre les enjeux et les implications de cette technologie dans le monde de l'entreprise.Le chiffre de 32% peut sembler impressionnant, mais l'invité n nous invite à creuser plus en profondeur. Il souligne que cette adoption est particulièrement forte en Asie et en Europe, tandis qu'elle reste plus timide aux États-Unis. Mais au-delà des chiffres, la vraie question est de savoir quels sont les usages concrets de ces agents IA dans les organisations. S'agit-il de simples modèles limités à des tâches peu complexes, ou assistons-nous à l'émergence d'agents IA capables de prendre en charge des rôles autrefois réservés aux humains ?C'est là que les enjeux de gouvernance et d'organisation prennent tout leur sens. Le directeur général de Bonitasoft soulève des questions essentielles : qui décide de l'orientation de ces agents IA ? Quelles sont les implications en termes de sécurité et de droit du travail ? Que va devenir le rôle de l'humain dans ces entreprises en pleine transformation ?Face à ces défis, Christophe Bourron ne préconise pas l'attentisme. Au contraire, il encourage vivement les entreprises à se lancer dans cette aventure, mais de manière réfléchie et progressive. Il recommande une approche hybride, où les agents IA viennent compléter et renforcer les capacités des équipes existantes, plutôt que de les remplacer. C'est selon lui la clé pour aborder cette transformation de manière sereine et maîtrisée. Dans cet épisode du podcast 'Le chiffre du jour', Stéphane Pedrazzi reçoit Cyril Pierre de Geyer, cofondateur de l'Ecole du Soin, une formation dédiée aux métiers des services à la personne. Ensemble, ils explorent un enjeu majeur du vieillissement de la population française : le manque criant d'auxiliaires de vie. Avec 90% des Français souhaitant vieillir chez eux plutôt que dans des EHPAD ou des résidences seniors, la demande est forte, mais le secteur peine à recruter.Il nous éclaire sur les défis de ce secteur, notamment les difficultés de recrutement. Aujourd'hui, on dénombre 61 330 postes d'auxiliaires de vie non pourvus, un chiffre qui ne cesse d'augmenter. Cyril Pierre de Geyer nous explique que ces métiers, bien que gratifiants, souffrent d'une image négative et sont relativement mal rémunérés, au niveau du SMIC ou juste au-dessus. Pourtant, il souligne l'importance de ces professions, qui permettent à nos aînés de vieillir dans de meilleures conditions, entourés et assistés.L'École du Soin a développé une approche innovante en se concentrant sur le recrutement de personnes en reconversion professionnelle. Souvent plus âgées, ces candidates ont l'expérience et l'empathie nécessaires pour prendre soin des personnes âgées. L'invité nous révèle une méthode de recrutement surprenante : convoquer les candidats à 7h du matin pour s'assurer de leur motivation.Cet épisode offre un éclairage sur les enjeux du vieillissement en France et les solutions mises en place pour y répondre. Il met en lumière le rôle essentiel des auxiliaires de vie et la nécessité de valoriser ces métiers pour attirer de nouveaux talents. Dans cet épisode captivant du podcast "Le chiffre du jour", le rédacteur en chef accueille le Dr Marc Prikazsky, directeur général de CEVA Santé Animale, premier laboratoire vétérinaire français et cinquième groupe mondial dans ce domaine. Ensemble, ils explorent un sujet crucial : les zoonoses, ces maladies infectieuses qui passent de l'animal à l'homme.Le point de départ de la discussion est un chiffre alarmant : 70% des nouvelles maladies infectieuses qui touchent l'homme sont d'origine animale. L'invité explique que derrière ce constat, deux tiers de ces infections proviennent d'espèces sauvages, soulignant ainsi l'importance de préserver l'équilibre de la biodiversité. Il met en lumière des exemples marquants, comme la grippe mexicaine de 2009 qui a fait 240 000 victimes, ou encore la rage, un fléau mondial responsable de 60 000 décès par an, dont de nombreux enfants.Le Dr Prikasky insiste sur le fait que la menace des zoonoses s'accentue avec la mondialisation et les déplacements humains toujours plus importants. Lorsqu'un virus se transmet d'homme à homme, le risque de pandémie globale augmente drastiquement. C'est là que le concept de "One Health" prend tout son sens : la santé humaine est intrinsèquement liée à la santé animale et à la préservation de l'environnement.Il plaide pour une approche préventive, en intervenant davantage en amont chez l'animal plutôt que de tenter de réparer les dégâts chez l'homme. Il souligne que les vaccins destinés aux animaux sont beaucoup moins coûteux à développer que ceux pour l'humain, et peuvent permettre d'éradiquer certaines maladies, comme la rage en France grâce à la vaccination des renards. Aujourd'hui dans "Le chiffre du jour", Stéphane Pedrazzi reçoit Fabio Gennari, co-fondateur d'Orasio, une entreprise spécialisée dans les solutions d'analyse d'images par intelligence artificielle pour la sécurité. Au cœur de la discussion, un chiffre révélateur : après seulement 22 minutes passées devant un écran de vidéosurveillance, un opérateur manque 95% des informations pertinentes.Ce constat remet sérieusement en cause l'efficacité de la vidéosurveillance telle qu'elle a été pratiquée pendant des années. L'invité explique que dans les villes, les centaines, voire milliers de caméras installées ne peuvent pas être suivies en permanence par quelques opérateurs humains. La vidéosurveillance s'avère alors plus pertinente pour la résolution des enquêtes a posteriori que pour la surveillance en temps réel.Pour pallier cette limite, Orasio a développé des solutions couplant vidéosurveillance et intelligence artificielle. Cela permet d'avoir des alertes en temps réel sur les situations les plus critiques, comme un départ de feu ou un mouvement de foule. Mais surtout, ces technologies offrent la possibilité de rechercher a posteriori des éléments spécifiques dans d'importants volumes de vidéos, comme la description d'une personne ou d'un événement.Cependant, l'utilisation de ces outils d'intelligence artificielle est encadrée par une réglementation très stricte, notamment en France. La reconnaissance biométrique ou faciale est par exemple interdite, même pour des événements sensibles comme les Jeux Olympiques. Fabio Gennari milite pour une évolution de ces règles, afin de permettre une utilisation plus souple et adaptée aux différents secteurs, de la défense aux infrastructures critiques.Malgré ces contraintes légales, les solutions d'Orasio sont déployées dans des domaines stratégiques comme la défense, la sécurité intérieure ou les réseaux de transport. Un équilibre délicat à trouver entre efficacité opérationnelle et protection des libertés individuelles. Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", Stéphane Pedrazzi s'intéresse à l'essor du paiement fractionné en France. Avec 66% des Français ayant utilisé au moins une solution de ce type l'an dernier, ce mode de paiement connaît une croissance fulgurante. Pour en discuter, Guillaume Desloges, cofondateur de la société Alma, une solution de paiement fractionné présente dans une dizaine de pays européens, apporte son expertise.Il souligne le double visage de ce phénomène. D'un côté, le paiement fractionné permet aux consommateurs d'accéder à des produits de meilleure qualité et plus onéreux, tout en étalant leurs dépenses sur plusieurs mensualités. Cela peut également encourager l'achat de produits français, gage de qualité et de durabilité. Mais d'un autre côté, les périodes de tensions économiques voient une nette augmentation du recours à ces services, signe que le paiement fractionné peut aussi devenir un outil pour faire face à des difficultés budgétaires.La question du risque de surendettement est ainsi soulevée. Le cofondateur d'Alma insiste sur la nécessité de bien encadrer l'utilisation du paiement fractionné, en le réservant à des achats ponctuels et non récurrents. Il salue d'ailleurs les changements réglementaires à venir, qui vont considérer le paiement en trois ou quatre fois comme du crédit à la consommation, permettant ainsi une meilleure protection des consommateurs.Contrairement à de nombreux acteurs du secteur, cette entreprise a fait le choix de ne pas appliquer de frais de retard à ses clients. Guillaume Desloges explique que cette décision, loin d'être un frein à la rentabilité, les oblige à être plus vigilants dans leur processus de scoring et d'accompagnement des consommateurs. Alma considère en effet que les défauts de paiement sont de leur responsabilité en tant que prêteur, et qu'il leur incombe de trouver des solutions adaptées avec l'emprunteur. Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", nous explorons la fatigue numérique qui touche de plus en plus de travailleurs. Avec nous, Jordan Dos Santos, responsable des grands comptes chez PeopleSpheres, une entreprise spécialisée dans les solutions RH.Selon un récent rapport, plus de la moitié des travailleurs affirment que la fatigue liée aux outils numériques nuit à la qualité de leur travail. Il nous éclaire sur ce phénomène, aussi appelé "infobésité" ou "enfer numérique". Il explique que la multiplication des logiciels et applications dans les entreprises, chacun répondant à un besoin spécifique, finit par saturer les salariés, qui passent leur temps à naviguer d'un outil à l'autre plutôt qu'à se concentrer sur leurs tâches.Cette pénibilité numérique, encore peu documentée, devient pourtant un véritable enjeu RH. Le responsable des grands comptes souligne que la digitalisation a été menée de manière trop cloisonnée, sans penser à l'expérience utilisateur. Résultat : les entreprises ont gagné en technologie, mais ont perdu en simplicité, au détriment de la santé mentale des collaborateurs.Pour résoudre ce problème, il évoque trois leviers : simplifier l'accès aux outils, éviter la double saisie d'informations et, surtout, placer l'expérience collaborateur au cœur de la stratégie numérique. C'est dans cette optique que PeopleSpheres a développé une plateforme unifiée, permettant aux entreprises de connecter les meilleurs outils entre eux et d'offrir une expérience fluide et cohérente à leurs salariés.Au-delà des solutions techniques, Jordan Dos Santos souligne l'importance d'une réflexion d'ensemble sur la digitalisation, en impliquant tous les services de l'entreprise. Il faut en effet dépasser les logiques cloisonnées pour adopter une vision globale, dans laquelle les outils numériques servent réellement les collaborateurs, et non l'inverse. Aujourd'hui dans "Le chiffre du jour", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Grégory Valency pour comprendre les raisons de la baisse de 30% des demandes de travaux de rénovation énergétique en France en 2025.Le fondateur du réseau d'artisans Kelkun explique que cette diminution n'est pas seulement liée aux difficultés rencontrées avec le dispositif de la PrimeRénov', mais aussi à une perte de confiance généralisée des clients face à la recrudescence des arnaques dans ce secteur. Il souligne que les artisans eux-mêmes sont découragés par cette situation, perdant beaucoup d'énergie à y faire face.Grégory Valency déplore que le "ménage" promis par certains acteurs du secteur n'ait pas été fait, permettant ainsi aux arnaques de se multiplier, notamment via les réseaux sociaux et les appels téléphoniques harcelants. Face à cette défiance, il explique que son réseau s'efforce de rassurer les consommateurs en vérifiant scrupuleusement les qualifications et les chantiers réalisés par les artisans, tout en leur offrant une garantie juridique en cas de problème.Interrogé sur le rôle des autorités françaises, il reconnaît que c'est un sujet très complexe, car il est difficile d'identifier les fraudeurs avant qu'ils n'agissent. Malgré les efforts des institutions, il souligne que le démarchage téléphonique illégal pour la rénovation énergétique reste malheureusement une réalité. Aujourd'hui, dans "Le chiffre du jour", Stéphane Pedrazzi reçoit Gontran Peubez, vice-président Data IA chez Onepoint, qui décrypte les résultats d'un sondage Ipsos révélant que 41% des Français estiment que la France accuse un retard en matière d'intelligence artificielle (IA) par rapport aux grandes puissances internationales. Bien que les Français soient parmi les plus gros utilisateurs d'IA au quotidien, il explique ce paradoxe : si les Français réclament davantage de souveraineté numérique, ils ne sont que 21% à utiliser des outils français ou européens. Selon lui, ce phénomène s'explique par le fait que les solutions étrangères sont souvent plus simples, plus performantes et plus addictives que les offres nationales.Le vice-président de Onepoint souligne néanmoins que le paysage européen de l'IA se structure progressivement, avec l'émergence d'acteurs comme Mistral ou Neuquen. Il voit dans le retour en France de personnalités comme Yann Le Cun une opportunité à saisir pour la France et l'Europe, à condition d'investir massivement dans ce secteur stratégique.Cet épisode dresse un portrait contrasté de la situation française en matière d'IA, entre usage quotidien et manque de souveraineté. Il montre que si la prise de conscience des dirigeants est là, des efforts restent à faire pour que la France rattrape son retard perçu face aux autres puissances mondiales. Dans "Le chiffre du jour", Dorian Lovera, fondateur et directeur général de la Bourse aux Livres, nous éclaire sur la montée en puissance de l'achat de livres d'occasion chez les consommateurs français. Selon les chiffres communiqués par la FEVA (Fédération de la Vente à Distance), 51% des acheteurs en ligne ont acheté au moins un produit d'occasion en 2024, un chiffre en nette progression par rapport à l'année précédente. Il explique que cette tendance s'observe particulièrement dans le secteur du livre, avec près de 40% des lecteurs qui se tournent désormais vers l'achat de livres d'occasion.Cette évolution s'explique à la fois par une prise de conscience écologique d'une partie des consommateurs, mais aussi et surtout par des considérations budgétaires. Dorian Lovera souligne en effet que plus de 50% de leurs clients achètent d'occasion principalement pour des raisons de prix. Dans un contexte d'augmentation continue du prix des livres neufs, cette alternative devient de plus en plus attractive, notamment pour les jeunes lecteurs aux moyens limités.Cependant, le directeur général de la Bourse aux Livres regrette que l'industrie du livre peine encore à s'adapter à cette tendance, laissant la place à des acteurs extérieurs qui se spécialisent dans la vente de livres d'occasion. La Bourse aux Livres, elle, se positionne justement comme un acteur de cette transition, en cherchant à créer des passerelles avec les éditeurs et en proposant une expérience d'achat en ligne innovante, avec des recommandations personnalisées pour guider les lecteurs dans leurs choix.Un autre point soulevé par Dorian Lovera concerne le pass culture, qui n'est actuellement pas utilisable pour l'achat de livres d'occasion. Selon lui, cela pourrait être un levier intéressant pour encourager l'accès à la lecture chez les jeunes, en leur permettant de bénéficier de ce dispositif pour se procurer des ouvrages d'occasion à moindre coût. Dans cet épisode, Charles-Henri Colombier, directeur du pôle Conjoncture et Perspectives chez Rexecode, analyse l'impact du prix élevé du baril de Brent sur l'inflation en zone euro.Il explique que si le prix du pétrole reste au-dessus de 100 dollars, cela pourrait entraîner une hausse supplémentaire de 0,5 point de l'inflation, en raison de la répercussion sur les prix des carburants. Mais ce n'est là que la partie visible de l'iceberg, car le choc se propage à de nombreux autres secteurs, comme le plastique, les engrais ou les semi-conducteurs. Charles-Henri Colombier évoque également les autres canaux de transmission de la crise, comme la hausse des taux d'intérêt ou la baisse de la demande au Moyen-Orient. Une analyse approfondie des enjeux économiques liés à la flambée des prix des matières premières. Dans cet épisode du "Chiffre du jour", Arnaud Muret, directeur général de l'OPCO-EP (Opérateur de Compétences des Entreprises de Proximité), nous éclaire sur l'état de l'apprentissage en France. Bien que le nombre de contrats d'apprentissage ait connu une baisse de 5% en 2025 par rapport à 2024, Arnaud Muret nous explique que cette diminution n'est qu'un 'recul en trompe-l'œil', notamment dans le secteur de l'artisanat où l'OPCO-EP intervient.Selon lui, la baisse des aides à l'apprentissage pour les entreprises de moins de 50 salariés n'a que très peu impacté ce secteur, grâce au maintien d'une aide de 5 000 euros par apprenti. De plus, Arnaud Muret souligne que l'image de l'apprentissage a beaucoup évolué ces dernières années, devenant une véritable voie alternative à la formation initiale, permettant même d'accéder aux grandes écoles d'ingénieurs et de commerce.L'invité met également en avant les atouts de l'apprentissage pour les jeunes, notamment en termes d'insertion professionnelle. Avec un taux de poursuite dans le métier de plus de 80% pour les alternants en coiffure par exemple, l'apprentissage apparaît comme une solution pertinente pour lutter contre le chômage des jeunes.Autre point intéressant soulevé par Arnaud Muret : l'impact de l'intelligence artificielle sur l'emploi. Selon lui, les métiers manuels de l'artisanat, qui ne peuvent pas être remplacés par l'IA, deviennent un argument de poids pour convaincre les jeunes et leurs parents de se tourner vers l'apprentissage.Tout au long de l'entretien, Arnaud Muret nous dévoile le rôle essentiel joué par l'OPCO-EP dans le financement et l'accompagnement des entreprises et des salariés dans leurs démarches d'apprentissage et de développement des compétences. Un épisode passionnant qui met en lumière les enjeux et l'évolution de l'apprentissage en France. Dans cet épisode du "Chiffre du jour", Bertrand Desportes, associé chez Forvis Mazars, nous plonge au cœur du financement participatif en France. Avec des chiffres éloquents et des exemples concrets, il nous dévoile les tendances marquantes de ce secteur en pleine évolution.Avec 1,763 milliard d'euros de collecte France en 2025, le crowdfunding a connu une hausse de 1,8% par rapport à l'année précédente. Un résultat encourageant qui témoigne de la capacité de résilience de cette forme de financement, malgré les défis économiques récents.Au fil de la discussion, Bertrand Desportes nous plonge dans les rouages du crowdfunding, expliquant avec clarté en quoi consiste cette "finance incarnée". Des projets de modernisation d'une verrerie dans le Loiret aux initiatives de solidarité pour venir en aide à des éleveurs bovins en Haute-Savoie, il nous fait découvrir la diversité des initiatives soutenues par le financement participatif.Mais ce n'est pas tout. Bertrand Desportes nous révèle également que le crowdfunding ne se résume pas aux grands projets. Ce sont en réalité des centaines de milliers de petites initiatives qui se concrétisent chaque année, dans des domaines aussi variés que le micro-entrepreneuriat, l'artisanat ou encore le secteur associatif. Une véritable bouffée d'air frais pour ces acteurs qui trouvent dans le crowdfunding un moyen de financement à leur mesure.Cependant, le contexte économique actuel, marqué par une inflation galopante, n'est pas sans conséquence sur le financement participatif. Bertrand Desportes nous explique que les porteurs de projets peuvent être fragilisés, tout comme les investisseurs particuliers, qui auront peut-être moins de moyens à consacrer à ce type d'investissement. Mais il nuance ce constat, soulignant que le crowdfunding peut parfois jouer un rôle contracyclique, venant soutenir des filières en difficulté.Enfin, Bertrand Desportes nous ouvre les portes des nouveaux secteurs qui bénéficient du financement participatif, tels que l'innovation, le gaming ou encore le sport. Une diversification qui témoigne de la capacité du crowdfunding à s'adapter aux évolutions de l'économie. Dans cet épisode du podcast 'Le chiffre du jour', la directrice générale de l'Association française de gestion d'actifs, Laure Delahousse, nous éclaire sur l'épargne salariale en France. Avec un volume de 230 milliards d'euros, en hausse de 14,7% par rapport à 2024, ce dispositif suscite un intérêt grandissant auprès des salariés.Laure Delahousse commence par définir les deux principaux volets de l'épargne salariale : les plans d'épargne entreprise (PEE), bloqués 5 ans, et les plans d'épargne retraite collectifs (PERCO), qui permettent aux salariés de se constituer une épargne en vue de leur retraite. Elle explique que cette forme d'épargne, alimentée par l'intéressement, la participation et l'abondement de l'employeur, connaît une forte progression, notamment grâce à l'encouragement des pouvoirs publics et à son déploiement dans les PME.Un point intéressant abordé dans cet épisode concerne les inquiétudes des Français vis-à-vis de leur future retraite. Selon une étude menée par Laure Delahousse, un Français sur deux serait favorable à une dose de capitalisation pour compléter le régime par répartition, jugé fragilisé par le vieillissement de la population. Cette tendance serait particulièrement marquée chez les jeunes générations, qui souhaitent explorer d'autres pistes que le système traditionnel.L'invitée souligne toutefois qu'il ne s'agit pas de remplacer complètement la répartition par la capitalisation, mais plutôt de les combiner, à l'image de ce qui se pratique dans de nombreux autres pays européens. La France fait en effet figure d'exception, avec seulement 2% des ressources des retraités provenant de la capitalisation, contre la moitié en Suède ou au Danemark. Dans ce nouvel épisode du podcast "Le chiffre du jour", Patrice Chelim, directeur de la Cybersecurity Business School, une école spécialisée en cybersécurité près de Lyon, nous plonge au cœur de la cybercriminalité en France. Le chiffre du jour est alarmant : 348 000 crimes et délits numériques ont été enregistrés en 2024, soit une hausse de 74% sur 5 ans. Patrice Chelim décrypte les différentes facettes de cette criminalité numérique : le "hold-up numérique" qui cible les portefeuilles, les atteintes à l'humain comme le cyberharcèlement, et les défis lancés aux services publics avec le sabotage de nos mairies et hôpitaux. Le contexte géopolitique international a sans aucun doute été un accélérateur de cette cybercriminalité, avec notamment les attaques russes. Mais au-delà, c'est une véritable industrialisation du crime en ligne qui s'est mise en place, avec une spécialisation des groupes entre conception de virus, vol et revente de données. L'intelligence artificielle a également permis aux attaquants d'exploiter les failles de sécurité en un temps record.Face à cette menace, l'invité de Stéphane Pedrazzi prodigue des conseils avisés aux entreprises, notamment aux PME qui sont les plus touchées. Il insiste sur l'importance pour les dirigeants de s'emparer du sujet de la cybersécurité, d'installer une culture de la sécurité à tous les niveaux de l'entreprise, et de tester régulièrement leurs sauvegardes. Car le maillon faible reste souvent l'être humain, qui doit au contraire devenir le maillon fort grâce à une formation adéquate.Avec 30 000 postes à créer dans la cybersécurité d'ici 2030, la France ambitionne de devenir le premier vivier de talents cyber en Europe. Mais Patrice Chelim souligne que l'accès à l'emploi reste difficile pour les jeunes diplômés, les entreprises recherchant en priorité des profils expérimentés. La CSB School a cependant développé une recette gagnante, avec 90% de ses diplômés qui trouvent un emploi dans les 6 mois. Dans cet épisode du podcast « Le chiffre du jour », Bettina Mazzocchi, responsable de Wealth Solutions pour l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique chez BlackRock, nous éclaire sur les raisons qui poussent près de la moitié des Français à éviter les investissements risqués. Selon une étude récente, 44% des Français ont en effet un réflexe d'aversion au risque lorsqu'il s'agit d'investir leur argent. Mme Mazzocchi explique que ce phénomène s'explique par des biais comportementaux, où la peur de perdre l'emporte sur l'envie de gagner. Les Français auraient ainsi tendance à privilégier les solutions qui minimisent les risques de pertes, plutôt que celles qui maximisent les perspectives de gains.L'intervenante souligne que ce réflexe de prudence est compréhensible dans un contexte d'incertitude économique et de volatilité des marchés financiers. Cependant, elle rappelle que le risque et le rendement sont intimement liés, et qu'il est donc nécessaire d'accepter une part de risque pour espérer obtenir un minimum de rendement sur ses investissements.Mme Mazzocchi invite ainsi les Français à adopter une vision à plus long terme de leurs objectifs financiers, plutôt que de se focaliser sur les fluctuations quotidiennes des marchés. Selon elle, cela permettrait de surmonter ces biais comportementaux et de faire de l'investissement un véritable outil pour atteindre ses projets personnels, qu'il s'agisse d'une reconversion professionnelle, d'un achat immobilier ou d'un projet entrepreneurial.L'intervenante souligne également que les jeunes générations semblent plus à l'aise avec les investissements risqués, grâce à une meilleure compréhension de l'environnement économique. Ainsi, 90% des 18-24 ans suivent l'actualité financière, et 36% d'entre eux connaissent les ETF, contre seulement 15% de la population française en moyenne.Cet épisode offre donc un éclairage intéressant sur les freins psychologiques qui empêchent de nombreux Français de se lancer dans l'investissement, tout en montrant que les mentalités évoluent, notamment chez les plus jeunes. Une réflexion passionnante sur les enjeux de l'éducation financière et de la prise de risque dans un contexte économique incertain. La Banque centrale européenne (BCE) s'apprête à maintenir son taux directeur à 2% malgré la forte augmentation des prix de l'énergie liée au conflit au Moyen-Orient. Pour en parler, Alexandre Stott, économiste chez Goldman Sachs, est l'invité du "Chiffre du jour".Il revient sur la communication de la BCE, notamment par la voix de sa présidente Christine Lagarde, qui sera scrutée de près pour évaluer les risques d'une accélération de l'inflation et la possibilité de futures hausses de taux. Contrairement à la Réserve fédérale américaine (Fed) qui a un double mandat sur l'emploi et la stabilité des prix, la BCE se concentre uniquement sur la lutte contre l'inflation, ce qui pourrait la pousser à agir plus rapidement. Les investisseurs anticipent déjà une hausse de 40 points de base des taux de la BCE d'ici la fin de l'année, reflétant deux scénarios possibles : une désescalade du conflit permettant le statu quo, ou une persistance de la crise énergétique menant à une réaccélération de l'inflation.Notre invité estime que le premier scénario, plus bénin, est pour l'instant le plus probable, en raison notamment d'une situation économique européenne moins tendue qu'en 2022. Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Nicolas Reboul, le directeur général du groupe Inovea, spécialisé dans l'épargne et la gestion de patrimoine. Ensemble, ils analysent les résultats d'un baromètre sur l'éducation financière des Français, qui révèle que 65% d'entre eux considèrent l'argent comme une source de stress.Malgré le fait que 84% des Français estiment avoir de bonnes connaissances en matière de gestion financière, deux personnes sur trois ne pourraient pas faire face à une dépense imprévue de 1 000 euros. Ce paradoxe souligne que le problème ne réside pas seulement dans un manque de connaissances, mais aussi dans un décalage entre ces connaissances et la réalité économique à laquelle les Français sont confrontés.Nicolas Reboul explique que de nombreux épargnants ont de bons réflexes, mais qu'ils manquent d'accompagnement pour transformer leurs projets en une véritable stratégie financière. Notamment chez les jeunes, qui arrivent sur un marché du travail de plus en plus instable, avec des coûts de logement élevés, ce qui les rend anxieux face à la gestion de leur budget.L'expert souligne que l'enjeu n'est plus seulement d'apprendre à épargner, mais aussi de se sentir en sécurité financière. Il met en avant le rôle de sa société, Inovea, qui vise à rendre l'accompagnement financier accessible, concret et utile dans la vie quotidienne des Français. Cet engagement se traduit notamment par la création d'une fondation actionnaire, qui agit concrètement sur le terrain, notamment auprès des jeunes, pour leur donner les bases de la gestion budgétaire et financière. Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", Radio Classique s'intéresse à un sujet de société préoccupant : l'isolement social des personnes âgées en France. Alain Monteux, président de Tunstall Vitaris, un acteur français de la téléassistance, est l'invité du jour pour apporter son expertise sur cette problématique.Tout d'abord, Alain Monteux définit clairement les différents degrés d'isolement social chez les personnes âgées. Il explique qu'on peut parler de "mort sociale" pour environ 750 000 d'entre elles, c'est-à-dire celles qui n'ont quasiment plus aucun contact avec leur entourage. Pour les 2 millions de personnes âgées en situation d'isolement social, les liens sociaux se sont considérablement réduits. L'intervenant souligne que l'isolement social n'est pas seulement un problème social, mais aussi un enjeu majeur de santé publique. En effet, il accélère la perte d'autonomie et de capacités cognitives, et augmente de 30% les risques d'accident vasculaire cérébral ou de crise cardiaque. C'est donc un cercle vicieux dont il est difficile de sortir seul.Heureusement, des solutions existent pour lutter contre ce fléau. Alain Monteux présente le rôle essentiel joué par son entreprise Tunstall Vitaris, qui propose un service de téléassistance 24h/24 avec des "anges gardiens" à l'écoute des personnes âgées isolées. Grâce à ces appels réguliers, ces dernières peuvent rompre leur solitude et bénéficier d'un soutien psychologique. Mais la technologie n'est qu'une partie de la solution, la solidarité de proximité est tout aussi importante. Alain Monteux encourage ainsi les voisins, les proches et les bénévoles à se mobiliser pour détecter les situations d'isolement et apporter une aide concrète, que ce soit pour faire les courses ou partager une activité. Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", Diane Lévy, la directrice déléguée du réseau Immoprêt, nous éclaire sur la situation des femmes sur le marché de l'emprunt immobilier. Alors que les hommes représentent encore 70% des emprunteurs, Diane Lévy nous explique les raisons de ce déséquilibre persistant.Malgré une nette progression ces dernières années, passant de 10-15% à 30% d'emprunteuses, les femmes restent encore minoritaires sur ce marché. Diane Lévy nous révèle que parmi ces 30%, 60% sont des femmes seules, souvent des mères célibataires, une catégorie qu'Immoprêt s'attache à accompagner et rassurer. L'émancipation financière relativement récente des femmes, avec l'ouverture de leur premier compte bancaire dans les années 70 seulement, explique en partie ce retard. Mais Diane Lévy insiste également sur l'écart salarial toujours présent entre hommes et femmes, qui freine l'accès des femmes à la propriété.Autre différence de comportement notable : les femmes empruntent en moyenne plus tard, à 38 ans, avec des apports personnels plus importants. Diane Lévy y voit le reflet d'une plus grande prudence et d'une volonté de sécuriser leur projet immobilier, à l'opposé de la 'culture du risque' plus présente chez les hommes.Cette prudence financière se traduit également dans le type d'acquisition : les femmes achètent quasi-exclusivement leur résidence principale, délaissant l'investissement locatif, qui représente moins de 5% de leurs achats. Là encore, Diane Lévy y voit le signe d'une priorité donnée à la sécurité et au bien-être de leur famille.Enfin, les femmes empruntent sur des durées plus courtes, préférant rapidement devenir propriétaires et se libérer de leur crédit, là où les hommes s'autorisent des emprunts sur le long terme pour se laisser une marge de manœuvre pour d'autres investissements. Sébastien Monceau, le directeur général d'European Camping Group et propriétaire de la marque Omer, invité du "Chiffre du Jour", nous dévoile les raisons du succès grandissant de ce mode d'hébergement.Tout d'abord, Sébastien Manceau souligne que le camping s'est considérablement transformé ces dernières années, passant du traditionnel emplacement nu à des mobilhomes modernes et confortables, dotés de terrasses spacieuses. L'arrivée des parcs aquatiques a également contribué à faire évoluer l'image du camping, désormais qualifié d''hôtellerie de plein air'. Ce renouveau a permis au secteur d'afficher une croissance deux à trois fois plus rapide que celle des hôtels, avec une augmentation de 3 à 5% du nombre de nuitées chaque année.Mais au-delà de l'aspect économique, c'est surtout l'expérience proposée qui séduit de plus en plus de Français et d'Européens. Comme l'explique Sébastien Manceau, le camping offre un excellent rapport qualité-prix, tout en permettant de profiter pleinement du plein air et de la nature. Cette quête d'authenticité et de connexion avec l'environnement semble être un facteur clé de l'attrait grandissant pour ce mode d'hébergement.Cependant, l'image un peu "franchouillarde" du camping, véhiculée par la série de films "Camping", ne reflète plus tout à fait la réalité. Certes, la convivialité et le plein air restent des valeurs phares, mais l'expérience s'est considérablement transformée. Désormais, les campings proposent des prestations haut de gamme, à l'image des parcs aquatiques et des mobilhomes spacieux.Malgré cette évolution, le secteur du camping peine encore à trouver sa place au sein du paysage touristique français. Sébastien Manceau déplore un certain manque de reconnaissance de la part des autres acteurs du tourisme, qui ont longtemps considéré le camping comme une 'bête curieuse'. Pourtant, avec 4 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France et 10 milliards en Europe, le camping s'impose désormais comme un acteur incontournable, innovant et attractif. Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec André Barbé, directeur général de la Semitour Périgord, qui exploite notamment la célèbre grotte de Lascaux IV en Dordogne. Ensemble, ils analysent le chiffre record de 102 millions de touristes internationaux ayant visité la France l'an dernier, faisant du pays la première destination touristique mondiale en nombre de visiteurs.André Barbé souligne que malgré ce chiffre impressionnant, la France perd du terrain face à l'Espagne en termes de chiffre d'affaires généré par le tourisme. Il explique que la clé réside dans la capacité à retenir les visiteurs plus longtemps et à les inciter à dépenser davantage sur le territoire. Selon lui, cela passe par un accueil irréprochable et des prestations à la hauteur des attentes des touristes, qui sont de plus en plus exigeants.L'invité pointe également du doigt les prix jugés trop élevés dans certains secteurs, comme la restauration, qui peuvent dissuader les visiteurs. Il estime que la France doit s'attaquer à ces problématiques pour rester compétitive face à une concurrence internationale accrue.Malgré ces défis, André Barbé se montre optimiste quant à l'avenir du tourisme en France. Il met en avant les atouts du pays, véritable "parc récréatif" culturel, patrimonial et gastronomique, ainsi que les efforts menés par des acteurs comme la Semitour Périgord pour améliorer en permanence l'offre touristique.L'épisode se concentre ensuite sur le cas de la grotte de Lascaux IV, gérée par la Semitour Périgord. André Barbé explique comment cette réplique de l'original, fermé depuis 1963, a su séduire les visiteurs, notamment grâce à une approche centrée sur l'expérience humaine et la médiation. Il met l'accent sur l'importance de la clientèle étrangère, notamment nord-américaine, qui représente un enjeu majeur pour les sites touristiques en milieu rural.Cet épisode offre un éclairage passionnant sur les enjeux du tourisme en France, à travers le prisme de l'un de ses acteurs majeurs. Il invite les auditeurs à réfléchir aux moyens de valoriser les richesses du pays tout en améliorant la satisfaction et l'expérience des visiteurs. Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Tanguy de la Villegeorge, co-fondateur de l'application WeWard, qui a pour objectif de lutter contre la sédentarité. Ensemble, ils analysent le chiffre du jour : 7 162, soit le nombre moyen de pas effectués quotidiennement par les utilisateurs de l'application en France.Tanguy de la Villegeorge explique que ce chiffre, bien qu'encourageant, reste en deçà des recommandations de l'Organisation mondiale de la santé, qui préconise 10 000 pas par jour. Cependant, il précise que les dernières études scientifiques indiquent que 7 000 pas seraient suffisants pour limiter les risques de maladies cardiovasculaires. L'invité souligne que les utilisateurs de WeWard sont probablement plus enclins à marcher que la moyenne de la population française. En effet, une étude menée par un cabinet externe a démontré que l'utilisation de l'application a permis d'augmenter de 25% le temps de marche des utilisateurs.Il révèle que seules quatre régions de France dépassent la moyenne de 7 000 pas par jour : l'Île-de-France, le Grand Est, l'Auvergne-Rhône-Alpes et la Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Il explique que l'objectif est désormais d'encourager les autres régions à être plus actives.Sur le plan international, la France se classe 6e parmi les pays de l'OCDE en matière de sédentarité, derrière l'Espagne et l'Italie, mais devant les États-Unis. Tanguy souligne que des efforts restent à fournir pour améliorer le classement du pays.L'application WeWard utilise des mécanismes de récompense et de gamification pour motiver les utilisateurs à marcher davantage. Ainsi, les utilisateurs gagnent des points en fonction de leur activité, qu'ils peuvent ensuite convertir en virements bancaires ou en dons à des associations. Tanguy de la Villegeorge insiste sur le fait que le véritable bénéfice de l'application réside dans les bienfaits sur la santé mentale et physique des utilisateurs, au-delà des récompenses monétaires. Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", l'équipe reçoit Jean Moiroud, président de la Fédération Interprofessionnelle du Vapotage (FIVAPE), pour analyser les derniers chiffres sur le profil des vapoteurs en France. L'émission débute par la révélation d'un chiffre clé : 98% des vapoteurs sont des fumeurs ou d'anciens fumeurs. Cette statistique, issue d'une enquête de l'ANSES, semble indiquer que le vapotage remplit bien son rôle de produit de sevrage tabagique. Cependant, le fait que les deux tiers des vapoteurs continuent également de fumer des cigarettes traditionnelles soulève des interrogations sur l'efficacité réelle du vapotage pour arrêter complètement de fumer.Jean Moiroud, représentant de la FIVAPE, un organisme indépendant de l'industrie du tabac, apporte son éclairage sur ces chiffres. Selon lui, même si le passage au vapotage n'entraîne pas toujours un sevrage tabagique total, c'est déjà un progrès significatif pour la santé des fumeurs. Il explique que la FIVAPE accompagne ces "vapofumeurs" dans leur transition, en leur proposant des produits et des conseils adaptés pour les aider à arrêter complètement de fumer.Le débat s'oriente ensuite sur la différence d'approche entre la France et le Royaume-Uni concernant le positionnement de la cigarette électronique. Alors que les autorités sanitaires britanniques la considèrent comme un outil de sevrage à part entière, en France, son statut reste plus ambigu. Jean Moiroud regrette que la France n'adopte pas une stratégie de "réduction des risques" similaire à celle du Royaume-Uni, qui a permis une baisse plus importante du tabagisme.L'interview aborde également la question de la vente des produits de vapotage, notamment dans les bureaux de tabac. Bien que la FIVAPE ne milite pas pour un changement de statut, Jean Moiroud souligne l'importance des boutiques spécialisées, qui offrent un meilleur accompagnement et des conseils plus adaptés aux fumeurs souhaitant arrêter.Cet épisode du podcast "Le chiffre du jour" offre un éclairage nuancé sur le rôle du vapotage dans la lutte contre le tabagisme. Il met en lumière les enjeux et les défis liés à cette alternative, tout en donnant la parole à un acteur indépendant du secteur qui défend une approche pragmatique et bienveillante envers les fumeurs. Stéphane Pedrazzi reçoit Edouard de Lestrange, le directeur général d'Upela, un comparateur de prix et de qualité pour les transporteurs de colis au service des entreprises. Ils discutent de la nouvelle taxe de 2 euros mise en place par la France sur les petits colis de moins de 150 euros en provenance de l'extérieur de l'Union Européenne.Edouard de Lestrange explique que cette taxe, bien que modeste, risque d'avoir des conséquences inattendues. En effet, au lieu d'entraîner une baisse des flux de petits colis, elle pourrait simplement les détourner vers d'autres pays européens, où les plateformes chinoises comme Shein ou Temu sont déjà en train de construire des entrepôts massifs pour contourner la taxe. Selon lui, le manque d'harmonisation à l'échelle européenne rend cette mesure peu efficace.De plus, le système de taxation par catégorie d'articles plutôt que par article semble facilement contournable, laissant présager des pertes de recettes fiscales importantes pour l'État. Edouard De Lestrange souligne la complexité opérationnelle du contrôle de cette taxe face au volume considérable de colis qui arrivent en France.L'invité explique également que le choix des transporteurs par les entreprises ne se fait pas uniquement sur le critère du prix le plus bas, mais aussi sur la fiabilité et les délais de livraison, devenus des enjeux cruciaux dans une société où les consommateurs ont des exigences toujours plus élevées. Cependant, il reconnaît que la livraison est souvent perçue comme gratuite ou incluse dans le prix par les consommateurs, alors qu'elle représente un coût important pour les commerçants. Dans cet épisode du podcast 'Le chiffre du jour', Denis Dementhon, directeur général de France Active, nous éclaire sur les défis auxquels font face les femmes dans leur volonté d'entreprendre. Selon le baromètre réalisé par OpinionWay en partenariat avec France Active et la Fédération bancaire française, 24% des femmes envisagent de créer leur entreprise, un chiffre encourageant qui cache cependant des réalités plus complexes. En effet, si un entrepreneur sur deux accompagné par France Active est une femme, le passage à l'acte reste plus difficile pour elles, avec seulement un tiers des créateurs d'entreprise en France étant des femmes.L'invité identifie trois principaux freins perçus par les femmes : la difficulté à se financer, la charge administrative et la conciliation entre vie entrepreneuriale et vie familiale. Sur le premier point, il souligne que l'accès au financement n'est pas différent pour les femmes, mais que cette perception négative persiste. C'est pourquoi France Active a mis en place une garantie spécifique pour sécuriser leurs emprunts bancaires.Concernant la charge administrative, Denis Dementhon insiste sur l'importance de l'accompagnement pour guider les femmes dans les démarches, sans pour autant les effrayer. Mais le défi le plus important semble être la perception de la difficulté à concilier entrepreneuriat et vie de famille, un frein beaucoup plus prégnant chez les femmes que chez les hommes.Pour surmonter ces obstacles, France Active mise sur la mise en réseau, l'écoute et le partage d'expériences réussies afin de redonner confiance aux femmes dans leur capacité à entreprendre. Il souligne également que rien n'est jamais acquis en matière d'égalité, et qu'il faut rester vigilant pour ne pas voir les progrès accomplis remis en cause.Cet épisode offre un éclairage passionnant sur les enjeux de l'entrepreneuriat féminin, à l'approche de la Journée internationale des droits des femmes. Il invite à réfléchir sur les moyens de lever les freins persistants et d'encourager davantage les femmes à se lancer dans l'aventure entrepreneuriale. Clément Carrier, directeur général de la fintech Aria spécialisée dans le paiement et le financement, est l'invité du "Chiffre du Jour". Il nous éclaire sur la problématique des retards de paiement qui touche de plein fouet les entreprises françaises. Selon les chiffres cités, plus d'une entreprise sur deux en France affiche des retards de paiement, avec en moyenne 14 jours de retard. Une situation préoccupante, d'autant plus que ces retards augmentent de 25% le risque de défaillance des PME, qui sont les plus durement touchées. Clément Carrier explique que la trésorerie est un enjeu stratégique pour les entreprises, qui cherchent à optimiser leurs délais de paiement, que ce soit pour être payées le plus rapidement possible par leurs clients ou pour retarder le paiement de leurs fournisseurs. Des pratiques qui, si elles permettent de dégager des liquidités à court terme, peuvent fragiliser durablement la santé financière des plus petites structures.Pour tenter de remédier à ce problème, le Sénat a récemment adopté une proposition de loi visant à durcir les sanctions en cas de retards de paiement. Des amendes pouvant aller jusqu'à 1% du chiffre d'affaires mondial des entreprises fautives, un montant bien plus dissuasif que les précédentes sanctions plafonnées à 2 millions d'euros.Mais au-delà des mesures réglementaires, Clément Carrier présente également une solution innovante développée par sa fintech Aria : l'affacturage inversé. Plutôt que de se tourner vers les fournisseurs, cette approche consiste à accompagner les acheteurs dans la mise en place de programmes de paiement accéléré de leurs fournisseurs. Un modèle gagnant-gagnant qui permet de soulager la trésorerie des PME tout en garantissant des rentrées de fonds plus rapides. Dans cet épisode du "Chiffre du jour", Stéphane Pedrazzi reçoit Pierre Marin, directeur général et cofondateur de RockFi, un family office moderne. Ensemble, ils abordent un sujet de taille : la transmission colossale de patrimoine qui s'annonce dans les 5 à 10 prochaines années, avec près de 5 000 milliards d'euros qui vont être transmis par la génération du baby-boom à ses héritiers.Pierre Marin commence par souligner l'importance de cette vague de transmission, qu'il qualifie de "silver tsunami". Il explique que lorsqu'on parle de transmettre le patrimoine d'une vie, il est essentiel de s'y préparer en amont, notamment en termes de fiscalité. Il donne deux exemples concrets de dispositifs intéressants : l'ouverture d'un contrat d'assurance-vie qui permet un abattement de 30 000 euros, et pour les professionnels, le pacte Dutreil qui offre une exonération de 75% de la valeur de l'entreprise.Un autre point important soulevé par l'invité concerne le choix du professionnel qui accompagnera la transmission du patrimoine. Il souligne l'importance de la transparence des frais, critiquant le modèle de rétrocommissions en vigueur dans de nombreuses banques, source d'opacité. Il recommande donc de se tourner vers un conseiller avec un modèle de prix fixe, afin de connaître précisément le coût et le rendement des placements.Enfin, Pierre Marin aborde la question des placements les plus intéressants pour les personnes de 30 à 40 ans, dans un contexte de marché volatil. Il met en avant des produits comme la dette privée, qui permettent de générer des compléments de revenus et de se préparer à une retraite plus sereine, malgré les incertitudes qui pèsent sur les régimes de retraite traditionnels. Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", Arnaud Portanelli, cofondateur de Lingueo, une entreprise spécialisée dans l'accompagnement linguistique des entreprises, décrypte les changements majeurs apportés au compte personnel de formation (CPF).Tout d'abord, Arnaud Portanelli explique le nouvel objectif du CPF : responsabiliser davantage les utilisateurs en plaçant l'entreprise au cœur du dispositif. Désormais, le plafond de 1 500 euros impose aux salariés de co-construire leur projet de formation avec leur employeur, un opérateur de compétences (OPCO) ou une région. Cette nouvelle mesure vise à s'assurer que les formations suivies soient réellement stratégiques et bénéfiques pour l'entreprise.Bien que cette réforme puisse sembler contraire aux intérêts des salariés, qui ont souvent l'impression que le CPF est leur argent, notre invité tient à rappeler qu'il s'agit en réalité d'un crédit public et non d'un compte personnel. Les entreprises, via l'URSSAF, alimentent ce fonds qui n'appartient donc pas aux salariés. Selon Arnaud Portanelli, cette réforme du CPF peut avoir des effets positifs, à condition que les entreprises s'en saisissent pour intégrer la formation de leurs employés dans leur stratégie. En effet, le gouvernement poursuit trois objectifs : maîtriser les dépenses, responsabiliser les titulaires du CPF et redonner aux entreprises un rôle central dans le développement des compétences de leurs salariés.Pour s'adapter à ces changements, le cofondateur explique que Lingueo a constaté une forte demande pour ses tests de positionnement en intelligence artificielle, car les entreprises souhaitent investir dans des formations de qualité et mieux ciblées. De plus, il anticipe que le marché de la formation va se repositionner avec l'émergence d'offres modulaires, permettant aux individus de mobiliser leur CPF plus facilement.Enfin, il souligne que certaines formations, comme le permis moto, ne seront désormais plus éligibles au CPF, sauf pour les demandeurs d'emploi. L'objectif est de recentrer l'utilisation du CPF sur des formations réellement professionnalisantes et stratégiques pour les entreprises. Rodolphe Ziegler, membre du bureau de France Filière Pêche, pour est l'invité du jour pour discuter d'un chiffre surprenant : 73% des Français déclarent consommer régulièrement des produits de la mer. Bien que ce chiffre puisse sembler encourageant, Rodolphe Ziegler explique que la réalité est tout autre. En effet, 70 à 75% des produits de la mer consommés en France sont en réalité des produits importés. Malgré la richesse et la diversité des produits de la mer français, le consommateur semble s'être éloigné de son histoire maritime et se concentre sur quelques produits phares comme le saumon, le cabillaud et les crevettes, souvent d'élevage.L'invité, à la fois marieur et grossiste, partage son expertise et ses réflexions sur les raisons de cette tendance. Il évoque notamment le manque de visibilité de la marque 'Pavillon France', qui garantit des produits issus de la pêche française, et qui n'est pas encore reconnue par la loi EGalim. Au-delà de la filière pêche, Rodolphe Ziegler souligne que cette question est aussi liée à la souveraineté alimentaire de la France. Reconquérir des parts de marché pour les produits français permettrait de valoriser le travail des pêcheurs et de maintenir la vitalité des villes portuaires, qui ne vivent pas que du tourisme.Pour inverser cette tendance, il propose plusieurs pistes d'action, comme une meilleure communication autour de la marque 'Pavillon France' ou encore une éducation des consommateurs, notamment des enfants, pour leur faire redécouvrir la diversité des produits de la mer français et leur accessibilité au quotidien. Aujourd'hui dans "Le chiffre du jour", le directeur général de Stage Entertainment et directeur du théâtre Mogador à Paris, Laurent Bentata, nous éclaire sur le rôle essentiel que peut jouer la culture et le spectacle vivant dans la lutte contre les problèmes de santé mentale.Alors que plus d'un Français sur deux affirme avoir traversé des épisodes de souffrance psychique au cours des 12 derniers mois, Laurent Bentata nous explique que cette situation inquiétante est le résultat de plusieurs facteurs, notamment la société anxiogène dans laquelle nous évoluons et les conséquences de la crise sanitaire, comme le développement du télétravail.Mais selon lui, la culture et le spectacle vivant peuvent constituer de véritables remèdes à ces maux. En proposant une expérience collective et émotionnelle, sans filtre, les salles de spectacle offrent un espace de respiration essentiel dans une société où l'on passe de plus en plus de temps derrière des écrans.Contrairement au cinéma où l'émotion est filtrée, le spectacle vivant permet un contact direct avec les artistes et le public, favorisant ainsi le partage d'une expérience commune. L'invité insiste sur l'importance de ce "plaisir partagé, collectif" qui doit, selon lui, prendre le dessus face à l'individualisme croissant.Autre point intéressant soulevé par le directeur, la durée d'attention des jeunes générations, impactée par leur consommation intensive des écrans. Face à ce défi, les professionnels de la culture doivent s'adapter en proposant des spectacles plus courts, mais tout aussi captivants, pour maintenir l'attention du public. Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", Denis Terrien, président de l'Institut français des administrateurs, nous éclaire sur la situation des femmes dans les postes de direction des entreprises cotées au SBF 120. Bien que la loi Rixain ait fixé des objectifs de 30% de femmes dans les comités exécutifs et de direction à partir de 2026, puis de 40% en 2029, la réalité est encore loin de ces chiffres. Seulement 10% des postes de président et de directeur général sont occupés par des femmes, malgré le respect des quotas dans les autres niveaux de direction.Selon Denis Terrien, le problème n'est pas culturel, mais structurel. Il explique que les femmes sont souvent cantonnées à des rôles de support, comme la direction financière ou des ressources humaines, et peinent à accéder aux postes opérationnels qui mènent traditionnellement aux plus hautes fonctions. L'invité souligne que le changement prendra du temps, car il faut passer d'une logique de quotas à une véritable trajectoire de carrière pour les femmes. Les comités de nomination, souvent présidés par des femmes, auront un rôle clé à jouer pour favoriser cette évolution.Bien que les quotas aient permis des avancées significatives, notamment dans les conseils d'administration où les femmes représentent désormais 46% des membres, le plafond de verre persiste au sommet de la pyramide. Denis Terrien reste néanmoins optimiste quant à l'atteinte des objectifs de 40% de femmes à ces postes d'ici 2029, à condition de poursuivre les efforts engagés. Romain Behaghel, directeur du programme FABAC, nous plonge au cœur des efforts déployés pour réduire la consommation énergétique des exploitations agricoles françaises. Dès le début, Romain Behaghel nous interpelle avec un chiffre révélateur : 3% de la consommation énergétique de la Ferme France, soit l'ensemble des exploitations agricoles, pourraient être économisés chaque année grâce au programme FABAC. Pour donner un ordre de grandeur, cela représenterait 20% de la production d'un réacteur nucléaire français. Un potentiel d'économies considérable qui souligne l'importance de ce programme.L'invité nous explique alors le fonctionnement détaillé de FABAC. Le programme accompagne 3000 agriculteurs répartis sur 8 régions de France sur une période de 3 ans. Cet accompagnement se décline en trois volets : un soutien humain avec des animateurs dédiés, un financement des investissements à hauteur de 14 000 euros par groupe d'agriculteurs, et enfin des formations pour permettre à tous de monter en compétences.Il souligne que le programme FABAC est entièrement pris en charge, sans aucun reste à charge pour les agriculteurs. Ceux-ci n'ont qu'à s'engager sur un objectif d'amélioration de 15% de leur performance énergétique. Un point essentiel, car les agriculteurs font face à de nombreuses contraintes économiques, avec des rendements en baisse et des prix hors de leur contrôle. Dès lors, la réduction des charges, notamment énergétiques, devient un levier crucial pour préserver leurs revenus. Romain Behaghel insiste également sur la sensibilité des agriculteurs à ces enjeux dès lors qu'ils comprennent l'impact concret sur leurs coûts de production. Le diagnostic énergétique réalisé en début de programme leur permet de prendre conscience des postes de dépenses parfois insoupçonnés, comme l'utilisation de plastiques pour l'enrubannage en élevage bovin. Cette approche pragmatique semble être un élément clé pour mobiliser les agriculteurs autour du programme FABAC. Daniel Sauvaitre, président d'Interfel, l'interprofession des fruits et légumes frais est l'invité du "Chiffre du jour". Il nous éclaire sur les résultats de cette enquête révélant que 92% des consommateurs déclarent avoir confiance dans les fruits et légumes frais. Bien que ce chiffre soit stable par rapport à l'année précédente, il souligne un décalage entre la confiance exprimée et la réalité des actes de consommation, puisque seulement 56% des Français consomment des fruits et légumes frais quotidiennement.L'invité nous explique que cette confiance des consommateurs est principalement liée à l'origine affichée des produits, à leur qualité visuelle et à la relation de confiance établie avec le vendeur, souvent un primeur. Cependant, il reconnaît que les habitudes alimentaires, orientées vers une nourriture plus facile à consommer, constituent un frein à une consommation plus importante de fruits et légumes frais.Daniel Sauvaitre met également l'accent sur l'importance de la saisonnalité, qui permet de bénéficier de meilleurs prix et de produits plus savoureux. Mais il admet que le consommateur a parfois du mal à identifier les fruits et légumes de saison, d'autant que le 'potager monde' auquel nous avons accès aujourd'hui est souvent éloigné des lieux de consommation.Malgré ces défis, le président d'Interfel reste confiant dans la capacité des consommateurs à faire des choix alimentaires plus sains, notamment grâce à une meilleure pédagogie sur les bienfaits d'une alimentation riche en fruits et légumes frais. Un épisode passionnant qui nous invite à réfléchir sur nos habitudes de consommation et à valoriser davantage les produits de saison. Dans cet épisode du podcast 'Le chiffre du jour', Julien Carmona, président du Crédit Mutuel Arkéa, nous dévoile les résultats annuels impressionnants de sa banque régionale. Alors que le contexte économique est morose et incertain, avec un niveau record de défaillances d'entreprises en France, l'invité se dit admiratif de la résilience et des nombreux projets portés par les entreprises de ses territoires.Cette performance est le fruit d'une stratégie volontariste visant à soutenir les entreprises régionales, notamment dans des secteurs comme l'agriculture et la viticulture, qui connaissent des difficultés. Cependant, le président du groupe soulève une inquiétude concernant la réglementation bancaire européenne, qui impose des ratios de solvabilité toujours plus élevés aux établissements. Selon lui, ce durcissement réglementaire, à l'inverse de l'assouplissement observé aux États-Unis, risque de freiner la capacité des banques à financer l'économie. Il plaide pour un meilleur équilibre entre les exigences de sécurité et les besoins de financement des entreprises.Outre son soutien au secteur privé, le Crédit Mutuel Arkéa se distingue également par son rôle de premier financeur des acteurs publics locaux, tels que les hôpitaux, le logement social ou les collectivités. Julien Carmona explique que ce choix stratégique, fait en 2009, vise à avoir un impact positif sur les territoires, tout en offrant un risque quasi nul. Dans cet épisode du 'Chiffre du jour', Bruno Cercley, président et directeur général de Mountain Change Makers, un collectif rassemblant les acteurs de la montagne, nous plonge au cœur des enjeux de la rénovation énergétique du parc immobilier des stations de ski françaises.Selon les chiffres révélés, près de 80% des logements en montagne sont des résidences secondaires, et 76% d'entre eux sont classés 'passoires thermiques', c'est-à-dire nécessitant des travaux de rénovation énergétique conséquents. Cette situation met en lumière un défi colossal auquel sont confrontés les propriétaires et les collectivités locales.M. Cercley explique que la loi française interdira bientôt la location des logements les plus énergivores, ce qui signifie que la majorité du parc immobilier de montagne devra être rénovée d'ici 2034. Cependant, le coût estimé de ces travaux, entre 100 et 300 milliards d'euros pour l'ensemble des stations, soulève de nombreuses questions sur la capacité des propriétaires, souvent des particuliers, à financer ces investissements.Pour relever ce défi, l'invité préconise la mise en place de mécanismes incitatifs, comme la taxation des 'lits froids' (logements peu occupés), afin de dégager des fonds pour la rénovation. Il souligne également l'exemple de la Suisse, où la construction de nouveaux logements est conditionnée à l'engagement d'une occupation minimale, une piste que la France pourrait s'inspirer.Au-delà des enjeux techniques et financiers, l'invité aborde également la nécessité de faire évoluer les mentalités et de diversifier l'offre touristique en montagne, au-delà du ski, pour favoriser une meilleure utilisation du parc immobilier existant. Il met en avant le potentiel de développement du tourisme estival et automnal, qui connaît une croissance significative dans certaines stations. Luc Farré, secrétaire général de l'UNSA fonction publique, revient sur les résultats d'une enquête Odoxa réalisée pour son organisation. Les chiffres sont éloquents : 74% des Français se disent attachés à notre modèle de service public, et 76% considèrent même qu'il fait partie de notre pacte républicain. Une reconnaissance forte de l'importance du service public pour les citoyens.Cependant, cette confiance n'est pas aveugle, et 68% des Français s'inquiètent d'une détérioration de la qualité des services publics. Luc Farré explique que cette inquiétude est principalement liée aux problèmes de moyens et d'effectifs, des choix politiques qui freinent l'efficacité du service public selon les Français interrogés.Malgré cela, 60% des Français conseilleraient à un jeune en début de carrière de choisir un poste dans la fonction publique. Un chiffre qui contraste avec le fait que moins de la moitié des jeunes sont réellement intéressés par ces métiers. Luc Farré pointe du doigt le manque d'attractivité, notamment en raison des niveaux de salaire qui peinent à attirer les vocations.L'invité revient également sur l'évolution du statut des agents publics, avec une part grandissante de contractuels au détriment des fonctionnaires. Un choix politique qui, selon lui, nuit à la qualité et à la pérennité du service public. Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Barbara Mayer-Ansquer, directrice des réseaux de Malakoff Humanis, pour discuter d'un chiffre inquiétant : un quart des dirigeants se déclarent en mauvaise santé mentale. L'invitée commence par expliquer que ce chiffre, bien qu'élevé, est en réalité sous-estimé. En effet, l'enquête menée par la chaire de recherche de l'EM Lyon en collaboration avec Malakoff Humanis révèle que 55% des dirigeants interrogés souffrent de problèmes de sommeil et 49% ont du mal à décrocher de leur travail. Barbara Mayer-Ansquer souligne un biais d'auto-évaluation chez les entrepreneurs, qui ressentent la nécessité de toujours paraître positifs et de ne pas se plaindre. Seuls 9% d'entre eux ont pris un arrêt maladie cette dernière année, contre 42% des salariés.Mais quelles sont les causes de cette anxiété chez les dirigeants ? La directrice commerciale met en avant la solitude, à la fois dans la prise de décision et dans l'impossibilité de parler de leurs failles et de leur vulnérabilité, par peur d'être perçus comme faibles. Elle explique également que les problèmes de trésorerie, de paperasserie et la faiblesse des rémunérations (30% des dirigeants de TPE se payent moins de 1000 euros par mois) sont des facteurs aggravants.Face à cette situation préoccupante, elle présente les différentes solutions mises en place par Malakoff Humanis pour accompagner les dirigeants. D'abord, la sensibilisation, avec des programmes d'information pour les aider à reconnaître les premiers signes de mal-être. Ensuite, la prévention, avec des bilans de santé et un meilleur accès aux soins. Enfin, l'accompagnement concret, avec des lignes d'écoute psychologique et des aides financières en cas d'arrêt maladie. Hubert Cotté, directeur général de Workday en France, un éditeur de solutions RH et finance intégrant des fonctionnalités d'IA, est l'invité du "Chiffre du Jour".Bien que l'IA permette effectivement des gains de temps significatifs pour plus de la moitié des salariés, près de 40 % d'entre eux passent jusqu'à une heure par semaine à corriger les résultats.Hubert Cotté explique que cette situation est en partie temporaire, le temps que la technologie atteigne sa pleine maturité. Passant d'une IA générative à des fonctions plus avancées prenant en charge des processus de bout en bout, les entreprises et leurs collaborateurs doivent encore s'habituer à la fiabilité de ces nouveaux outils. Cependant, Hubert est convaincu que l'accompagnement et la formation des équipes permettront de réduire cette perte de productivité.C'est d'ailleurs ce que montrent les chiffres : près de 4 entreprises sur 10 réinvestissent une partie des gains de productivité dans la formation de leurs équipes. L'invité souligne l'importance de donner du sens à ces nouvelles technologies pour favoriser leur adoption à grande échelle. 50 % des collaborateurs utilisent déjà l'IA dans l'espoir d'améliorer leur métier, au-delà d'une simple accélération de leur travail.Les solutions de Workday permettent justement de capter les compétences individuelles afin de proposer des programmes de formation pertinents. Hubert Cotté insiste sur le fait que l'IA ne doit pas être une injonction, mais un outil d'accompagnement, expliquant clairement aux collaborateurs les bénéfices attendus, comme de nouvelles perspectives de carrière.Bien que certains collaborateurs aient pu exprimer des craintes initiales sur la pérennité de leur emploi face à l'IA, il nous rassure en expliquant qu'il s'agira davantage d'une recomposition des métiers que d'une perte nette d'emplois. L'enjeu est donc d'accompagner cette transition pour que l'IA profite à tous. Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", Jean-Marie Cardebat, spécialiste de l'économie du vin, analyse en détail les chiffres des exportations françaises de vins et spiritueux en 2025. Bien que ces exportations aient chuté, l'invité souligne que la baisse est plus modérée pour le secteur viticole, avec seulement -4% en volume. La principale explication réside dans la forte baisse des exportations vers les États-Unis (-21%) et la Chine (-20%), principalement due aux tensions commerciales et aux droits de douane imposés par l'administration Trump. Le professeur à l'Université de Bordeaux explique que le phénomène de stockage en amont des droits de douane a beaucoup pesé sur les chiffres du second semestre 2025, mais qu'une stabilisation est attendue en 2026.Malgré ces défis, l'expert reste optimiste pour l'avenir, soulignant les signes de reprise économique aux États-Unis et en Europe, ainsi que les opportunités offertes par les nouveaux accords commerciaux signés avec l'Inde et le Mercosur. Bien que ces marchés ne pourront pas compenser totalement la perte du marché américain, Jean-Marie Cardebat estime qu'ils permettront de gagner progressivement des parts de marché, à condition de s'acclimater aux spécificités de ces pays.L'épisode aborde également l'évolution des tendances de consommation, avec une tendance à la "prémiumisation" du marché. L'invité explique que les consommateurs boivent désormais moins mais mieux, avec une préférence pour les vins effervescents et les vins sans alcool. Il évoque également des pratiques de consommation émergentes, comme l'ajout de glaçons dans le vin rosé, très prisée au Brésil. Dans cet épisode du "Chiffre du jour", Jocelyn Rigault, directeur de l'association Le Choix de l'École, nous éclaire sur le profil des enseignants qui choisissent de travailler en éducation prioritaire, autrefois appelées Zones d'Éducation Prioritaire (ZEP).Bien que ces territoires soient souvent perçus comme des postes subis plutôt que choisis, ce chiffre révèle une réalité plus nuancée. Jocelyn Rigault nous explique que deux tiers des enseignants en éducation prioritaire souhaitent y rester dans les cinq prochaines années, soulignant ainsi leur engagement et leur motivation pour ces établissements confrontés à d'importantes difficultés sociales.L'invité nous rappelle que dans ces zones, les élèves cumulent davantage de défis sociaux, avec un déterminisme social très fort. Un élève issu d'un milieu défavorisé a cinq fois moins de chances d'accéder à des études supérieures longues qu'un élève favorisé. C'est dans ce contexte que le rôle de l'enseignant prend toute son importance, avec un impact considérable lorsqu'il est formé et en mesure d'accompagner ses élèves.Malheureusement, le directeur du Choix de l'École déplore que 73% des enseignants en éducation prioritaire estiment ne pas avoir bénéficié d'un accompagnement suffisant lors de leur prise de poste. C'est là qu'intervient l'association, qui a formé plus de 500 enseignants depuis sa création il y a 11 ans.L'accompagnement proposé par l'association se concentre sur deux aspects essentiels : la didactique de la matière enseignée et les gestes professionnels de l'enseignant. Ces "petits gestes" sont souvent absents des formations initiales, alors qu'ils sont cruciaux pour établir une relation positive avec les élèves et mettre en place une dynamique de classe efficace.Loin d'une approche autoritaire, l'association privilégie une méthode bienveillante, basée sur le travail collaboratif plutôt que la confrontation. Jocelyn Rigault décrit cette approche comme "une main ferme dans un gant de velours", permettant aux enseignants de gagner en efficacité tout en restant à l'écoute de leurs élèves. Emmanuel Guichard, délégué général de la Fédération des entreprises de la beauté (FEBA), est l'invité du chiffre du jour. Il nous éclaire sur les récentes performances à l'export du secteur français des parfums et cosmétiques. Malgré un contexte commercial tendu, notamment avec les États-Unis, les chiffres révèlent une résistance étonnante du secteur, avec une baisse contenue à seulement 0,1 % des exportations l'an dernier.Alors que la filière affichait traditionnellement une croissance annuelle de 6 % de ses ventes à l'étranger, ce coup de frein inattendu soulève de nombreuses questions. Emmanuel Guichard analyse en détail les facteurs qui ont pesé sur ces résultats, notamment l'impact des droits de douane américains qui ont entraîné une chute de 19 % des exportations vers ce marché stratégique.Cependant, le délégué général de la FEBA se montre confiant quant à la capacité du secteur à rebondir, grâce notamment aux opportunités offertes par de nouveaux accords de libre-échange, comme celui récemment conclu avec l'Inde. Il souligne également la bonne tenue des ventes en Chine, qui progressent de 4 % dans un contexte pourtant difficile.Au-delà des chiffres, Emmanuel Guichard revient sur les défis auxquels fait face l'industrie cosmétique française face à la montée en puissance de la concurrence coréenne. Bien que les produits tricolores conservent une image de prestige, la stratégie de premiumisation semble devoir s'accompagner d'une transition écologique pour rester compétitifs. Jean-Marc Liduena, directeur général du cabinet Circle Stratégie, auteur de l'étude sur cet impact économique colossal, est l'invité du Chiffre du jour pour nous éclairer sur ces enjeux. Notre invité répond à la question suivante : où va donc cet argent ? La construction des sites et des infrastructures est de loin le poste le plus coûteux, représentant plus de 5 milliards de dollars en moyenne. À cela s'ajoutent les dépenses de sécurité, qui peuvent atteindre 650 millions d'euros par édition, ainsi que les coûts liés à la cybersécurité, estimés entre 200 et 400 millions.Mais au-delà des chiffres, ce qui inquiète le plus Jean-Marc Liduena, c'est le caractère non soutenable de ce modèle économique. Seules deux éditions ont été rentables dans l'histoire, à Sarajevo en 1984 et Vancouver en 2010. Tous les autres pays organisateurs ont été perdants, accumulant des dettes sous forme d'"éléphants blancs", ces infrastructures dont on ne sait que faire après les Jeux.Et ce n'est pas tout : les Jeux Olympiques d'hiver ont aussi un lourd bilan environnemental, avec en moyenne 100 000 tonnes de CO2 émises, sans compter les déplacements des visiteurs. Face à ce constat, Jean-Marc Liduena et son équipe proposent une solution radicale : créer 5 hubs permanents répartis dans le monde, qui se partageraient l'organisation des Jeux pendant les 100 prochaines années.Cette piste permettrait de diviser par deux les émissions de CO2 et de rendre 100% des éditions rentables à partir du deuxième cycle, grâce notamment à la réutilisation des infrastructures existantes. Une proposition ambitieuse et durable pour l'avenir des Jeux Olympiques d'hiver. Maître Bruno Cavalié, avocat associé et fondateur du cabinet Racine, analyse les résultats d'un sondage OpinionWay sur les relations entre les entreprises et la justice française.Bien que ce taux soit en légère progression par rapport à l'année précédente, Maître Cavalié souligne que ce résultat reste mitigé, notamment lorsqu'on s'intéresse aux entreprises ayant été confrontées à la justice au cours des cinq dernières années. Dans ce cas, seulement 29% d'entre elles estiment que la justice fonctionne bien.L'analyse se poursuit avec les différentes perceptions des entreprises envers les différentes branches de la justice. Ainsi, la justice commerciale est beaucoup mieux considérée que la justice pénale, qui est quant à elle la moins bien perçue. Parmi les principales critiques formulées par les entreprises, les délais de procédure arrivent en tête, avec 76% d'entre elles considérant qu'ils devraient être améliorés.L'avocat revient également sur le manque de confiance exprimé par certaines entreprises envers la justice. Près de 30% d'entre elles stigmatisent un manque d'impartialité, tandis que 11% vont jusqu'à évoquer une justice corrompue. Il nuance toutefois ces perceptions, soulignant que seuls 15% des entreprises considèrent que la justice est trop politisée.Notre invité se penche également sur l'utilisation de l'intelligence artificielle dans la prédiction des issues de procès. Bien que Maître Cavalier estime que les outils d'IA mis à disposition des avocats offrent des capacités prédictives supérieures à ceux dont disposent les entreprises, 82% de ces dernières ne considèrent pas l'IA comme un outil fiable pour anticiper les résultats des procédures judiciaires.Enfin, le fondateur du cabinet Racine confirme la tendance des entreprises à privilégier les accords amiables plutôt que d'aller jusqu'au tribunal, une tendance souhaitée à la fois par la chancellerie et les cabinets d'avocats. Les avantages d'un accord sont en effet multiples : confidentialité, rapidité et adéquation avec les attentes de l'entreprise. Karine Hurel, porte-parole de la République des Cartes, lève le voile sur cette réalité surprenante. En effet, bien que ces cartes semblent contenir de nombreuses informations, la majeure partie de leur surface n'affiche en réalité que des aplats de couleurs sans aucun détail.L'invitée du Chiffre du jour explique que ces zones "blanches" peuvent pourtant receler une multitude de paysages, de forêts, de champs ou de reliefs, qui restent invisibles pour l'utilisateur. Elle souligne l'importance de connaître son environnement, que ce soit en ville ou à la campagne, et regrette que ces informations ne soient pas davantage représentées sur les cartes grand public.Une situation qui met en lumière les enjeux démocratiques et de souveraineté numérique liés à la représentation cartographique. Karine Hurel déplore que Google, en tant qu'acteur étranger, ait une telle emprise sur la façon dont nous visualisons notre territoire. Elle appelle à développer des alternatives françaises et européennes, à l'image de l'initiative de la République des Cartes, pour que la cartographie redevienne un outil au service des citoyens et non des seuls intérêts économiques. Marie Blaise, fondatrice de l'école Gustave, spécialisée dans la formation aux métiers du bâtiment, nous plonge au cœur des défis de recrutement dans ce secteur. Elle nous éclaire sur les raisons de cette pénurie de main-d'œuvre qualifiée et les solutions envisagées pour y remédier. Tout d'abord, Marie Blaise souligne que le manque d'attrait des métiers manuels, longtemps considérés comme une voie de garage, a conduit à cette situation. Cependant, elle constate que les mentalités évoluent et que l'apprentissage et les métiers manuels sont de plus en plus valorisés. Cela devrait permettre de réduire progressivement les problèmes de recrutement, même si le chemin à parcourir reste encore long.Un autre point abordé est le rôle de l'intelligence artificielle. Bien que cette dernière soit une menace pour certains emplois, la fondatrice de l'école Gustave nous rassure en affirmant que les métiers manuels du bâtiment, tels que la plomberie ou la couverture, sont encore peu touchés. Ces métiers nécessitent en effet une adaptation constante à chaque situation, rendant leur automatisation difficile pour le moment.Face à cette pénurie, les entreprises du bâtiment sont contraintes de s'adapter. Certaines refusent des chantiers, faute de main-d'œuvre, tandis que d'autres se tournent vers de nouvelles méthodes de recrutement, en collaborant avec des écoles de formation comme celle de Marie Blaise. Cette dernière explique ainsi comment elle s'efforce d'attirer de nouveaux candidats, notamment en organisant des visites de centres de formation et en mettant en avant les aspects positifs de ces métiers, souvent méconnus ou victimes de préjugés.Un autre enjeu majeur évoqué est la féminisation des métiers du bâtiment. Actuellement, seulement 2% des employés sur les chantiers sont des femmes. L'invitée du chiffre du jour est convaincue que ce chiffre peut évoluer, à condition de casser les stéréotypes. Elle souligne que les femmes ont toute leur place dans ces métiers, apportant une dynamique positive aux entreprises qui les accueillent.